Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

Recherche

4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 22:52

 

 

 

 

 

 

"... parce qu'on n'y tiendrait pas compte du temps et d'une des formes qu'il revêt, l'oubli ;

l'oubli dont je commençais à sentir la force et qui est un si puissant instrument d'adaptation

à la réalité parce qu'il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.

Et j'aurais vraiment bien pu deviner plus tôt qu'un jour

je n'aimerais plus Albertine."

 

p 137 - Albertine disparue

 

 

 

link

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 


Partager cet article
Repost0
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 22:22

 

 

 

 

 

Plein ciel

 

J'avais un cheval

Dans un champ de ciel
Et je m’enfonçais
Dans le jour ardent.
Rien ne m’arrêtait
J’allais sans savoir,
C’était un navire
Plutôt qu’un cheval,
C’était un désir
Plutôt qu’un navire,
C’était un cheval
Comme on n’en voit pas,
Tête de coursier,
Robe de délire,
Un vent qui hennit
En se répandant.
Je montais toujours
Et faisais des signes :
« Suivez mon chemin,
Vous pouvez venir,
Mes meilleurs amis,
La route est sereine,
Le ciel est ouvert.
Mais qui parle ainsi ?
Je me perds de vue
Dans cette altitude,
Me distinguez-vous,
Je suis celui qui
Parlait tout à l’heure,
Suis-je encor celui
Qui parle à présent,
Vous-mêmes, amis,
Êtes-vous les mêmes ?
L’un efface l’autre
Et change en montant. »

 

 

Le grand Victor avait aussi écrit un poème intitulé "Plein ciel"

qui faisait suite à "Pleine mer" dans "La légende des siècles"

 

 

 

Les chevaux du temps

 

Quand les chevaux du temps s'arrêtent à ma porte.
J'hésite un peu toujours à les regarder boire
Puisque c'est de mon sang qu'ils étanchent leur soif.
Ils tournent vers ma face un oeil reconnaissant
Pendant que leurs long traits m'emplissent de faiblesse
Et me laissent si las, si seul et décevant
Qu'une nuit passagère envahit mes paupières
Et qu'il me faut soudain refaire en moi des forces
Pour qu'un jour où viendrait l'attelage assoiffé
Je puisse encore vivre et les désaltérer.

Partager cet article
Repost0
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 21:55

 

 

 

 

 

 

Marguerite-Duras.jpg

 

 

Un jour, j'étais âgée déjà, dans le hall d'un lieu
public, un homme est venu vers moi. Il s'est fait
connaître et il m'a dit : « Je vous connais depuis
toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle
lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire
que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que
lorsque vous étiez jeune, j'aimais moins votre visage
de jeune femme que celui que vous avez maintenant,
dévasté. »

Je pense souvent à cette image que je suis seule à
voir encore et dont je n'ai jamais parlé. Elle est
toujours là dans le même silence, émerveillante. C'est
entre toutes celle qui me plaît de moi-même, celle où
je me reconnais, où je m'enchante.

Très vite dans ma vie il a été trop tard. À dix-huit
ans il était déjà trop tard. Entre dix-huit ans et vingt-
cinq ans mon visage est parti dans une direction
imprévue. À dix-huit ans j'ai vieilli.

 

P 7

Partager cet article
Repost0
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 21:25

 

 

 

 

 

Ca commence comme un rêve d'enfant,

avec des paysages sublimes,

car on est dans l'ouest,

l'ouest de toujours,

tel qu'il aurait du rester

pour les frères Coen.

 

 

No-country01.jpg

 

No-country02.jpg

 

No-country03.jpg

 

No-country04.jpg

 

 

Et puis,

il y a le sheriff,

beau et magnifique lui aussi,

car il s'agit de Tommy Lee Jones

 

No-country06.jpg

 

 

En face, le méchant

c'est Javier Bardem, et il est vraiment méchant

peut être même, à moitié fou,

ou complètement.

 

No-country05.jpg

 

Entre les deux

c'est un peu comme à la boucherie

saignant...

 

Mais l'essentiel est ailleurs

comme souvent,

car il s'agit d'une longue et douloureuse

méditation sur la disparition d'un monde

tant aimé,

remplacé peu à peu par

une sorte de monstruosité incompréhensible

qui dépasse l'homme et le broie,

en même temps qu'elle l'entraîne vers sa chutte.

 

Le sheriff Bell nous rappelle

cet autre figure incapable de continuer à affronter

un monde devenu un enfer

l'inspecteur Somerset incarné par Morgan Freeman

dans Seven.



 


Partager cet article
Repost0
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:44

 


 

 

 

 

La jeunesse est éternelle...

Mais, les regrets le sont aussi....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le site de l'artiste ; link

Un article : link

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:54

 

 

Batahla025

 

Batahla02.jpg

 

 

Batahla03.jpg

 

 

Batahla07.jpg

 

 

Batahla05.jpg

 

 

Batahla01.jpg

 

 

Batahla04.jpg

 

 

Batahla026.JPG

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 18:11

 

 

 

 


"Leur dette, notre démocratie" : Pierre Khalfa par BTrenaissance

 

 

 

.
.
.


Partager cet article
Repost0
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 21:03

 

 

 

 

 

On se rappelle peut être du "Blue Öster cult" dans les années soixantes

une éternité déjà,

un groupe d'allumés à tendance ésotérique,

mais là, c'est Cults tout simplement.

A l'origine Madeline Follin et Brian Oblivion

rejoints par de gentils comparses

qui se sont laissés pousser les tifs,

comme mis Follin

qui pratique le dandinage,

comme d'autres le jardinage,

avec compulsion.

 

 

 

 

 


Partager cet article
Repost0
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 16:53

 

 

 

 

 

 

DURAS-Marguerite.jpg

 

 

L'écrasante actualité de cette femme dans ma vie. Je vais donc la chercher, je la prends, là où je crois devoir le faire, au moment où elle me paraît commencer à bouger pour venir à ma rencontre.

p 14

 

On devait ne jamais guérir tout à fait de la passion.

p 76

 

J'étais le seul à savoir, à cause de ce regard immense, famélique qu'elle avait eu pour moi en embrassant Tatiana, qu'il y avait une raison précise à sa présence ici.

p 78

 

Elle était étrangement incomplète, elle avait vécu sa jeunesse comme dans une sollicitation de ce qu'elle serait mais qu'elle n'arrivait pas à devenir.

p 80

 

Tatiana comme chaque jour a laissé s'installer la demi-pénombre du crépuscule et je peux regarder Lol V. Stein longtemps avant qu'elle ne s'en aille, pour ne plus jamais l'oublier.

p 85

 

Elle a un corps long et beau, très droit, raidi par l'observation d'un effacement constant, d'un alignement sur un certain mode appris dans l'enfance, un corps de pensionnaire grandie.

p 114

 

Il devait y avoir une heure que nous étions tous les trois, qu'elle nous avait vus tour à tour apparaître dans l'encadrement de la fenêtre, ce miroir qui ne reflétait rien et devant lequel elle devait délicieusement ressentir l'éviction souhaitée de sa personne.

p 124

 

Elle essaie d'écouter un vacarme intérieur, elle n'y parvient pas, elle est débordée par l'aboutissement, même inaccompli, de son désir. Ses paupières battent sous l'effet d'une lumière trop forte. Je cesse de la regarder le temps que dure la fin très longue de cet instant.

p 131

 

Ses yeux crèvent mes yeux.

p 164

 

J'ai abandonné la partie, je n'ai plus essayé de la mettre vivante dans la mort des choses.

p 172


Partager cet article
Repost0
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 20:52

 

 

Where Has Everybody Gone? by Mozart Parties

 

 

 

High-sierra.jpg

 

 

Encore lui !

Ouais, mais là, y'a Ida

et entre les deux

il y a leur regard

et ce qui la fait belle

est autant ce qu'elle est

que le regard qu'il lui porte,

le regard fatigué

d'un homme fini

qui sait que la mort l'attend.

Il ne la domine pas du regard

il l'élève à lui,

il ne l'attire pas

il la tire de l'ombre

et l'offre à la lumière.

Dans le cadre,

il n'y a plus deux acteurs

mais deux anges

qu'un regard uni

dans une grande évasion.

 

 

Ida, déjà : Ida Lupino

Humphrey : Audrey Hepburn

 

Ida Lupino et Humphrey Bogart

s'étaient déjà retrouvés dans "They drive by night"

(Une femme dangereuse)


Partager cet article
Repost0