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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:14

 


Marx01

 

 


Un extrait d'un article de Bruno Aimable professeur de Sciences économiques à Paris - 1 Panthéon Sorbonne dans Libération du 11-05-2010



"Le système financier était au bord du gouffre il y a deux ans et aujourd’hui ce sont «les marchés» qui font la leçon aux Etats ; il y a tout de même de quoi être épaté. Finalement les marchés financiers sont peut-être bien ce qu’ils sont supposés être, de fantastiques machines à diversifier les risques : risque zéro pour les banquiers, risque maximal pour les fonctionnaires, les retraités, les malades, les chômeurs… Et dire qu’il n’y a pas deux ans on nous assurait que «le marché tout puissant qui a toujours raison, c’est fini (2)». Excusez-moi si je m’exprime trivialement, mais on ne nous prendrait pas pour des «caves», par hasard ?"

 


(2) Nicolas Sarkozy, Toulon, 25 septembre 2008.

.


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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 19:15

 

 

 

"Ce sont des légendes indiennes... Trouvez une tribue et elle vous parlera d'une autre tribu mystérieuse... et ainsi de suite. Vous vous appercevrez qu'il y a toujours quelque chose à découvrir, toujours plus loin, jusqu'à ce que vous arriviez au point de départ sans avoir trouvé ce que vous cherchiez."

 
Corto Maltesse - Têtes de champignons

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 13:43

 

Les talons aiguilles d'Almodovar ont-ils donné des idées à Miguel Bosé ?

Gageons qu'il n'est pas insensible aux charmes féminins     Paulina Rubio01

son duo avec Paulina Rubio (la chica dorada) nous le prouve   

mais il sait aussi choisir avec éclectisme ses partenaires

dans une gamme chromatique qui va de Shakira à Leonor Watling

en passant par Natacha St Pier.


 

 

 

La version live avec leonor est meilleure mais non dispo, hélas

Bon on pourra avoir une idée de ce que cela donne quand même.


 

leonor_watling.jpg


 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 17:48


Le roi c'est Henry VIII

les soeurs Mary et Anne Boleyn

Ou plutôt Scarlett et Nathalie

Bon tout ça commence dans la campagne anglaise toute d'or de jaune et d'orange, baignée par la lumière et bien sûr, cela y finit of course.

 

Deux-soeurs03.jpg

 

Deux-soeurs04.jpg


Alors, il y a la timide, celle qu'on ne voit pas tout de suite, la pure qui rêve d'amour et d'eau fraîche dominée par ses sentiments, tellement naive et si humaine...

Mais pour elle plus dure sera la chute.

Et il y a l'autre, de bleu ou de vert vétue, au sourire dévorant, l'ambitieuse qui soumet ses sentiments à la conscience d'un destin hors du commun, devenir reine, et pour y parvenir elle est prête à écraser père et soeur, à se donner au diable, à son frère...

Mais pour elle, seule la mort est au bout avec la folie pour chemin.

 

Deux-soeurs01.jpg

 

Deux soeurs02


Sans doute la débauche de filtres dont Chadwick use est-elle destinée à nous faire comprendre que la couleur tel un leitmotiv wagnerien

participe du découpage du monde et accompagne les personnages

et les significations dont ils sont l'incarnation.


Anne Boleyn à certains égards incarne la liberté et ce désir d'émancipation par rapports aux hommes qui accaparent le monde et soumettent les femmes à leur volonté et à leurs passions. Mais c'est une liberté sans morale, toute entière dirigée vers la satisfaction égoiste de son désir, donc sans réelle portée sociale.

La seule femme finalement résolument moderne reste la mère de Mary et Anne jouée par Kristin Scott Thomas. Chez elle, la prise de conscience à laquelle il manque la part de feu et de révolte de sa fille, demeure toute entière tournée vers l'intérieur comme une philosophie qui l'aide à supporter un monde qu'elle n'a pas la force de bouleverser, mettant en pratique ce précepte de A. Bandura : "se focaliser sur les aspects contrôlables de la vie permet de mieux supporter ceux qui sont incontrôlables".





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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 19:56

 


Marx01

 

 

 

 

Le gouvernement, le Medef, les grands médias toujours aussi prompts à dénoncer les « prises d’otages » lors de chaque grève à la SNCF n’ont pas un seul mot pour condamner la gigantesque prise d’otages des salariés grecs par les spéculateurs, habillés du nom plus aimable d’ « investisseurs » ou de « marchés financiers ».

La suite sur : link


«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.»
 «L'économie allemande est plus vertueuse.»
 «L'Euro nous protège de la crise.»
Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L'économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

La suite sur : link

 

 

Un autre article : link 


Page ouverte à : mArx et tous ses brother's



 


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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 16:55

 

 

 

  Marx01

 

 

Faire entendre les exigences citoyennes

sur les retraites


Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.


Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.


Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.


La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.


Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.


La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.


Pour signer l’appel link



Augmentons les cotisations patronales :


Pierre Khalfa rappelle que :

le besoin de financement supplémentaire des retraites, par rapport à la loi Fillon de 2003, a été estimé par le rapport du COR de 2007 à [seulement] un [tout petit] point de PIB en 2020 et à 1,7 point en 2050. [C’est-à-dire qu’il suffirait, lors d’une seule année, sur une croissance du PIB de 3%, de consacrer un tiers de cette croissance aux retraites, et le problème pour 2020 serait réglé]

Personne ne peut croire que l’évolution de l’économie ne permettra pas de le couvrir. Un point de PIB correspondait en 2007 à 10 % des dividendes versés aux actionnaires des sociétés non financières [rien que cette année là].

link



Un article de Jean Paul Piriou qui montre que l'on peut augmenter les cotisations sans dégrader la compétitivité des entreprises.


Patronat et gouvernement proclament qu’il serait inimaginable et intolérable de consacrer aux retraites en 2040 les 6 points de PIB supplémentaires qui correspondent à cette évolution des cotisations sociales. N’en doutons pas, la même approche purement idéologique les aurait évidemment conduits à déclarer en 1960 : « D’ici à 2000, des irresponsables veulent augmenter de plus de 7 points le poids des retraites dans le PIB. Cette hausse de plus de 130 % coulerait nos entreprises. »

Et pourtant les retraites sont bien passées de 5,4% du PIB à 12,6% du PIB en 40 ans. Ces 7 points supplémentaires ont permis de faire reculer massivement la pauvreté chez les retraités, d’abaisser l’âge de la retraite de 5 années, alors que l’espérance de vie à 60 ans augmentait de 5,3 ans. Tout cela n’a pas empêché la part des profits dans la valeur ajoutée de devenir supérieure à partir des années 1990 à ce qu’elle était pendant les « trente glorieuses ».

 

link


Page ouverte à : mArx et tous ses brother's


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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 17:17

 

 

 

 

Ghost-world.jpg

 

 

 

 

Môche a souhait, mais pourtant belle, terrifiante d'égoïsme et pourtant sensible,
telle semble être Enid
cherchant toujours comment être dans ce monde qui a perdu définitivement son innocence, 

un monde suranné peut être déjà oublié

mais dont Seymour, semble malgré tout,

s'escrimer à vouloir en conserver la trace.
Enid fait du sur place comme ce personnage attendant  un bus qui ne peut venir

car la ligne a été fermée, mais qu'il s'obstine à croire toujours en service

comme s'il suffisait d'y croire.
Pourtant le bus finira par arriver. Ainsi, on ne peut refuser le monde en étant au monde,

mais on peut chercher un ailleurs à l'intérieur de soi même, dans une fuite en dedans qui semble être la seule issue à l'ennui,

la médiocrité et l'insignifiance.

De plus en plus seule, s'éloignant de Rebecca,

laissant Seymour à la vie et à son malheur
après lui avoir redonner en-vie,

Enid va attendre  dans un passé qui s'est gravé dans le vinil.

Réalisation :    Terry Zwigoff

thora Birch :                    Enid
Scarlette Johansson :   Rebecca
Steve Buscemi :            Seymour

 


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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 10:16

 


" Je me conduis comme une vraie salope.
- Sois tranquille. Y'a des numéros pires que ça.
- Non, je veux dire par rapport à Elisabeth... Tu te rends compte de quoi je suis capable?!...
- On est tous capables du bien comme du mal. Ça dépend des circonstances. C'est comme ça : y'a pas les saints d'un côté et les ordures de l'autre. Ça dépend dans quel état
d'esprit on est.
Et hop ! je lui libère une jambe. On pousse un soupir de satisfaction, puis elle me tend
l'autre.
- Ce qui est terrible, dit-elle, c'est qu'il y a encore plus de plaisir à faire des trucs moches."

p 160 Criminels


Faut croire...


Djian c'est l'art du quotidien pris à l'état brut

l'intrusion dans des lieux cachés

en dehors du champ traditionnel de la littérature

pour planter une scène brute de décoffrage.


"Je suis en train de me faire saigner les gencives et ma bouche est gonflée de mousse mais
c'est un mal nécessaire pour obtenir une bonne hygiène. J'ai mis fin quelquefois, dans une
situation semblable, à des discussions dont je ne voyais pas le moindre bout, vu que nous
sommes en slip tous les deux et que je suis bien placé pour la prendre par-derrière. J'ai même tué de vraies engueulades dans l'œuf, lui coupant net la parole en lui glissant sans prévenir mon serpent entre les jambes. Mais je ne l'ai jamais fait avec du dentifrice plein la bouche.
Elle m'interroge vaguement du regard. Je prends l'air de celui sur qui toutes ces âneries
sont tombées comme dans l'oreille d'un sourd. Puis je lui fais signe de s'écarter afin que je puisse utiliser le lavabo. Elle s'assoit sur le bord de la baignoire et continue de se démaquiller pendant que je m'asperge la figure d'eau glacée.
Ensuite, on échange nos places et je grimpe dans la baignoire pour me laver les pieds. Elle
se met de la crème sur le visage."

p 142 Criminels

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:47

 

Taormina n'est pas la perle de la Sicile.

N'exagérons pas les charmes certains d'un endroit où il est agréable

de passer quelques heures dans les ruelles,

dans le jardin public oeuvre de Lady Trevelyan (pour ceux qui lisent l'italien : link) Florence Trevelyan

et bien sûr dans le théâtre antique propisce au rêve.

 

Pour aller avec les images un choix :


Jean Louis Murat pour son disque "Taormina"

et cette chanson au riff qui sonne comme dans les années 50

avec "Apache" des Shadows

 

 

 

De la couleur locale avec "la compagnia folk de Taormina"

 

 

 

 

Taio Cruz avec Ludacris, mais là y'a pas vraiment d'raisons.

 

 

 

 

 

 

Taormina05

 

Taormina04

 

Taormina06

 

Taormina00

 

Taormina02

 

Taormina01



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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 17:49


Stéphane Clément

chroniques d'un voyageur

 

Après le cambriolage d'une bijouterie qui a mal tourné

Stéphane s'enfuit en direction de l'Italie et arrive à Brigue.

En voulant passer à San Lorenzo, il se retrouve à 5 kms de Gstein-Gabi

chez un couple de forestier les Schwarzen.

Mais il doit fuir à nouveau lorsque l'employée

de la bijouterie le retrouve par hasard

et Alice, la fille des Schwarzen décide de partir avec lui.

 

 

Ceppi01.jpg

 

Sur Daniel Ceppi : link

 

1977

Le Guêpier,
Les Editions Sans Frontière (Genève).
Première version en noir et blanc.

1978

Le Guêpier, réédité
chez Les Humanoïdes Associés.

A l'Est de Karaku/ak,
Les Humanoïdes Associés.
Première version en noir et blanc.

1980

Le Repaire de Kolstov,
Les Humanoïdes Associés.
Première version en noir et blanc

1982

Les Routes de Bharata
Casterman.

1983

La Malédiction de Surya,
Casterman.

1984

Le Guêpier,
version entièrement redessinée
et mise en couleur, Casterman
L'Etreinte (l'Howrah,
Casterman.

 

1986


A l'est de Karakulak


D'Istambul à Samsun en direction de Trabzon,

un passage en Turquie pour dénouer un mystérieux mal

qui s'est répendu dans le village maudit de Karakulak

puis, Stéphane et Alice s'embarquent avec d'autres routards pour Kaboul

via Erzurum et Dogubayazit.

La route toujours...

 

Ceppi02.jpg

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