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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 16:53

 

 

 

 

 

 

DURAS-Marguerite.jpg

 

 

L'écrasante actualité de cette femme dans ma vie. Je vais donc la chercher, je la prends, là où je crois devoir le faire, au moment où elle me paraît commencer à bouger pour venir à ma rencontre.

p 14

 

On devait ne jamais guérir tout à fait de la passion.

p 76

 

J'étais le seul à savoir, à cause de ce regard immense, famélique qu'elle avait eu pour moi en embrassant Tatiana, qu'il y avait une raison précise à sa présence ici.

p 78

 

Elle était étrangement incomplète, elle avait vécu sa jeunesse comme dans une sollicitation de ce qu'elle serait mais qu'elle n'arrivait pas à devenir.

p 80

 

Tatiana comme chaque jour a laissé s'installer la demi-pénombre du crépuscule et je peux regarder Lol V. Stein longtemps avant qu'elle ne s'en aille, pour ne plus jamais l'oublier.

p 85

 

Elle a un corps long et beau, très droit, raidi par l'observation d'un effacement constant, d'un alignement sur un certain mode appris dans l'enfance, un corps de pensionnaire grandie.

p 114

 

Il devait y avoir une heure que nous étions tous les trois, qu'elle nous avait vus tour à tour apparaître dans l'encadrement de la fenêtre, ce miroir qui ne reflétait rien et devant lequel elle devait délicieusement ressentir l'éviction souhaitée de sa personne.

p 124

 

Elle essaie d'écouter un vacarme intérieur, elle n'y parvient pas, elle est débordée par l'aboutissement, même inaccompli, de son désir. Ses paupières battent sous l'effet d'une lumière trop forte. Je cesse de la regarder le temps que dure la fin très longue de cet instant.

p 131

 

Ses yeux crèvent mes yeux.

p 164

 

J'ai abandonné la partie, je n'ai plus essayé de la mettre vivante dans la mort des choses.

p 172


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