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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 20:45

 

 

 

 

 

Sa poésie est marquée par l'expérience de la première guerre mondiale, par la mort de son fils en 1939 et par sa quête religieuse. Son sentiment de la soufrance des autres (lien avec Bukowski), de la solitude, de la fraternité, de la mort, du cosmos, s'exprime dès 1916 dans un langage soucieux d'authenticité, loin de toute complaisance esthétique.

La foi retrouvée ne le délivrera jamais del'angoisse devant le problème de la douleur et du mal.

 

Poésie 1 ; poésie italienne contemporaine n°62-63 dec 1978 - fev 1979

 

 

  La poésie d’Ungaretti cherche une parole capable de racheter
un « ciel éteint », au-delà des « veines vides » du temps humain 

 

Yves Bonnefoy

 

 

 

ungaretti.jpg

 

 

 

Et c'est là ma nostalgie

qui dans chaque être

m'apparaît

à cette heure qu'il fait nuit

que ma vie me paraît

une corolle

de ténèbres.

 

Les fleuves - L'allègresse

 

 

 

LA MADRE

 

Et quand il aura fait d'un dernier battement,
mon cœur, s'abattre le mur d'ombre,
Mère, pour me guider jusqu'au Seigneur,
comme autrefois tu me redonneras la main.


A genoux, décidée,
tu seras devant l'Éternel une statue,
ainsi qu'Il te voyait déjà
quand tu étais encore en vie.
Tu lèveras tes vieux bras, tremblante,
comme lorsque tu expiras
en disant: Mon Dieu, me voici.


Et ce n'est que lorsqu'Il m'aura pardonné
que te viendra le désir de me regarder.


Et tu te souviendras de m'avoir attendu
tellement, et dans les yeux tu auras
un soupir bref.

 

 

 

J'AI TOUT PERDU



J'ai tout perdu de l'enfance
jamais plus je ne pourrai
dans un cri perdre la mémoire.


Je l'ai enterrée l'enfance
dans la profondeur des nuits,
épée invisible à présent
elle me sépare de tout.


Je me souviens de moi
qui exultais d'amour pour toi,
et voici que je suis perdu
dans l'infini des nuits.


Désespoir qui sans cesse augmente
la vie ne m'est plus rien,
arrêtée au fond de la gorge
qu'une roche de cris.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 20:37

 

 

 

 

 

 

Polica.jpg

 

 

Channy Leaneagh, Chris Bierden, Drew Christopherson and Ben Ivascu.

 

Paraissent pas bien méchants comme ça

les p'tits gars de Minneapolis,

mais ce n'est là que ruse de Sioux

y'a qu'à les r'garder taper

sur leur tambour

pour comprendre

qu'vous n'pourrez pas leur échapper

bien longtemps.

 

 

 

 

 

Un autre clip à l'esprit plutôt chamanique....

voire plus....

 

 

 


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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 21:02

 

 

 

 

Moby

 

 

 

La chaleur a dénoué

La forêt nue

Il n'y a plus de forêt

Plus de voyage sur l'eau

Plus d'ombre légère aux reins

Le ciel nous est un fardeau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 17:00

 

 

 

 

 

Le soleil qui court sur le monde

J'en suis certain comme de toi

le soleil met la terre au monde

 

Un sourire au-dessus des nuits

Sur le visage dépouillé

d'une dormeuse rêvant d'aube

 

Le grand mystère du plaisir

Cet étrange tournoi des brumes

Qui nous enlève ciel et terre

 

Mais qui nous laisse l'un à l'autre

Faits l'un pour l'autre à tout jamais

O toi que j'arrache à l'oubli

 

O toi que j'ai voulue heureuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 20:36

 

 

 

Dark Allies - Light Asylum from Grant Worth on Vimeo.

 

 

 

 

C'est madame qui chante

si, si...

Elle a l'air un peu sauvage comme ça

mais faut pas s'y fier.

Shannon Funchess

possède la douceur aigrelette

du vin nouveau.

Et l'autre, le jedi

c'est Bruno Coviello...

 

 

 

Light Alysum

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 22:15

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecouter Holly

c'est déjà flotter dans les limbes

un peu

 

ou bien lire et lire et lire

Anise Koltz

 

 

J'existerai

dans ma mort

 

La Terre monte

 

 

Je vis en dehors de ma vie

 

La Terre monte

 

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:28

 

 

Mais pourquoi sont-ils pauvres ?,

paru le 1er mars aux Éditions du Seuil, 300 pages, 20 euros.

Première scène du livre


« Un jour d’avril où il faisait froid, je suis passée devant ces deux hommes, allongés sur le matelas et dissimulés de la tête aux pieds par la couverture. Sur la masse humaine et invisible, étendue sur le grabat, un passant, peut-être, avait posé un sachet de boulangerie. Les hommes dormaient et n’avaient rien vu. Les pigeons, eux, veillent, toujours à l’affût. Posée sur le corps des deux hommes, une dizaine de volatiles déchiquetait à coups de bec les croissants. Une scène de pigeons charognards en quelque sorte, qui m’a figée sur place, probablement bouche bée. C’est alors qu’un jeune couple s’est avancé sur le trottoir. Intrigué par mon attitude, il m’a regardée, a regardé ce que je regardais, m’a regardée à nouveau, et a éclaté de rire. C’est dans cet écart de regard qu’est née l’idée de ce livre. Difficile de savoir ce qui se raconte dans un éclat de rire. Étaient-ils blasés ? Se protégeaient-ils du spectacle de la misère ? Avais-je affaire à deux salauds ? (…) Aimaient-ils les pigeons et pas beaucoup les hommes ? Au fond je n’en savais rien, rien ne permettait de conclure. Mais j’avais besoin de conclure pour me rassurer – trouver du sens à leur rire pour mettre à distance sa violence. »


Sur le site de l'Huma un entretien avec l'auteur link

 

Un extrait :

 

Quand des ministres emploient les termes d’« assistés » ou de « cancer », cela contribue 
à diviser, à jeter l’opprobre sur les pauvres.


Catherine Herszberg.

Ils n’ont fait qu’instrumentaliser un ressentiment déjà fortement ancré, à défaut d’une autre réponse collective au malheur social. Depuis les grandes crises pétrolières du milieu des années 1970, et le début du chômage de masse, l’État a renoncé à jouer sa fonction protectrice sur le plan social. Cette fonction, il l’exerce désormais, comme le dit le sociologue Robert Castel, sur le plan sécuritaire. Or, ce nouveau ciment social, basé sur l’exclusion de l’autre et non sur son inclusion, exige d’être sans cesse renforcé pour conserver son pouvoir et implique de désigner toujours plus de catégories menaçantes. Étrangers, malades mentaux, délinquants, assistés. Et Sarkozy vient d’en introduire une autre : les chômeurs. La liste ne s’arrêtera pas là, c’est certain…

 

 

Entretien réalisé par Flora Beillouin

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 09:28

 

 

 

Marx01

 

 

Maurice Levy président de l'Association Française des Entreprises Privées en a glissé une bonne pour défendre l'idée que la fiscalité du capital ne pouvait pas être alignée sur celle du travail. Il déclare, pince sans rire, que "aligner la fiscalité du travail et du capital serait nier la prise de risques, donc décourager l'investissement" et il ajoute car la blague n'était pas finie, restait le meilleur : "Le retour sur investissement est aléatoire, alors que le salaire est connu d'avance". Alors là c'est désopilant. Bein ouais c'est peinard d'être salarié, c'est surtout pas risqué, tandis que PDG d'une grande entreprise c'est pas la bonne gâche du tout, ouh la la c'est galère.

Tenez prenez Michel Rollier PDG de Michelin 4,5 millions d'euros en 2010 vachement précaire comme situation, très incertain, alors que les ouvriers de Michelin c'est d'la balle, tranquille Emile, Z'ont pas d'soucis. Il est vrai, qu'en 1999, l'entreprise avait annoncé une restructuration entraînant 7 500 suppressions d'emplois, mais n'est-ce pas là l'essence même de la fragilité de la vie...


Bon y'a bein que l'Expansion pour trouver un peu à redire

Stock-options, bonus, retraites chapeaux... D'après notre classement exclusif, entre 2003 et 2010, la rémunération des PDG du CAC 40 a augmenté de 20 %, hors inflation. Leurs salariés ont été moins gâtés. La fracture salariale continue de s'aggraver.

Maurice Levy devrait nous trouver encore une bonne galéjade...


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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 19:56

 

 

 

 

 

Les analyses que Roland Barthes développait dans "Mythologies" se prêtent admirablement à l'analyse de la rhétorique sarkosienne. Remplaçons "le mythe", par" le discours du président de la République" et l'on verra s'éclairer d'un jour nouveau la logorrhée présidentielle...

 

Le mythe a un caractère impératif, interpellatoire [...]  

c'est moi qu'il vient chercher ; il est tourné vers moi, je subis sa force intentionnelle.

p 210

 

Le mythe ne cache rien et il n'affiche rien ; il déforme.

p 215

 

Nous sommes ici au principe essentiel du mythe : il transforme l'histoire en nature.

p 215

 

Tout dans notre vie quotidienne, est tributaire de la représentation que la bourgeoisie se fait et nous fait des rapports de l'homme et du monde.

p 227

 

C'est pourtant par son éthique que la bourgeoisie pénètre la France : pratiquée nationalement, les normes bourgeoises sont vécues comme les lois évidentes d'un ordre naturel : plus la classe bourgeoise propage ses représentations, plus elles se naturalisent. Le fait bourgeois s'absorbe dans un univers indistinct, dont l'habitant unique est l'Homme Eternel, ni prolétaire, ni bourgeois.

p 228

 

Il est l'idéologie bourgeoise même, le mouvement par lequel la bourgeoisie transforme la réalité du monde en image du monde.

p 229

 

Le mythe a pour charge de fonder une intention historique en nature, une contingence en éternité.

p 229

 

Le mythe ne nie pas les choses, sa fonction est au contraire d'en parler ; simplement, il les purifie, les innocente, les fonde en nature et en éternité, il leur donne une clarté qui n'est pas celle de l'explication, mais celle du constat.

p 230

 

Le mythe abolit la complexité des actes humains, leur donne la simplicité des essences, il supprimer toute dialectique, toute remontée au-delà du visible immédiat, il organise un monde sans contradiction parce que sans profondeur, un monde étalé dans l'évidence, il fonde une clarté heureuse : les choses ont l'air de signifier toutes seules.

p 231

 

Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est à dire une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle.

p 243

 

Tirés de "Mythologies" de Roland Barthes 1957

 

 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 18:36

 

 

 

 

 

 

 

"Son visage ainsi qu'un manteau

laissé par le soleil"

Tarafa - poète arabe du VIe siècle.

 

 

 

 

 

 

Elena-Tsallagova.jpg

 

 

 

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