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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 14:54
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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 09:47

 

 « J’étais déjà dans une sorte d’extase, par l’idée d’être à Florence, et le voisinage des grands hommes dont je venais de voir les tombeaux. Absorbé dans la contemplation de la beauté sublime, je la voyais de près, je la touchais pour ainsi dire. J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les beaux-arts et les sentiments passionnés. »

En relatant son voyage en Italie, Stendhal a mis en mots les sensations que lui procurèrent la contemplation d’une beauté littéralement sidérante et l’on nomme depuis cette expérience du nom de syndrome de Stendhal.

Hélas, Stendhal ne connaissait pas cette chanteuse dont l’extraordinaire inventivité mélodique accède parfois au tréfonds de la mélancolie…

 

 

 

Le clip réalisé par Andrew Thomas Huang est une vidéo immersive conçue pour être visionnée avec le casque de réalité virtuel Oculus Rift. Il a été produit par la société VRSE.works et le studio d’effets spéciaux xRez qui a enregistré des prises de vues en juillet 2014 en Islande notamment au glacier Vatnajökull et dans le canyon Múlagljúfur.

La vidéo mise en ligne en juin 2015 sur YouTube a également bénéficié d’une application en décembre 2015 disponible sur iOs développée par Rewind:VR. Elle a été créée par Vrse.works en collaboration avec Digital Domain pour les effets spéciaux.

https://www.bjork.fr/Stonemilker-VR

 

 

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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 17:37

1973 L’homme des hautes plaines
1976 Josey Wales hors la loi
1985 Pale rider, le cavalier solitaire
1992 Impitoyable

 

 

 

Ces quatre westerns réalisés par Clint Eastwood comportent des thématiques récurrentes qui illustrent de façon métaphorique une conception philosophique de l’humanité. La lecture que nous proposons est une lecture subjective, partant du principe que c’est le spectateur qui construit des significations à partir des matériaux que lui livre le film.

Impitoyable est un western dont l’intrigue assez simple sert de prétexte à une réflexion anthropologique qui nous interroge sur la possibilité d’habiter ensemble un monde dont la beauté manifeste ne suffit pas à tenir à distance la violence dont l’humanité est porteuse.
Le monde naturel présenté dans le film est un monde apaisant. Loin de lui être hostile, il n’attend que la présence de l’humanité qui n’a qu’à se glisser dans un Eden dont on aperçoit la splendeur lorsque les paysages occupent tout le cadre ou lorsque la nature sert de fond à la chevauchée des trois protagonistes William Munny (Clint Eastwood) et Ned Logan (Morgan Freeman) qui ont suivi le Kid de Schofield (Jaimz Woolvett) dans sa quête punitive.
Mais pour occuper ce monde et surtout pour y vivre ensemble les êtres humains doivent être capables de maîtriser la violence dont ils sont porteurs, ou s’ils n’en sont pas capables, ils doivent mettre en œuvre des mécanismes réparateurs qui apaisent les victimes. Un des moyens pour y arriver, on le sait, consiste à déléguer à quelques-uns la violence légitime, celle qui s’exerce pour préserver la communauté contre ceux qui ne respectent pas ses règles de vie. Traditionnellement dans le western ce rôle est confié au sheriff et à ses adjoints. Mais tout le film va le montrer,  cette condition à elle seule n’est pas suffisante.
Dans un bordel d’une petite ville du Wyoming un cow-boy se sentant humilié par la remarque d’une prostituée sur la taille de son pénis, lui taillade le visage avec son couteau pendant que son ami la maintient contre le mur de la chambre. Les autres prostituées se sentant solidaires de Délila qui a été défigurée, exigent du sheriff (Gene Hackman) appelé sur les lieux du drame, qu’il punisse les coupables. Celui-ci faisant office de juge et de tribunal établit une sentence et demande aux deux cow-boys de dédommager le tenancier du bordel. L’une des prostituées estime que ce n’est pas juste et pour faire payer les deux cow-boys, toutes les prostituées se cotisent pour mettre à prix leur tête. On trouve ici le premier thème du film, la justice mal rendue n’a pas clos le cycle de la violence ouvert par l’agression de Délila (Anna Thomson). Ce cycle va se continuer par la vengeance exigée comme réparation, mais l’on sait aussi que la vengeance n’est qu’une violence sans fin, une « vendetta » une violence toujours potentiellement présente comme une menace qui peut anéantir ceux là-même qui en use.

On peut suivre la deuxième thématique à travers le personnage du sheriff. Chargé de la protection de la communauté, lui seul peut faire usage de la violence, mais celle-ci doit être proportionnée à la menace, elle doit être raisonnable et ne doit pas dépasser une certaine mesure pour ne pas tomber dans la sauvagerie et remettre en cause ce qui la fonde, c’est-à-dire le droit. Or le sheriff lorsqu’il s’en prend à English-Bob (Richard Harris) un tueur de chinois venu répondre à l’appel des prostituées, ne fait pas simplement respecter la règle qui veut que l’on doit remettre son arme lorsque l’on pénètre en ville, il fait preuve d’une violence démesurée qui sidère ses adjoints et les habitants qui regardent sans intervenir. On retrouve ici aussi une figure de style caractéristique d’un grand nombre de westerns, celle de la foule qui regarde la violence sans essayer d’y mettre un terme en secourant le plus faible,  une foule qui assumera cette culpabilité collective dans la honte de s’être montrée lâche et la peur d’une punition toujours possible. De même, aveuglé par son « hubris  » le sheriff fera mourir sous ses coups de fouet Ned Logan le compagnon de William Munny autorisant celui-ci à se venger dans une sorte de réciprocité de la violence rendue licite dès-lors que celle-ci n’a plus de mesure, dès lors qu’elle n’est plus tempérée par la peur de mourir qui reste la barrière ultime pour empêcher que les hommes ne deviennent des tueurs comme le confirmera le kid de Schofield en disant « Je ne veux plus jamais tuer. Je ne suis pas comme toi (Munny). Je préfère être en haillon et aveugle que mort ». William Munny utilisera d’ailleurs cette peur pour sortir de la ville après avoir tué le sheriff et ses adjoints : « Je vais sortir… Tout homme que je vois dehors, je l’tue… Tout salopard qui m’tire dessus non seulement je l’tue, mais j’tue sa femme et tous ses amis… Je mets l’feu à sa putain d’maison » et de fait, personne n’aura le courage de lui tirer dessus. La peur est donc un des moyens de rompre le cycle de la violence en laissant planer la possibilité d’un retour de la vengeance : « Vous avez intérêt à enterrer Ned décemment… Vous avez intérêt à ne plus taillader ou ne plus faire aucun mal aux putains… ou j’reviendrai et vous tuerai tous salopards. »

Ainsi le meurtre du sheriff peut même être interprété comme un évènement permettant le rétablissement des conditions du retour à un certain équilibre au sein de la communauté en supprimant celui qui apportait le trouble. En n’ayant pas su donner réparation aux victimes, en privilégiant la violence anomique, le sheriff ne peut plus ramener la concorde et la paix dans la communauté. Paradoxalement c’est un homme qui a passé sa vie, jusqu’à sa rédemption, à déchaîner cette même violence aveugle, un tueur à gage « Oncle Peat dit que vous étiez le plus dégueulasse de tous les salopards vivants, vous ne connaissiez ni les états d’âme ni la peur. » qui devient un justicier. On mesure pourtant que la frontière entre ce qui est juste et ce qui ne l’est pas est ténue. Lorsqu’il tue un des cow boys, celui qui avait voulu racheter une faute qui n’était pas vraiment la sienne en donnant un cheval à la prostituée défigurée, Munny est désapprouvé par son ami Ned Logan car Munny lui n’ont plus n’est pas un vrai justicier. Dans un monde dominé par les passions des hommes les grands principes organisateurs comme la justice sont fragiles et toujours menacés. Cela fait le lien avec la troisième thématique. Les hommes qui ont choisi la violence s’excluent de la communauté humaine, ils sont seuls et surtout ils ne peuvent prendre femme et fonder une famille car on le sait pour un grand nombre de films du cinéma américain (cf « Les désaxés » de John Huston) la femme est l’élément qui acculture l’homme, qui l’enlève à sa nature sauvage et violente, qui le civilise et lui permet de vivre en communauté. C’est ce que dira Munny au Kid lorsqu’il vient le chercher Au début du film lorsque le Kid vient le chercher « Tout ça n’est plus mon truc, le whisky y était pour beaucoup, j’ai plus bu une goutte depuis dix ans, ma femme elle m’a guéri… guéri de l’alcool et du vice ». Munny a entamé sa rédemption en se mariant comme son ami Logan et même si son épouse est décédée, il continue de vivre et d’élever ses deux enfants selon ses principes moraux. Il a oublié son passé qui ne ressurgit parfois que sous la forme de cauchemars horribles qu’il ne sait interpréter, il est littéralement devenu un autre homme. Mais, contrairement à Logan qui a intériorisé qu’une certaine réciprocité unit les hommes et que le mal que l’ont fait aux uns est aussi un mal que l’on se fait à soi, ce qui l’empêchera de tuer l’un des cow-boys mis à prix par les prostituées, il ira jusqu’au bout, assassinant de sang-froid, sans conscience et sans remord. Quant  au sheriff,  c’est un solitaire qui ne sait même pas construire correctement sa maison, autre figure de style, qui s’oppose à la figure du cow-boy errant (cf « Pale Rider » de Clint Eastwood) et qui symbolise les valeurs de stabilité et de paix attachées aux fermiers, comme le rappellera Logan à son ami « Nous ne sommes plus des méchants, maintenant on est des fermiers ».

Il reste un certain nombre de micro thématiques qui traversent le film comme celle illustrée par le personnage de W W Beauchamp (Saul Rubinek) qui suit dans un premier temps English Bob pour écrire ses mémoires, puis qui s’attachera au sheriff lorsque son héros sera tombé de son piédestal et qui finalement aurait sans doute souhaité raconter la vie de Munny, héros ultime qui transcende la violence impitoyable qu’il porte en lui en assumant de lui sacrifier sa part d’humanité, car contrairement aux deux autres qui croyaient mériter de vivre parmi les hommes, lui sait que le prix de sa rédemption l’en exclut pour toujours. W W Beauchamp n’a pas compris cette vérité première énoncée par Aristote que « nous sommes ce que nous faisons de manière répétée », et ce que l’on fait parfois n’étant que la manifestation du mal insondable logé en nous, il vaut mieux alors écrire la légende (cf « L’homme qui tua Liberty Valance »). On voit donc à quel point la notion de « héros » est ambivalente et s’oppose à celle du western traditionnel comme « Le train sifflera trois fois » où le sheriff (Gary Cooper) est un homme bon, généreux et courageux, un héros sans tâche accréditant le mythe d’une conquête de l’ouest idéalisée comme une avancée civilisatrice, alors qu’Eastwood nous montre au contraire, que le meurtre et la violence sont la matrice même de cette conquête.

Il faudrait aussi interroger les personnages féminins dont le corps est le réceptacle de la violence sexuelle exercée par les hommes et l’admiration que peut exercer sur elles le personnage de Munny, incarnant d’une certaine façon la virilité liée à la capacité d’utiliser les armes à feu pour dominer le monde.  Si l’on accepte l’idée que la nature vierge, cet ouest mythique ouvert à la conquête est un corps féminin où l’homme imprime sa marque, il est facile de construire une homologie entre les deux. Ainsi la passivité des foules (Pale rider, L’homme des hautes plaines) peut-elle être vue comme une perte de la virilité des hommes. En transférant le monopole de la violence légitime au sheriff, les hommes de la communauté sont littéralement devenus impuissants, ils ont perdu leur capacité à séduire les femmes, d’où la scène finale lorsque les prostituées suivent du regard Muny s’en allant sous la pluie, qui symbolise la virilité du mâle qui porte une arme et vers qui le désir féminin peut se tourner, ce qui là non plus n’est pas sans ambiguïté, car comme on le verra dans « l’homme des hautes plaines ».

Pour terminer on notera la narration circulaire qui permet d’interpréter le film comme un épisode clos, une parenthèse dans la vie de Munny. Juste après le plan initial et juste avant le plan final on retrouve la même ambiance la ville de nuit et sous la pluie et surtout on a un plan presque identique au début et à la fin du film, la petite différence entre les deux plans fait toute la différence à chacun de l’interprèter…
Impitoyable est donc un film magnifique, plein d’humanité, illuminée par la présence charismatique de Morgan Freeman au milieu d’un casting particulièrement convainquant…

 

 

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 09:10

Vendredi sur mer
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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 08:40

 

 

 

« À notre malheureuse époque où chaque instant que nous vivons est marqué par d’horribles « exploits » guerriers, où l’argent dont nous aurions tant besoin pour aménager la terre est dépensé par les États en fumée, sous le couvert de projets prétendus scientifiques qui cachent mal le but d’accroître leur puissance militaire et leur pouvoir de destruction future, où nous polluons l’air et l’eau et détruisons l’innocent monde animal (et, plus insidieusement, nous-mêmes) ; où une sarabande de commercialisation atteint l’art, la littérature, et la science elle-même, et où les plus simples et les plus utiles réformes (oecuménisme, lutte contre la misère et le racisme, limitation des naissances qui assurerait la dignité de chaque naissance humaine et empêcherait le fourmillement des foules de détruire l’homme) sont sauvagement combattues par une puissante arrière-garde, où enfin l’immense majorité des enfants grandissent sans espoir de s’instruire et de contribuer un jour à l’établissement d’un état de choses meilleur – en cette triste fin de l’an de grâce 1965, avons-nous tout à fait le droit de souffrir pour nous seuls et à cause de nous seuls ? Réfléchissez-y ».

 

tiré de https://diacritik.com/2020/01/30/le-pendant-des-memoires-dhadrien-et-leur-entier-contraire-marguerite-yourcenar-la-bataille-editoriale/

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 18:27

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 08:58

 

 

 

Il était assez satisfait de leur prestation, Amélie et Gabriel1  avaient fait le job, surtout Gabriel, il avait été offensif, méprisant et même assez subtil lorsqu’il avait glissé que la FI, par son discours, poussait les jeunes au suicide, c’était pas mal vu… Il aurait dû y penser. Après tout, c’était son boulot à la LREM de trouver les  éléments de langage

qui inlassablement répétés par les ministres et les parlementaires finiraient par s’imposer aux yeux de l’opinion publique comme éléments de compréhension du débat politique pour le désamorcer ou en détourner sa charge critique. Par exemple, pour explique la tentative de suicide de ce jeune étudiant2  devant le Crous de Lyon, il avait suggéré l’idée qu’on pourrait dire et répéter que ce n’était pas un acte politique et qu’il y avait sans doute d’autres motivations dans ce geste… En répétant en boucle « ce mantra » on mettait le gouvernement à l’abri des critiques concernant le

développement de la précarité des étudiants à laquelle il avait en partie contribué en

leur réduisant les APL… Tout le monde avait été bon, sauf Sybeth3  qui avait été molle du cul avec ses termes évasifs : « il a effectivement laissé un message sur les réseaux sociaux qui semble désigner un geste qu’il qualifierait  peut-être lui de politique »… Mais dans l’ensemble la LREM avait bien géré le truc. C’est sûr il fallait une bonne dose de mauvaise foi et de malhonnêteté intellectuelle pour affirmer que ce n’était pas un acte politique quand le jeune homme avait laissé un post sur Facebook qui affirmait le contraire mais Casta avait montré l’exemple avec son : « Il n’y a pas de violence policière », depuis cette sortie on pouvait tout oser… La journée aurait pu être tip top s’il n’avait eu cette discussion avec Lamia, cette fille qu’il avait rencontrée à la sortie d’un colloque, il y a un mois et dont il était tombé raide mort… Lamia avait « l’intelligence érotique4 » une phrase qu’il avait retenue à la lecture de sa thèse sur «Le féminisme à travers les écritures de la féminité ». Cette fille l’avait séduit par l’étendue et la richesse de sa réflexion intellectuelle, une bombe neuronale… Physiquement elle était pas mal, elle avait la silhouette de cette black dont elle lui avait parlée qui luttait pour obtenir la vérité sur le décès de son frère lors d’une intervention policière, Adama ou un truc comme ça, elle lui ressemblait vaguement mais avec une peu plus foncée comme Sybeth, celle-là il faudrait qu’elle se sorte les doigts du cul et qu’elle soit un peu plus convaincante la prochaine fois… Mais Lamia était avant tout une machine à produire des interprétations conceptuelles… Si elle avait rencontré Villani sûr que ces deux-là  auraient été à l’origine d’une nouvelle lignée et le monde aurait été sauvé… Lamia n’avait qu’un défaut, elle votait Poutou5 … Bien évidemment, ce soir-là, elle lui avait parlé de cette affaire et avait réduit en poussière l’argumentaire qu’il avait peaufiné pour les perroquets de la LREM : « quelle inculture de prétendre qu’une immolation par le feu n’est pas un acte politique… comme s’il n’y avait pas eu ces bonzes bouddhistes6  qui se sont immolés à Saigon lors de la guerre du Viêt-Nam pour dénoncer le régime de Diem, ou Jan Palach7  à Prague en 69 pour protester contre l’intervention soviétique, ou encore Mohamed Bouazizi8  en Tunisie dont l’immolation a été le point de départ de la révolution qui a mis fin au despotisme de Ben Ali… Ces politiciens sont pitoyables dans leur tentative pour empêcher les citoyens de voir la responsabilité de ceux qui gouvernent le pays et qui ont mis en place cette précarité généralisée en s’attaquant à tout ce qui faisait la force de notre système de protection sociale, ils voudraient que l’on soit comme ces idiots qui regardent le doigt quand le sage désigne la lune… » Voilà ce qui arrivait quand on sortait avec une fille trop intelligente…

 

 1 - Ainsi, Gabriel Attal, Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, a déclaré : “Il n'est jamais un acte politique que de tenter de mettre fin à ses jours.” https://www.lesinrocks.com/2019/11/14/medias/tele/pas-un-acte-politique-limmolation-dun-etudiant-devant-le-crous-clement-viktorovitch-repond-au-gouvernement/
2 -  https://www.francetvinfo.fr/societe/education/qui-est-anas-k-l-etudiant-qui-s-est-immole-par-le-feu-a-lyon_3700975.html
3 -  https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/sibeth-ndiaye-sur-l-etudiant-immole-il-faut-prendre-les-choses-avec-beaucoup-de-precaution-et-refuser-a-toute-instrumentalisation-politique-1201220.html
4 - « L'Une ne disait-elle pas que l'intelligence est érotique ? » p 25 - Nu intérieur de Belinda Canone
5 -  Candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle de 2012
6 -  https://www.nouvelobs.com/photo/20170808.OBS3142/l-immolation-de-thich-quang-duc-le-moine-qui-a-fait-basculer-l-histoire-du-vietnam.html
7 -  Jan Palach, né le 11 août 1948 à Prague et mort le 19 janvier 1969 dans la même ville, est un étudiant en histoire tchécoslovaque qui s'est immolé par le feu sur la place Venceslas à Prague le 16 janvier 1969. Il est l'un des symboles en Tchéquie de la résistance au communisme et à l'occupation soviétique.
8 -  https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Bouazizi

 

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 13:38

Rochemaure - Ardèche
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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 18:08

 

 

Ca c’était une très mauvaise nouvelle1, peut-être la plus mauvaise depuis que Villani2  avait rejoint la LRM. Villani, c’était pas un électron libre, c’était plutôt le genre boson

de Higgs, imprévisible, et puis il s’était toujours méfié des types trop intelligents, persuadé, comme Audiard, qu’un con qui marche ira toujours plus loin qu’un intellectuel assis3 … Il fallait se rendre à l’évidence, ça n’avait pas ruisselé, ils avaient tout bu…  Les

riches avaient profité de la suppression de l’ISF pour s’enrichir un peu plus4. La mesure phare du quinquennat, celle qu’ils avaient tout de suite mise en œuvre pour donner le cap et marquer l’opinion aboutissait aux effets inverses de ceux escomptés… Quelle poisse. Dire que l’intense travail de réflexion et d’élaboration théorique dont ils avaient fait preuve pour aboutir à cette décision s’écroulait comme un lamentable château de carte soumis à la flatulence d’une mouche volant au-dessus de la mer des Sargasses, selon la fameuse théorie du Chaos si chère à Villani… Mais qu’est-ce qui avait foiré ? Tout avait été pourtant bien calibré et comme le disait Amélie  : « Nous avons fait notre boulot5» et c’est vrai qu’ils avaient été jusqu’au bout du bout, même si avec Villani on ne savait plus très bien ce qu’il y avait au bout du bout, parce que depuis qu’il avait écouté sa conférence : « Vers l’infini et au-delà 6» il avait des doutes, renforcés par la conviction ferme qu’il tenait de ce proverbe grec qui disait que : « Zeus rend fou ceux qu’il veut perdre » il avait fini par se demander si Villani ne voulait pas les rendre fou à la LRM… C’est vrai, que de prime abord la mesure avait de quoi surprendre, donner plus aux plus riches pour que cela bénéficie aux pauvres, c’était pas dit comme ça mais c’était l’idée, faire le bonheur des riches et en même temps selon le célèbre idiotisme macronien celui des pauvres, fallait tout oser et ça avait fait longtemps débat à la LRM : « Faut-il tout oser ou oser tout ? » même Villani n’avait pas pu trancher… Mais le cœur de cette théogonie qu’incarnait la présidence jupitérienne d’Emmanuel Macron7  voulait rompre avec tous les clivages obsolètes droite/gauche, riches/pauvres, tout cela appartenait à un monde passé qui n’avait plus de sens avec l’avènement de la startup nation. C’était ce paradoxe qu’ils avaient voulu résoudre, prendre aux pauvres pour donner aux riches pour enrichir les pauvres, un peu comme la quadrature du cercle et là où Villani aurait pu être utile, subitement y’avait plus personne... Pourtant la réponse était évidente, et il se rappelait avec émotion l’ébaubissement de leurs yeux lorsqu’il avait pris la parole, devant l’aéropage des députés LRM, pour leur apporter cette révélation, ils étaient dans le juste, ils avaient raison, pas besoin d’aller chercher des arguments chez les économistes schumpétériens8, il y avait Lao Tseu qui avait montré, de magistrale façon , que tous les débats autour de ces antinomies comme riches et pauvres pouvaient être jetés, comme la feuille de papier hygiénique qui vient de torcher un cul, dans les latrines de l’histoire… Tout était dans le Tao, pourvu qu’on le comprenne... Un peu comme Villani finalement :

 

"Ainsi, existence et non-existence s'engendrent l'un l'autre,
Difficile et facile se constituent l'un l'autre,
Long et court prennent forme l'un de l'autre,
Haut et bas se renvoient l'un à l'autre.
"


A ces mots Amélie se mit à chanter « il faut que le travail paye, il faut éviter que le travail ne devienne exploitation », Christophe s’agenouilla par terre et levant les bras il se mit à crier : « Les policiers sont des anges, peace and love, remplaçons les LBD par le LSD » Toute la LRM était en transe et lorsqu’ Emmanuel Jupiter s’approcha on entendit de tous côtés s’élever des Hosanna, Hosanna…
.
.
.
.
.
… Putain de cauchemar… Il s’était réveillé en sueur… Horrible….
Tout ça, c’était la faute de Villani… Il se présentait contre Griveaux à la mairie de Paris… Il fallait reconnaître qu’il avait des c…….

 

 

 

 1 - https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/la-suppression-de-l-isf-a-surtout-beneficie-aux-5-des-menages-les-plus-riches-selon-le-comite-d-evaluation_3639737.html
 2 - Directeur de l'institut Henri-Poincaré de 2009 à 2017 et professeur des universités, il est lauréat de la médaille Fields en 2010. Spécialiste de l'analyse mathématique, il travaille sur des problèmes issus de la physique statistique (équation de Boltzmann, amortissement Landau), de l'optimisation (problème du transport optimal de Monge) et de la géométrie riemannienne (théorie synthétique de la courbure de Ricci). Membre de La République en marche, il est élu député dans la cinquième circonscription de l'Essonne lors des élections législatives de 2017.
 3 - La citation exacte est celle-ci : Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche.
 4 - https://www.alternatives-economiques.fr/reforme-de-lisf-ruissellement-nest/00090606
 5 - https://www.liberation.fr/politiques/2018/01/07/amelie-de-montchalin-nous-avons-fait-notre-boulot-de-deputes-il-n-y-a-plus-d-isf_1620883
 6 - https://www.ece.fr/ecole-ingenieur/blog/ecole/actualites/vers-linfini-et-au-dela/
 7 - https://www.bfmtv.com/politique/ce-que-signifie-le-president-jupiterien-que-souhaite-incarner-macron-1166014.html
 8 - https://www.lepoint.fr/economie/les-conseils-de-philippe-aghion-aux-ministres-des-finances-de-la-zone-euro-14-06-2019-2319030_28.php

 

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10 octobre 2019 4 10 /10 /octobre /2019 19:29
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