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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 10:15
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 17:45

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 21:33

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 08:21

 

Au micro d’Europe 1, Nadine Morano évoque les problèmes en Libye et des réfugiés qui la fuient. Elle a alors cette saillie sublime :

«On dit qu’ils quittent leur pays, ils fuient la guerre. Heureusement qu’on n’a pas fait pareil, nous, en 1939-1945 ou en 1914 ! On a tous des aïeux qui reposent dans la terre de France qui se sont battus pour la liberté et pour sauver la France.» Et de leur demander de prendre les armes : «Il faudrait […] que ces personnes, plutôt que de fuir, car ce n’est pas la solution, se battent pour leur pays et qu’on les accompagne dans ce combat ! Il faut leur permettre de rester chez eux !»

 

 

Que Nadine Morano ne comprenne rien au monde dans lequel nous vivons n'est pas surprenant, mais qu'elle ait si peu d'empathie pour cette humanité en marche rassemblée au delà des différentes nationalités qui la composent dans le mot "migrants", qu'elle soit si peu sensible à l'humanité que le photographe Daniel Etter a su dégager des images qu'il nous transmet est un grand sujet d'accablement...

Mais rien n'est définitivement perdu et sans doute faut-il croire au miracle. Comme il serait beau alors d'entendre Nadine Morano reprendre St Matthieu :

 

 

"Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli"

Evangile de St Matthieu, Chapitre 25

 

 

Et pour les durs de la feuille, pour tous ceux qui n'auraient pas bien compris ce que le mec a voulu dire, le type qui se fait appeler "Seigneur" précise sa pensée un peu plus loin...

 

"Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
 
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
 
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
 
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
 
Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
 
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
 
 
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 20:52

 

 

Un article intitulé "Les fourberies de Sapin"

paru dans Le Monde Diplomatique d'Août 2015

 

Interrogé sur France Inter le 29 juin sur le rôle du Fonds monétaire international (FMI) dans l'interruption des négociations entre la Grèce et ses interlocuteurs, le ministre des finances français Michel Sapin a repris un argument régulièrement avancé par les créanciers d'Athènes: «Le FMI ne répond pas devant des pays d'Europe, il répond de sa responsabilité devant l'ensemble des pays du monde. Et, dans ces pays du monde, savez-vous ceux qui étaient les plus exigeants ? L'Argentine, le Brésil. Des pays qui avaient, par le passé, bénéficié de l'aide du FMI et qui posaient une question à la directrice générale [Christine Lagarde] : "Pourquoi êtes-vous plus flexible avec un pays européen que vous ne l'avez été avec nous ? "»
 

Interrogée par Le Monde diplomatique, Mme Maria del Carmen Squeff, ambassadrice d'Argentine en France, dément dans un courriel daté du 30 juin 2015 : « Cette information est totalement inexacte. L'Argentine s'est solidarisée avec la Grèce. D'ailleurs, (...) le ministre [Axel] Kicillof et le chef de cabinet de la présidente Cristina Fernândez de Kirchner, M. Anibal Femândez, ont publiquement soutenu le gouvernement et le peuple grecs, et ont dénoncé les politiques d'ajustement que l' ex- "troïka" entend leur imposer. »
 

Dans un courriel adressé à l'édition brésilienne du Monde diplomatique le 1er juillet 2015, le conseiller spécial de la présidente Dilma Rousseff, M. Marco Aurélio Garcia, dément également.

 

 

Mentir c'est pas toujours mourir un peu ? - Grèce
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 08:06
Ometepe - Luciano saracino et Javier De isusi

L'île d'Ometepe est un de ces lieux où la frontière entre le réel et l'impossible
semble inexistante. Oscillant entre l'un et l'autre, les histoires y jaillissent à gros
bouillons.


Car il est vrai qu'au coeur de l'île s'étend le Charco Verde, lagune dans les profondeurs
de laquelle existe une colonie d'êtres sous-aquatiques appelée El Encanto.
Il est vrai qu'il y a un lutin protecteur à la morale étrange du nom de Chico Largo,
qui fait le bien et le mal à parts égales. Il est aussi vrai que si l'on a le malheur de
ramasser quelque chose dans les environs du Charco Verde, l'on disparaît à jamais.
Un bien bel endroit, celui où les histoires ont réussi à demeurer en vie.
L'île d'Ometepe inspira de belles lignes à Mark Twain.


Sur le long chemin qui mène au sommet d'un des volcans, nous étions deux
jeunes gens venus de deux continents différents et nous avons été soumis à un même
sortilège qui nous a conduits à consacrer notre vie aux histoires.


Nous sommes retournés l'un comme l'autre à Ometepe à plusieurs reprises, pas
physiquement, bien sûr, mais à travers nos récits, conscients de la dette que nous
avons envers cette île. Elle est apparue plus d'une fois dans nos oeuvres, parfois en
tant que simple source d'inspiration, parfois sous la forme d'un authentique hommage
à cet endroit qui nous a tant donné.


L'ouvrage que vous tenez entre vos mains est une tentative de nous acquitter de
cette dette contractée alors. C'est une compilation de différentes histoires en lien
avec l'île, élaborées - presque toujours par pur plaisir - tout au long de huit années.
Quelques-unes nous furent narrées sur place, d'autres sont le fruit de notre imagination
captivée par le charme des lieux. Il a fallu en redessiner certaines par souci de
cohérence graphique. Pour d'autres, c'est le texte qu'il a fallu retoucher.


Au moment de les assembler et les agencer, quelle ne fut pas notre surprise de
découvrir que les six histoires étaient reliées entre elles depuis le début. Un des lutins
de l'île nous avait sans doute accompagnés durant le processus.
Parfois, quand le monde devient trop tangible, réel à l'extrême, cela nous fait
beaucoup de bien de repenser un moment à Ometepe.
Avoir la certitude - fût-elle onirique - qu'il existe un lieu où, à cet instant précis,
un lutin se promène allègrement.
Et où les riverains ne s'enfuient pas sur son passage mais au contraire le saluent.


Luciano Saracino et Javier de Isusi

 

 

 

Ometepe - Luciano saracino et Javier De isusi
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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 08:23
Résister - Grèce

 

 

Extraits des discours d'Alexis Tsipras

 

« Nous avons affronté, dans un combat inégal, de puissants pouvoirs financiers, dit-il. Le peuple grec sait distinguer entre ceux qui perdent une bataille déséquilibrée et ceux qui rendent les armes. »

 

« Nous n’avons pas perdu le soutien de la société. Nous ne permettrons pas qu’un gouvernement de gauche soit renversé. Nous ne ferons pas à nos opposants la faveur d’être une parenthèse »

 

« J’ai cru que cette Europe pouvait être changée, que le droit pouvait primer sur les intérêts des banques. Nous étions seuls, face à tout le système financier mondial. La vérité, c’est que cet accord a été imposé de manière cruelle, a expliqué le premier ministre grec. Mais c’est pour eux une victoire à la Pyrrhus, qui finira par se retourner contre eux. Durant cinq mois, nous avons semé des graines de démocratie et de dignité, elles finiront par fleurir. Les fissures dans le mur de l’austérité sont là, il ne résistera pas. »

 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 09:46
Zoé Konstantopoulou - Grèce

Extrait du discours de Zoé Konstantopoulou, présidente du parlement grec, sur le projet soumis par le gouvernement aux créanciers le 11/07/2015

 

 

Depuis cinq mois, le Gouvernement, qui a comme tronc la Gauche et comme noyau les forces anti-mémorandum, livre un combat inégal dans des conditions d'asphyxie et de chantage contre une Europe qui a trahi les objectifs inscrits dans ses statuts, à savoir le bien-être des peuples et des sociétés, une Europe qui utilise la monnaie commune, l'euro, non pas comme moyen d'atteindre le bien-être social, mais comme levier et instrument d'assujettissement et d'humiliation des peuples et des gouvernements rebelles, une Europe qui est en train de se transformer en une prison cauchemardesque pour ses peuples alors qu'elle a été construite pour être leur maison hospitalière commune.


Le peuple grec a confié à ce Gouvernement la grande cause de sa libération des chaînes du mémorandum, de l'étau de la mise sous tutelle et de la mise sous surveillance qui a été imposée à la société sous le prétexte de la dette, une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable, dont la nature, comme l'ont démontré les conclusions préliminaires de la Commission pour la Vérité de la Dette Publique, était déjà connue par les créanciers depuis 2010.


Une dette qui n'a pas surgi comme un phénomène météorologique, mais qui a été créée par les gouvernements précédents avec des contrats entachés de corruption, avec des commissions, des pots-de-vin, des clauses léonines et des taux d'intérêt astronomiques dont ont tiré bénéfice des banques et des compagnies étrangères.

Une dette que la Troïka, en accord avec les précédents gouvernements, a transformée frauduleusement de dette privée en dette publique, sauvant ainsi les banques françaises et allemandes mais aussi les banques privées grecques, condamnant le peuple grec à vivre dans des conditions de crise humanitaire, et en mobilisant et rétribuant pour ce faire les organes de la corruption médiatique chargés de terroriser et tromper les citoyens.


Cette dette, que ni le peuple ni le gouvernement actuel n'ont ni créée et gonflée, est utilisée depuis cinq ans comme instrument d'asservissement du peuple par des forces qui agissent à l'intérieur de l'Europe dans le cadre d'un totalitarisme économique.
 

Au mépris de la morale et du droit, l'Allemagne n'a pas acquitté jusqu'à aujourd'hui ses dettes à la petite Grèce résistante dont l'histoire reconnaît l'attitude héroïque. Des dettes qui dépassent la dette publique grecque et représentent un montant de 340 milliards d'euros selon les calculs modérés de la Commission de la Cour des Comptes qui a été créée par le gouvernement précédent, quand la prétendue dette publique grecque a été chiffrée à 325 milliards d'euros. L'Allemagne a bénéficié du plus grand effacement de dette après la Seconde Guerre Mondiale afin qu'elle se remette sur pied, avec le concours généreux de la Grèce. Or, c'est cette même Allemagne qui a accordé sa protection à des responsables d'entreprises coupables d'actes de corruption avec les précédents gouvernements et leurs partis politiques, comme Siemens, et elle les a protégés en les soustrayant à la justice grecque.
 

 

Zoé Konstantopoulou - Grèce
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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 15:55

 

 

 

 

Dans un éditorial de "L'opinion" publié le dimanche 28 juin 2015 à 19h56, Luc De Barochez, rédacteur en chef numérique se lâche...

 

Ce n’est pas seulement le sort de la Grèce qui se joue cette semaine. Les décisions prises vont influencer le projet européen lui-même, l’avenir de la monnaie unique, les politiques économiques et les comptes publics. Pour naviguer entre Charybde et Scylla, quelques idées claires sont indispensables :

Face à des maîtres chanteurs, seule la fermeté paye.

C'est vrai, Alexis Tsipras se trouvait face à des maîtres chanteurs qui n'ont pas hésité à agiter, au mépris des règles institutionnelles de l'Europe, la sortie de la Grèce de la zone euro.

 

Le référendum convoqué par Alexis Tsipras dévoie la démocratie.

Puisqu'on parle de la Grèce, retournons au sens premier du terme inventé par les grecs justement : la démocratie est un régime politique dans lequel le peuple a le pouvoir et le référendum est un procédé de démocratie semi-directe par lequel l'ensemble des citoyens est appelé à exprimer une position sur une proposition qui leur est soumise. Tsipras est donc bien du côté d'Aristote, alors que Luc De Barochez semble plutôt avoir choisi le camp des sophistes : Aujourd’hui, le mot « sophiste » qualifie de manière péjorative celui qui profite des ambiguïtés du langage pour produire des raisonnements ou des arguments apparemment solides, c'est-à-dire prenant l'apparence de la rigueur démonstrative, mais contenant en réalité un vice ou une perversion volontaire visant à manipuler ou à tromper l’auditeur. (Wikipédia)

 

Quitter sans prévenir les négociations avec ses pairs européens, pas moins légitimes que lui, appeler son propre peuple à voter « non », qui plus est sur des propositions devenues caduques du fait même de la rupture, tout cela témoigne de l’incompétence, de l’irresponsabilité voire de la malhonnêteté de Syriza.

Vraiment des pourris ces grecs...

 

Rembourser son dû est au fondement de l’Etat de droit. Il est pernicieux de construire une Union où, par souci de préserver l’euro, les pays créanciers renflouent à grands frais un débiteur insolvable. 

Là encore un petit retour à l'histoire ne fait pas de mal : Un accord signé en 1953 avait permis à la RFA d'annuler plus de 60% de sa dette contractée avant et après-guerre. La Grèce était alors un des 21 créanciers de la RFA. Dommage que Luc De Barochez ne soit pas l'homme qui murmurait à l'oreille d'Angela Merkel.

 

Ils aggravent leurs pertes futures et empêchent la Grèce de trouver par elle-même les voies de son salut.

Sans compter, que pour le salut, c'est pas gagné au vu de la décoxtion préparée à Bruxelles, surtout si l'on regarde ce qui est arrivé à l'économie grecque depuis l'adoption des plans acceptés par le précédent gouvernement d'Antonis Samaras : "Au nom de réformes dont le pays a réellement besoin, on baisse les salaires et les retraites de 35 à 40 %, on augmente les impôts de 25 %, on dérégule le marché du travail, annule les conventions collectives, ferme les hôpitaux, prive de chauffage les écoles... Elles sont où les réformes ? Dans les 30 % de Grecs qui n'ont plus accès aux soins ? Dans le tiers de la population passé sous le seuil de pauvreté ? Dans les 27 % de chômage, dont 62 % chez les moins de 30 ans, ou dans le parti néo nazi, devenu troisième parti du pays ?" Le Monde 16 06 2013  Angélique Kourounis

 

Un défaut implique une sortie de la zone euro. Le peuple grec doit se déterminer en connaissance de cause. Des banques sans argent et des capitaux contrôlés vont lui donner dès cette semaine un avant-goût d’une vie sans euro.

Cette remarque qui sonne comme la menace d'une punition possède un arrière goût de petit mensonge : un retrait de la zone euro est-il possible ? «Rien n'est prévu à ce sujet dans les traités, car cette possibilité n'a jamais été envisagée», explique le spécialiste de l'Ifri. «Comme aucune sortie n'est prévue, cela signifie que l'adoption de l'euro a un caractère irréversible.», explique Vivien Pertusot sur Le Figaro.fr

 

 

– Avec ou sans la Grèce, c’est d’abord le caractère précaire et inachevé du projet européen qui explique la crise. Une monnaie commune nécessite un budget commun, une fiscalité commune, un gouvernement économique commun. Le défi attend d’être relevé.

Dans un entretien à El Pais, Jean-Claude Junker a dit très cruement à quoi servirait un tel gouvernement en parlant du programme sur lequel Tsipras avait été élu : " Les propositions de certains de ces partis ne sont pas compatibles avec les règles européennes". Ainsi, laissés hors de portée du suffrage universelle lorsqu'il s'exprime dans des élections, les traités ne seront plus  qu'un vaste carcan destiné à museler les peuples qui voudraient se libérer du joug que fait peser sur eux la construction européenne telle qu'elle est déssinée aujourd'hui par des dirigeants qui roulent pour d'autres que ceux qu'ils gouvernent.

 

 

– Quand un gouvernement, comme celui d’Alexis Tsipras, admet ne plus être en état de gouverner, ce n’est pas un référendum qui est requis mais de nouvelles élections. Ce serait-là, enfin, un vrai acte démocratique et responsable de sa part. Qui donnerait à la Grèce, et à l’Europe, la chance d’un nouveau départ.

Ca résonne comme un appel à renverser le gouvernement tout ça... Il faut bien avouer que ce rêve fou était partagé par plus d'un (à moins que ce ne soit ici qu'il faille parler de fous) : "Le président du Parlement européen Martin Schulz a espéré dans la presse allemande la nomination d'un "gouvernement de technocrates" en Grèce pour en finir avec "l'ère Syriza", après une éventuelle victoire du oui au référendum de dimanche." Le Figaro.fr

 

où est-il le temps béni des colonels ?

 

 

"Les maîtres chanteurs" L'opinion - Grèce
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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 15:03

 

 

“Alexis Tsipras fait le contraire du programme pour lequel il a été élu. Il n’a eu besoin que de quelques jours pour faire un bras d’honneur au peuple grec. C’est inutile de faire un référendum coûteux pour, quatre jours après, changer son fusil d’épaule. Tsipras est un populiste doublé d’un extrémiste”.

 

 

Décidément, ces grecs sont cochons...
Après le faux doigt d'honneur de Yannis Varoufakis,
Nadine Morano a vu Alexis Tsipras faire un vrai "bras d'honneur au peuple grec."

 

En fine annaliste de la crise grecque, Nadine Morano n'a absolument pas compris que le premier ministre grec à qui les dirigeants européens avaient mis un flingue sur la tempe pour qu'il accepte un plan qui va mettre la Grèce un peu plus à genoux qu'elle ne l'est déjà, ne pouvait pas faire autrement que d'approuver ce plan.

 

Elle n'a pas compris non plus, que ces mêmes dirigeants se torchaient le c.. de la démocratie et qu'une élection comme celle qui a permis à Siriza d'arriver au pouvoir en Grèce, ou qu'un référendum, même lorsqu'il y a 61,31% des votants qui expriment leur rejet des plans d'austérité proposés par les dirigeants de l'Union Européenne, n'avaient aucune valeur par rapport à l'orthodoxie libérale sensée s'imposer aux peuples, grâce à l'arme absolue que la dette est devenue.

 

Mais Nadine Morano n'a sans doute pas beaucoup de mémoire en plus d'une mauvaise vue, qui lui fait prendre ce qu'elle voit, un incroyable chantage politique et économique mené par des dirigeants qui défendent un monde dominé par les intérêts égoïstes et mesquins d'une minorité, pour ce qu'elle croit être "un principe de réalité". Ainsi a-t-elle purement et simplement oublié, que les français consultés en 2005 par référendum sur la question de savoir s'ils approuvaient le traité établissant une constitution européenne avaient répondu non à 54,68% et qu'en 2008, Nicolas Sarkozy avait fait ratifier par voie parlementaire le traité de Lisbonne qui était une copie conforme du traité constitutionnel pourtant rejeté(1). En regardant dans son rétroviseur, Nadine Morano peut-elle voir le président de la république française faire un bras d'honneur au peuple français ?

Reste l'accusation d'extrémiste. Il est vrai que Nadine Morano possède une certaine expertise personnelle en ce domaine (voir le lien plus bas)...

Que l'on préfère un perdant magnifique, qui rend à la politique ses lettres de noblesse à cette triste incarnation d'un psittacisme mortifère, ne fait pas de doute...

 

 

1 Valéry Giscard d'Estaing a déclaré, concernant le traité de Lisbonne : « Ils sont partis du texte du traité constitutionnel, dont ils ont fait éclater les éléments, un par un, en les renvoyant, par voie d'amendements aux deux traités existants de Rome (1957) et de Maastricht (1992). (...) La conclusion vient d'elle-même à l'esprit. Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l'on cherche».

ou le reportage d'Antenne 2

 

 

 

 

 

Nadine Morano - Grèce
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