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Jean Jaurès et la violence patronale

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Marx01

 

 

Lors de la séance du 19 juin 1906 à la Chambre des députés, Jaurès résumait ainsi

sa démonstration en répliquant à Georges Clemenceau, ministre de l'Intérieur :

« Tandis que l'acte de violence de l'ouvrier apparaît toujours et est toujours défini,

toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons,

des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s'évanouit dans une sorte d'obscurité (...). »

« Le patronat, venait-il de dire, n'apas besoin, lui, pour exercer une action violente,

de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses !

Quelques hommes se raysemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l'intimité

d'un conseil d'administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes

désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis

vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers; ils décident que

les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés: seront désignés par

des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l'universelle vindicte patronale. (..). »

 

Le 19 juin à la Chambre, il réplique encore à Clemenceau, posant au gardien suprême de l'ordre social : 

« Ce que les classes dirigeantes entendent par le maintien de l'ordre, c'est

seulement (...) la répression de tous les excès de la force ouvrière; c'est aussi, sous

prétexte d'en réprimer les écarts, de réprimer la force ouvrière elle-même et de

laisser le champ libre à la seule violence patronale. »

 

Les citations de Jaurès sont tirés d'un article du journal L'Humanité du 13/10/2015

 

 

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