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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 07:37

 

En septembre 1949, à l'occasion d'un voyage au Mexique, où il participait à un congrès du Mouvement pour la Paix, Paul Eluard rencontre une journaliste, Odette-Suzanne Lemort (1914 - 12 juin 2000), jeune divorcée et âgée de trente-cinq ans. Elle devient sa troisième inspiratrice et il lui dédie un recueil "Le phénix".

 

 

 

 

Je t’aime pour toutes les femmes que je n’ai pas connues
Je t’aime pour tous les temps où je n’ai pas vécu
Pour l’odeur du grand large et l’odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l’homme n’effraie pas
Je t’aime pour aimer
Je t’aime pour toutes les femmes que je n’aime pas

Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu’une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd’hui
Il y a eu toutes ces morts que j’ai franchies sur de la paille
Je n’ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m’a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie

Je t’aime pour ta sagesse qui n’est pas la mienne
Pour la santé
Je t’aime contre tout ce qui n’est qu’illusion
Pour ce cœur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n’es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.

 

Le 12 août 1952, P Eluard en vacances avec Dominique à Saint-Tropez doit partir pour Paris, en raison des inquiétantes nouvelles concernant la santé de sa mère. Il écrit alors une lettre à Dominique partie pour Sarlat où il doit la rejoindre.

 

Des rêves m'ont déchirés (...)

Tu sais quand je suis à côté de toi, il n'y a pas de nuit possible.

 

 

 

 

 

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