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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 10:46
L'inspecteur Canardo - Sokal
L'inspecteur Canardo - Sokal
L'inspecteur Canardo - Sokal

 

 

 

 

 

Une prostituée embauchée pour piéger un ministre dans un sombre traquenard au relent de scandale politique, qui devient le jouet de ses propres illusions imaginant que d'un coup le monde puisse retourner à sa pureté originelle, voilà rapidement résumée l'intrigue de l'album. Pour le reste, on oublie facilement l'enveloppe animalière des personnages pour ne s'attacher qu'à leur comportement anthropomorphique et de ce point de vue l'album est assez réussi, avec un inspecteur Canardo toujours aussi désanchanté, aux allures de Gabriel Rovère interprété par Jean François Balmer dans la série TV "Boulevard du palais".

Le monde est sans doute pourri et nous participons à cette pourriture. En avoir conscience et l'accepter, comme la situation banale de l'humanité tout en cherchant le moyen d'en atténuer tout le tragique, semble être la voie choisie par l'inspecteur Canardo qui, en depit de son apparence animale, s'inscrit dans la lignée des grands détectives du roman noir américain.

 

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 10:10
La Baume - Ardèche
La Baume - Ardèche
La Baume - Ardèche
La Baume - Ardèche
La Baume - Ardèche
La Baume - Ardèche
La Baume - Ardèche
La Baume - Ardèche
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 09:01

 

 

 

 

 

Je me demande si dans la nuit lente

quand l'âme vient à ras du sol quand règne

le songe, je me demande si tu descends

de si haut, si tu laisses

ton masque de pierre

si tu cours dans la ville

frappes aux portes

par quoi l'homme défend comme il peut

sa secrète misère

et si criant :

"Présent fut avenir, mais dans la poussière

il est un grain d'amour qui jamais ne périt"

 

 

A don Francisco de Quevedo, en pierre

 

 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 19:42

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vis pour mon art en utilisant toutes les émotions que je porte. Cela me conduit à une solitude qui prend de plus en plus de place, renforcée sans doute par le fait que je suis plutôt d'une nature solitaire.

Or cette solitude est remplie des émotions des rôles que je chante. Cela a toujours été le cas mais, par le passé, ma vie sociale prenait davantage de place. Il m'arrivait plus fréquemment de sortir avec des collègues, ce qui m'aidait à m'extérioriser davantage.

Je ne pourrais pas expliquer pourquoi mais, plus je travaille et expérimente au quotidien, et plus cela devient obsessionnel car je m'efforce de parvenir à être la plus vraie et la plus juste possible tout en faisant mon possible pour qu'aucune représentation ne soit semblable à une autre.

Mon souhait est qu'un spectateur qui m'aurait vu dix fois dans le même rôle puisse repartir après chaque représentation avec un sentiment différent. Aussi, cela me demande d'aller chercher très profond en moi pour devenir le rôle que je chante et, par conséquent, cela a pour effet de me détacher de la réalité.

Je suis une personne plutôt timide et le monde extérieur est si matériel que je me sens bien plus en phase avec la recherche que je mène sans relâche. Mais elle m'entraîne dans une autre dimension où le matériel laisse place à l'émotion et qui me donne l'impression d'exister bien plus intensément. Au point que le retour au quotidien est difficile.

Je sais que je ne suis pas parfaite, et cette recherche de perfection me porte dans cette direction. J'ai récemment chanté Thaïs à Sao Paulo et j'ai vécu cette production comme un rêve. L'alchimie très spéciale qui reliait tous les participants était si belle et si forte que je suis restée troublée, pour ne pas dire hantée, pendant une semaine après la fin des représentations.

Je me souviens m'être retrouvée dans la rue avec la sensation que les gens autour de moi étaient immatériels…

 

 

 

Superbe interview  à retrouver sur Tutti magazine

.

 

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:57

 

 

 

 

 

 

Marx01

 

 

Lors de la séance du 19 juin 1906 à la Chambre des députés, Jaurès résumait ainsi

sa démonstration en répliquant à Georges Clemenceau, ministre de l'Intérieur :

« Tandis que l'acte de violence de l'ouvrier apparaît toujours et est toujours défini,

toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons,

des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s'évanouit dans une sorte d'obscurité (...). »

« Le patronat, venait-il de dire, n'apas besoin, lui, pour exercer une action violente,

de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses !

Quelques hommes se raysemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l'intimité

d'un conseil d'administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes

désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis

vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers; ils décident que

les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés: seront désignés par

des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l'universelle vindicte patronale. (..). »

 

Le 19 juin à la Chambre, il réplique encore à Clemenceau, posant au gardien suprême de l'ordre social : 

« Ce que les classes dirigeantes entendent par le maintien de l'ordre, c'est

seulement (...) la répression de tous les excès de la force ouvrière; c'est aussi, sous

prétexte d'en réprimer les écarts, de réprimer la force ouvrière elle-même et de

laisser le champ libre à la seule violence patronale. »

 

Les citations de Jaurès sont tirés d'un article du journal L'Humanité du 13/10/2015

 

 

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 16:32

 

On rapporte que l'auteur dramatique O'Neill disait que tout n'était que Rêves de Fumeur de pipe.

p 23

 

Qu'est-ce que la vie, sinon le souvenir de culs et de cons que l'on a pénétrés ?

p 26

 

C'est que je pensai (ou imaginai) avoir la capacité d'exciter avec des mots, bons ou mauvais, que j'étais vraiment condamné à écrire des choses que l'on pourrait mépriser, que l'on méprise très probablement, en raison de leur contenu viscéral (organique).

p 101

 

Le langage de l'amour est souvent brutal.

p 109

 

Parmi les choses que comprend l'amour, aussi illimitée que la vie et peut être la mort, figure la destruction de soi et peut-être aussi l'objet de l'amour !

p 147

 

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 16:44
Protest song - Medine

"La musique arme les hommes non-armés"

 

" Il y a un romantisme dans le rap" explique Médine. "Dans ma vie d'adolescent, dans ma vie homme, j'ai vraiment été influencé par des rappeurs. Des gens -les rappeurs- qui vivaient la même situation que nous nous proposaient des solutions inspirées du même référentiel que le nôtre. Les professeurs aussi ont joué ce rôle tout autant. Si je me suis mis à m'intéresser à l'histoire c'est grâce à Akhenaton à la littérature c'est grâce à Oxmo Puccino. Je veux influencer des jeunes en rupture de sens, en rupture sociale, mais aussi des jeunes de tous milieux sociaux. Des morceaux de rap peuvent accompagner leur vie".

 

 

Dans une interview du Huffington Post en lien

 

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 16:07

Sex

drug

and rock'n roll

 

 

Un graphisme qui laisse le temps à l'image

de respirer...

une histoire qui refuse de laisser les ans

clôturer l'envie de vivre...

Si les petits ruisseaux, ne font pas une grande BD

ils coulent gentiment, en bousculant tous les barrages

qui pourraient les empêcher d'emmener à la mer

cette immense bouffée d'air dont la vie

ne peut se passer...

 

 

 

 

Les petits ruisseaux - Pascal Rabaté
Les petits ruisseaux - Pascal Rabaté
Les petits ruisseaux - Pascal Rabaté
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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 19:28

 

 

 

Le volume de sa voix calme montait en moi, elle criait, je me tournai vers la jetée vide. Je m'arrêtai pour la regarder. Une robe blanche, une pâquerette à l'oreille, une odeur différente de celle des amandes,je la fixai, le regard bloqué sur elle. Ce fut ma première perception évidente de la beauté féminine. Elle n'est pas sur les couvertures des magazines, sur les podiums, sur les écrans, elle est au contraire soudain tout près. Elle fait tressaillir et elle vide. Je restai comme ça.

p 91

 

 

Ceux qui ont eu des enfants ont vu le temps grandir sur eux. Moi, j'ai pu le suivre sur les arbres plantés, sur l'ombre des feuillages qui s'élargit par terre. Je n'ai pas compensé par la naissance de fils la perte de mes deux parents morts dans mes bras, en lorgnant à la dérobée leur prolongement sur les nouveaux enfants.
Les vies de mes deux parents sont dans la prison des absents et aucun jour ne passe sans que j'attende dehors. Je posais des questions sur la guerre pour mesurer la distance entre cette époque et la mienne, mais il n'y avait pas de mesure. J'ai grandi avec la lumière électrique, je ne sais rien du temps où un enfant de Naples allait recueillir la cire coulée des cierges à l'église, pour la revendre. Il existe des distances qui peuvent se dire mais pas se compter.

p 122

 

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 20:51

 

"Je contribue à l'idée que les chinois se font de nous, j'ai du fric et je le dépense."

Pierre

 

Shanghai, mars 2008, Pierre est accueilli par des expatriés français qui l'initient à leur vie pleine de futilités qu'ils mènent en Chine. Bientôt à court d'argent, en raison d'un héritage qui ne vient pas, il rationne ses dépenses, en particulier il ne se nourrit presque plus, ce qui change sa perception des choses en même temps qu'il découvre une autre Chine très loin de celle des expatriés.

 

A voir le site de l'auteur pour le connaître un peu plus, et en prime la possibilité de lire en ligne gratuitement cette BD.

 

Ca ne coûte rien - Saulne
Ca ne coûte rien - Saulne
Ca ne coûte rien - Saulne
Ca ne coûte rien - Saulne
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