Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

Recherche

28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 20:02

 

 

 


Née en 1972, Alkmaar
Vit et travaille à Alkmaar
Les modèles d’Hellen van Meene sont presque toujours des adolescentes chez lesquelles prédomine une certaine ingénuité. Leur féminité sensuelle transparaît parfois à travers leur pose ou leur regard. Les photos révèlent surtout l’incertitude identitaire des jeunes filles.



hellen van meene 04

hellen van meene 05

hellen-van-meene 02

hellen-van-meene 01 bis

hellen-van-meene 06

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 15:16


Suivez sur 10 ans l'évolution de la déforestation en Amazonie grace à la Nasa.

link

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 18:21

 

Les actrices de cette époque étaient d'abord inscrites dans un visage, des yeux, un regard et seul semblait compter le haut de leur corps dont le bas disparaissait dans une métonymie figurative qui leur conférait à la fois la pureté du désir et son inhibition tant l'image proposée pouvait tenir le sexe à distance dans une non éxistence.


Bennet Joahn02

Visage épuré dont la grâce tient à ce qu'il montre son au delà, ce qui n'est pas accessible au regard mais ce qui est perçu par la raison lorsqu'elle prend le relai des sens, ces actrices ne sont pas charnelles mais charmantes.


bennett joan03

Elles sont le charme dénudé de son aspect trivial, expurgé de sa composante obcène, la beauté éthérée d'un être dont la pure essence est d'être irréel.

Mais l'image n'est jamais aussi pure que l'idée que l'on se fait d'elle et parfois l'imaginaire reprend ses droits, utilisant l'interstice, la fissure propisce au désir, l'écart qui laisse le passage du corps au dehors pour ramener l'être à sa présence.


Bennett, Joan (Scarlet Street) 01

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 08:41
Elizabeth George

Barbara Havers et Thomas Linley une sorte de Daniel Wilde et Brett Sinclair (The Persuaders) de sexe opposé, une antithèse un peu forcée et convenue, le riche et la pauvre, le beau cavaleur et la moche coincée, une figure de style batie sur des oppositions qui laissent penser que leur principale vertue, contrairement aux polarités électriques, sera au bout de la narration de réduire cet écart qui les sépare en révélant le poid d'un passé que chacun porte comme une croix et ce ne sera pas la seule référence au religieu qui sera convoqué par l'évocation d'un personnage dont le nom suffirait à mettre sur la piste un lecteur sagace imprégné de culture biblique. (suivre le lien si l'on veut connaître l'épisode : Loth et ses filles )

Des personnages auxquels on s'attache peu malgré tout, malgré le pathos qui colle à la peau de cette pauvre Barbara peut être à cause des stéréotypes sur lesquels ils sont construits.
Par contre l'énigme repose sur une mécanique de précision, un puzzle éclaté dont les morceaux oubliés parviennent à s'insérer à leur place de façon convaincante. Les références à l'oeuvre des soeurs Brontë sont nombreuses et l'un des ouvrages contient d'ailleurs une clé dont les limiers du Yard se serviront.
L'enquête fera surgir du passé l'ombre tutélaire de Shakespeare dont l'univers sombre habité de passions vangeresses semble planer sur Keldale :
"Le meurtre suit la luxure, comme la fumée la flamme."
Périclès


Un portrait qui donne vraiment envie de mieux connaître Barb...
"A trente ans, Barbara Havers était résolument laide et fermement décidée à le rester. Elle aurait pu choisir, pour ses fins cheveux brillants couleur de pin, une coupe adaptée à la forme de son visage. Mais elle s'obstinait à les porter au ras des oreilles, à croire que le coiffeur lui avait fourré un bol trop petit sur la tête. Elle ne se maquillait pas. Ses sourcils épais et non épilés faisaient ressortir la petitesse des yeux au lieu d'en souligner l'intelligence. La bouche mince que ne rehaussait aucune touche de couleur était perpétuellement pincée en une moue désapprobatrice. Trapue, l'air costaud, elle donnait l'impression d'être absolument inabordable."
p 33
Ajoutons qu'elle se fringue comme une patate et vous aurez un apperçu assez complet de la miss

De l'humour involontaire ?
" - Pourquoi supprimer le chien?
- II ne la connaissait pas. Il n'était pas là dix-neuf ans plus tôt. Tessa était une étrangère pour lui.
- Elle aurait décapité son premier mari? (Havers fronça les sourcils.) Il aurait été plus simple de divorcer.
- Non, pas pour un catholique.
- Admettons. Tout de même, je vois mieux Russell dans le rôle du meurtrier. Où est-il donc passé ?
"
p 226
C'est qu'on ne plaisante pas avec le mariage...

Sur le site français de l'auteur link
Partager cet article
Repost0
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 18:59


Comme le dit si bien Nietzsche
"Tout ce qui ne nous tue pas
nous rend plus fort"
alors livrons nous corps et âmes à ces toxines

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 16:06
J.M.G. Le Clézio


Son nom sonne comme une voiture anglaise mais ses origines sont plutôt à chercher du côté de Nice et si l'on remonte encore plus loin jusqu'à l'île Maurice.

Dans son recueil de nouvelles "La ronde et autres faits divers" qui met en scènes des personnages dont la vie se referme sur eux, Le Clézio réussit ce paradoxe d'ouvrir le monde à un espoir toujours inscrit dans un horizon possible, inséparable de cette condition humaine qu'il rend si touchante, grâce à une écriture qui transfigure la réalité la faisant passer dans un état de conscience où les mots s'approchent du rêve et des images qu'il porte.



David


Devant lui, à travers le brouillard de ses larmes, il voit aussi le visage de sa mère qui attend dans l'appartement obscur, loin au-delà des murs abrupts et des vallées turbulentes de la ville  moderne.  Il  voit  cela très  vite,  en  même  temps qu'apparaissent, au bout du grand magasin, les uniformes des gardes. Mais cela lui est égal, il n'a plus peur de la solitude, il ne peut plus craindre le monde, ni les regards des gens, parce qu'il connaît maintenant la porte qui conduit vers son frère Edouard, vers sa cachette secrète d'où on ne revient jamais.

P 245

 

Villa Aurora


C'était comme si une longue maladie m'avait séparé de l'enfance, des jeux, des secrets, des chemins, et qu'il n'avait plus été possible de faire la jonction entre les deux morceaux séparés. Celui qui avait disparu en moi, où était-il ? Mais pendant des années, il ne s'était pas rendu compte de la rupture, frappé d'amnésie, rejeté à jamais dans un autre monde.

P 103

 

La grande vie


Poussy n'écoutait pas. Elle regardait le profil entêté de Pouce, et elle ne pensait pas à ce qui allait suivre, aux longues attentes dans des corridors poussiéreux et dans des cellules sans jour. Elle pensait seulement au temps où elles allaient repartir, loin, repartir, cette fois, pour ne plus jamais revenir.

P 168

 

Le passeur


Quand il est au sommet, c'est le soir, et il voit le paysage de l'autre côté, les vallonnements, les

villages qui fument dans l'ombre. Tout à fait en bas, dans la faille sombre de la terre, monte la brume cotonneuse le long du fleuve Roïa, celui qu'il a traversé il y a un an, le fleuve presque sans eau de l'oubli. Malgré le vent glacé qui vient des cimes enneigées, il se couche sur le bord de la falaise, et les yeux agrandis par la fatigue, il regarde au loin, comme si son regard pouvait éveiller quelque part, malgré le temps, malgré le silence, les yeux de Lena.

P 194


J.M.G. sur le wiki link

et sur le nouvel obs link

Le discours, le discours ... et bien le voila link

Une réaction de Pierre Assouline link




Partager cet article
Repost0
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:54


Pam Glew is a contemporary British artist, working in unusual media to produce modern paintings. Manipulating images of female icons in horror films in the current “Fear series”, she plays with our notion of paranoia, attraction and the American Dream. The portraits often portray vacuous beauty, within a compellingly seductive image.

Pam Glew’s work on fabric, metal and paper has been exhibited widely in over 50 national group shows and art fairs since 2002 and her works are in private collections in Europe and USA.

 


afghan-girl-pam-glew.jpg

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:37

Pompei012

Pompei06

Pompei023

Pompei014

Pompei022
Partager cet article
Repost0
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 18:36
Partager cet article
Repost0
6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:29
Peter Robinson est un écrivain Canadien né dans le Yorkshire en 1950.
D'une structure narrative désormais devenue classique puisque le récit se développe selon une alternance à la fois temporelle et déictique, qui mélange les points de vue et les époques, l'histoire nous ramène durant la seconde guerre mondiale avec ses restrictions et ses couvre feu.
L'inspecteur Alan Bank, tout juste séparé de Sandra, mais pas encore totalement sevré, repart dans une enquête qui lui fera découvrir le major Cabbot, Annie de son prénom, avec laquelle il nouera une relation qui ne devrait pas trop surprendre n'importe quel lecteur pas trop bas du plafond.
Pas vraiment de surprise donc, dans cet opus, mais la lecture reste quand même agréable et puis il y a la musique et l'on se prend à imaginer de futurs livres où l'on pourra écouter les morceaux que nous égraine Robinson et là ce sera vraiment to good.




Miss Cabot dans le texte :
"La femme le regarda en fronçant les sourcils. Environ la trentaine, elle avait de longues jambes et était grande et mince — probablement à peine plus petite que Banks et son mètre soixante-douze. Elle était vêtue d'un jean bleu et d'un chemisier blanc coupé dans un tissu soyeux. Par-dessus, elle portait une veste à chevrons qui épousait sa taille et les rondeurs
de ses hanches. Ses cheveux châtains, séparés par une raie, retombaient en un dégradé ondulé et souple sur ses épaules. Elle avait un visage ovale, le teint hâlé, une bouche pleine ornée d'un petit grain de beauté à la commissure des lèvres. Quand elle enleva ses lunettes de soleil, ses yeux en amande le dévisagèrent avec le plus grand sérieux, comme si c'était un extra-terrestre.
Elle n'était pas belle au sens conventionnel du terme. Elle n'aurait pas fait la couverture d'un magazine, mais elle ne manquait pas d'allure et respirait l'intelligence. Et ses bottes rouges achevaient de par- faire le tableau.
"
p 37

Parfois le texte semble décoller un peu, mais pas pour longtemps hélas :
"Un oiseau nocturne cria au loin ; un cri brisé, lugubre, comme en réponse à la menace d'un prédateur. Banks écrasa sa cigarette et rentra. En se déshabillant, il pensa au squelette de cette main probablement humaine, et au major Cabbot, bien humaine, elle. Il pensa à Hobb's End, ce village détruit, oublié, et soudainement resurgi des profondeurs aquatiques avec tous ses secrets. Et quelque part dans son esprit, dans les ténèbres qui transcendent les domaines de la logique et de la raison, il entendit un écho, un déclic, et sentit une intangible connexion s'établir avec le passé."
p 67


  • - Le Voyeur du Yorkshire (1987) (Gallows View)
  • - Le Rocher aux corbeaux (1988) (A Dedicated Man)
  • - Matricule 1139 (1989) (A Necessary End)
  • - La Vallée des ténèbres (1989) (The Hanging Valley)
  • - Noir comme neige (1991) (Past Reason Hated)
  • - Wednesday's Child (1992)
  • - Tous comptes faits (1994) (Final account + titre américain Dry Bones That Dream)
  • - Un Goût de brouillard et de cendres (1996) (Innocent Graves)
  • - Sang à la racine '1997) (Dead Right - titre américain Blood at the Root)
  • - Not Safe After Dark (1998), un recueil de nouvelles
  • - Saison sèche (1999) (In A Dry Season)
  • - Froid comme la tombe (2000) (Cold is the Grave)
  • - Beau monstre (2001) (Aftermath)
  • - L'été qui ne s'achève jamais (2003) (The Summer That Never Was + titre américain Close to Home))
  • - Ne jouez pas avec le feu (2004) (Playing with Fire)
  • - Étrange affaire (2005) (Strange Affair)
  • - Le coup au coeur (2006) (Piece of My Heart)
  • - L'amie du Diable (2007) (Friend of the Devil)
  • - All the colors of darkness (2008)
Partager cet article
Repost0