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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 18:49

 

 

 

Ce n'est pas le désir de ciel qui pose problème,

c'est l'absence de chemin entre ciel et terre.

p 66 préface "vire dans le feu" Marina Tsvetaeva

 

 

Les êtres humains ont toujours voulu introduire une
part de sacré dans leur vie profane et postuler l'existence
d'une entité qui les transcende. Dans les siècles passés,
l'absolu a eu un nom à part: on l'avait nommé Dieu et
on lui avait juré obéissance aveugle - oubliant que les
dieux étaient la création des hommes. Au moment et
au lieu où vit Tsvetaeva, les manières de s'approcher
de l'absolu se sont transformées et multipliées. Après
l'avoir longtemps cherché au ciel, les hommes ont
choisi de faire descendre cet idéal sur terre: s'il faut
se sacrifier, que ce ne soit plus pour Dieu ou le roi de
droit divin, mais pour ces corps collectifs, et pourtant
purement humains, que sont la patrie ou le peuple, la
classe ou la race. Grand nombre de ses contemporains
ont trouvé cet idéal transcendant dans la Révolution,
croyant qu'il serait possible de transformer l'ordre
social pour rendre l'humanité heureuse. On connaît le
résultat: les désastres provoqués, en Europe et dans le
monde, par le nationalisme et le totalitarisme
.

p 64 préface "vire dans le feu" Marina Tsvetaeva

 

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 07:52

 

 

 

 

 

 

Quatre-cent jours enfermé dans une cellule. Quatre-cent jours privé de liberté.  Quatre-cent jours sans pouvoir voir sa femme et son fils. Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, est sorti de la prison du Néguev dans laquelle il était incarcéré par les autorités israéliennes le 30 septembre 2017.

Outre ces 400 jours, le jeune homme avait déjà été emprisonné par Israël pendant sept ans, entre 2005 et 2011. Chaque fois, les autorités israéliennes le placent en détention administrative, un régime leur permettant d’emprisonner quiconque sans charges ni procès.  Plus de huit ans de la vie de cet homme de 33 ans sont ainsi partis en fumée.

Il n’y avait aucune charge, pendant treize mois, j’étais détenu tout en n’étant accusé de rien. Mon dossier est maintenu secret, ni les avocats ni moi même n’y avons accès. Il n’y a que les services de renseignement israéliens qui peuvent y accéder. Je pense que ce dossier est clairement vide mais que cette détention administrative est une pression pour m’obliger à quitter la Palestine.

 

 

 

 

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 19:33
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde
Simiane La Rotonde

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 21:31

 

 

Camus disait « Il faut imaginer Sisyphe heureux » malgré la répétition inlassable et aliénante d’un travail privé de sens. Mais le fils d’Eole roulait son rocher après peut-être l'avoir fait aussi avec un peu de cette herbe du genre Cannabaceae originaire d’Asie dont l’addiction bien connue du Greatfull Dead et des Marry Pranksters conduira les hippies et toute la Beat Génération à passablement abuser… Mais passons, Sisyphe donc, forçat pour l’éternité, roulant son rocher la clop au bec pensait à autre chose qu’à la colère des Dieux dont visiblement il se battait l’cul…

Mais à quoi donc, le fondateur de Corinthe pouvait-il penser sur le flanc du Tartare à rouler son rocher rétif à la traction ?

Peut-être, mais n’est-ce là qu’hasardeuse hypothèse, l’époux de Mérope fermant les yeux sur son abjecte destiné se remémorait-il ces vers d’Edgar Allan Poe « Tout ce que nous voyons ou paraissons n’est-il donc qu’un rêve dans un rêve ?» et les écouteurs soudés sur les oreilles celui qui avait roulé Thanatos dans la farine sans penser qu’il devrait bientôt le faire pour un rocher rugueux, écoutait-il David Gilmour dans l’antique Théâtre de Pompéi exactement à 4 minutes 50 de la vidéo que tout le monde peut visionner sur you tube.com et là, c’est sûr on peut imaginer Sisyphe heureux…

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 14:50
Reillanne - Alpes de Haute-Provence
Reillanne - Alpes de Haute-Provence
Reillanne - Alpes de Haute-Provence
Reillanne - Alpes de Haute-Provence
Reillanne - Alpes de Haute-Provence
Reillanne - Alpes de Haute-Provence
Reillanne - Alpes de Haute-Provence
Reillanne - Alpes de Haute-Provence
Reillanne - Alpes de Haute-Provence
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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 13:47

 

Car le langage révèle toujours ce qu'il veut cacher.

p 107

 

La nuit dit Blanchot ne parle que du jour.

p 106

 

 

Oui vraiment les mots rêvent

p 101

 

... le travail de la poésie, dans son effort général pour naturaliser et pour réifier le langage, consiste à effacer la motivation intellectuelle au profit d'association plus physiques, donc plus immédiatement séduisantes pour l'imagination. Avec les léxèmes élémentaires comme jour et nuit, cette réduction préalable lui est en quelque sorte épargnée, et l'on peut supposer que la valeur poétique de tels vocables tient pour une grande partie à leur opacité même, qui les soustrait d'avance à toutes motivation analytique, et qui, par là même, les rend plus concrets plus ouverts aux seules rêveries de l'imagination sensible.

p 111

 

Reste à considérer l'incidence d'un fait d'ordre non plus phonique ou graphique, mais grammatical, qui est l'opposition de genre entre les deux termes. On ne rappellera pas ici
tout ce que Bachelard a si bien exposé, spécialement dans la Poétique de la rêverie, de l'importance du genre des mots pour la rêverie sexualisante des choses, et de la nécessité,
pour l'étude de l'imagination poétique, de ce qu'il proposait d'appeler la génosanalyse.

p 119

 

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 13:31

 

ISMENE - Et voici nos deux frères qui se sont entre-tués, ne partageant entre eux que la mort, les infortunés! Demeurées seules, nous deux,  présent, ne prévois-tu pas l'affreuse fin qui nous guette si nous enfreignons la loi, si nous passons outre aux édits et à Ia puissance du maître? N'oublie pas que nous sommes femmes et que nous n'aurons jamais raison contre des hommes. Le roi est le roi: il nous faut bien obéir à son ordre, et peut-être à de plus cruels encore. Que nos morts sous la terre me le pardonnent, mais je n'ai pas le choix; je m'inclinerai devant le pouvoir. C'est folie d'entreprendre plus qu'on ne peut.

P 70

CREON – Mais la cupidité a souvent perdu les hommes.

P 74

LE GARDE – L’argent, ah ! maudite engeance, fléau des humains !

P 75

CHANT DU CHŒUR - Entre tant de merveilles du monde, la grande merveille, c'est l'homme. Il parcourt la mer qui moutonne quand la tempête souffle du sud, il passe au creux des houles mugissantes, et la mère des dieux, la Terre souveraine, l'immortelle, l'inépuisable, une année après l'autre  il la travaille, il la retourne,  alignant les sillons au pas lent de ses mules. Mais le plus haut dans la cité se met au ban de la cité Si, dans a criminelle audace, il s'insurge contre la loi. A mon foyer ni dans mon coeur le révolté n'aura jamais sa place

P 77

CREON - En vérité, de nous deux, c'est elle qui serait l'homme, si je la laissais triompher impunément.

P 80

CREON - Descends donc là-bas, et, s'il te faut aimer à tout prix, aime les morts. Moi vivant, ce n'est pas une femme qui fera la loi.

P 81

CREON - oui, tout doit passer après la volonté d'un père. Les hommes souhaitent de voir grandir dans leur maison des enfants soumis, qui embrassent leurs querelles et leurs amitiés. Donner la vie à des ingrats, n'est-ce pas engendrer nous-mêmes nos propres mires, à la grande joie de qui nous hait ? Mon enfant, l'amour n'est qu'un plaisir: ne perds pas la raison pour une femme: Dis-toi que ltreinte d'une méchante épouse a de quoi refroidir un mari. Quelle plaie plus pernicieuse qu'un ami pervers ? Allons, repousse comme un être malfaisant cette malheureuse fille, laisse-la se marier chez Hadès, si cela lui plaît. Puisque seule dans la cité je l'ai trouvée rebelle, j'entends ne pas tromper la confiance du peuple: Je la condamne à mort.

P 84

L'anarchie est le pire des fléaux; elle ruine les cités, détruit les foyers, rompt les lignes du combat, sème la panique, alors que la discipline sauve la plupart de ceux qui restent à leur poste. C'est pourquoi notre devoir est de défendre l'ordre et de ne jamais souffrir qu'une femme ait le dessus. Mieux vaut tomber, s'il le faut, sous les coups d'un homme, que d'être appelé le vaincu d'une femme.

P 85

CHANT DU CHŒUR - le Désir a sa place entre les grandes Lois qui règnent sur le monde, et sans combat la divine Aphrodite fait de nous ce qu'elle veut.

P 88

LE CORYPHEE - Ce qui compte avant tout, pour être heureux, c'est d'être sage. Et surtout il ne faut jamais manquer à la piété. Les présomptueux, de grands coups du sort leur font payer cher leur jactance et leur enseignent, mais un peu tard, la sagesse.

P 101

 

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 15:45
Col du Lautaret
Col du Lautaret
Col du Lautaret
Col du Lautaret
Col du Lautaret
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22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 14:59

 

 

ça, la rue ? Ça, la maison? Ça, le jardin ?
Oh ! vanité des souvenirs !
En visitant après de très longues années le petit
pays où j'étais né, où j'avais passé mon enfance et ma
première jeunesse, je m'apercevais bien que, sans
avoir pourtant changé en rien, il n'était vraiment
pas tel qu'il était resté en moi, dans mes souvenirs.
En lui-même donc mon petit village ne possédait
pas cette vie dont j'avais cru vivre si longtemps;
cette vie qui, pendant un autre si long laps de temps,
avait dans mon imagination continué également en
lui, hors de ma présence, à se dérouler; et les lieux
et les choses n'avaient pas cet aspect qu'avec une si
grande. douceur d'affection, j'avais gardé et sauvegardé
en ma mémoire.
Elle n'avait jamais existé, cette vie, sinon en moi.
Et voici qu'en face des choses - inchangées mais
différentes, parce que moi, j'étais différent - cette
vie m'apparaissait irréelle, comme de rêve: une illusion,
une fiction d'antan bien à moi.

D'où la vanité de tous mes souvenirs.
C'est là, me semblé-t-il, une des plus tristes
impressions, peut-être l'impression la plus triste
qu'il soit donné d'éprouver à celui qui, après de
nombreuses années, revient au pays natal: voir ses
propres souvenirs tomber dans le néant, se dissiper
un à un, s'évanouir; souvenirs qui cherchent à
reprendre vie et qu'on ne retrouve plus dans les
lieux parce que le sentiment qui a changé n'arrive
plus à revêtir ces lieux de la réalité qu'ils avaient
auparavant, non pour eux-mêmes, mais pour vous.

Nos souvenirs

 

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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 18:33
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