Par Roderick
Car le langage révèle toujours ce qu'il veut cacher.
p 107
La nuit dit Blanchot ne parle que du jour.
p 106
Oui vraiment les mots rêvent
p 101
... le travail de la poésie, dans son effort général pour naturaliser et pour réifier le langage, consiste à effacer la motivation intellectuelle au profit d'association plus physiques, donc plus immédiatement séduisantes pour l'imagination. Avec les léxèmes élémentaires comme jour et nuit, cette réduction préalable lui est en quelque sorte épargnée, et l'on peut supposer que la valeur poétique de tels vocables tient pour une grande partie à leur opacité même, qui les soustrait d'avance à toutes motivation analytique, et qui, par là même, les rend plus concrets plus ouverts aux seules rêveries de l'imagination sensible.
p 111
Reste à considérer l'incidence d'un fait d'ordre non plus phonique ou graphique, mais grammatical, qui est l'opposition de genre entre les deux termes. On ne rappellera pas ici
tout ce que Bachelard a si bien exposé, spécialement dans la Poétique de la rêverie, de l'importance du genre des mots pour la rêverie sexualisante des choses, et de la nécessité,
pour l'étude de l'imagination poétique, de ce qu'il proposait d'appeler la génosanalyse.
p 119
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