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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 14:03


Etre Fernando Pessoa c'est être tout, à soi tout seul
Et quelque chose qui a un rapport avec le sommeil.
  
La dévorante banalité des choses quotidiennes.

       Emmanuel Hocquard - Action poétique n° 104

Un homme essaie de ne plus se penser homme,
mais de se sentir être.

       Pierre Hourcade - Action poétique n° 104



La parole des pinèdes, obscur vacarme
est l'écho présent de cette mer future
elle est la voix d'une terre qui aspire à la mer.

      Fernando Pessoa - Don Dinis

17-9-35
Le voile des larmes ne m'aveugle pas.
Je vois, à en pleurer,
Ce que cette musique m'apporte :
La mère que j'ai eue, l'ancien foyer,
L'enfant que je fus,
L'horreur du temps qui passe,
L'horreur de la vie qui tue, c'est tout !
Je vois et je m'endors,
Dans cette torpeur où je m'oublie,
J'existe encore dans ce monde qui a...
Je vois ma mère en train de jouer.
Et ses petites mains blanches,
Qui ne me caressent plus jamais,
Prudentes et sereines, jouent du piano

(Mon Dieu !)
     Fernando Pessoa - Un soir à Lima


Je suis souvent différent de ce moi
dont je ne sais s'il existe.

      Fernando Pessoa



Tous les jours sont à moi
 
Pour moi, dont la chance est de n'avoir des yeux que pour voir
je vois l'absence de signification dans toutes les choses ;
c'est ce que je vois et je m'aime, parce que être une chose
c'est ne rien signifier du tout.
etre une chose, c'est ne pas pouvoir être interprété.
 
Le mot explication n'a aucun sens.
  
Ressentir c'est être distrait.
  
C'est peut-être le dernier jour de ma vie.
J'ai salué le soleil, en levant la main droite,
Mais je ne l'ai pas salué pour lui dire adieu,
Je lui ai fait signe que j'étais heureux de le voir :
rien d'autre.
      Alberto Caeiro



Je laisse la vie passer en moi.
  
Tout est si peu !
Rien ne se sait, tout s'imagine.

        Ricardo Reis


Toujours cette inquiétude sans cause, sans origine,
sans suite,
toujours, toujours, toujours,
  
Je me perds sur la route qu'il me reste à faire,
je me dissous dans la distance que j'atteins,

      Alvaro de Campos



En littérature un hétéronyme est un pseudonyme
utilisé par un écrivain pour incarner un auteur fictif,
possédant une vie propre imaginaire
et un style littéraire particulier.



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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 17:02

 

Sur le site de l'éditeur une mise en bouche : 

Au coeur de la forêt des Hautes-Pierres, en territoire Cathare, trente ans après la croisade contre les Albigeois,ANTHEA, jolie blonde éprise de liberté, lutte contre l’arbitraire. Poursuivi par la haine d’AYMOND de MONTGARAC, le comte COLBUS DE MALEMORT choisit les ténèbres. Maudit de Dieu et des hommes, il n’a plus sa place parmi les vivants. Amoureuse du comte, la belle ANTHEA choisit de suivre COLBUS, à la fois être maléfique et vampire. C’est l’histoire de cet amour impossible entre la belle et la bête que conte cette série parue à l’origine sous forme de six albums publiés à partir de 1999. Cette édition intégrale, complétée d’un cahier inédit, permet de lire l’ensemble de ce récit envoûtant superbement mis en images par Éric Stalner, qui de son trait inventif et élégant a construit un univers fantastique d’une rare beauté.

On peut aussi le voir comme une histoire de vampires au Moyen Âge, tramée par la thématique de la recherche du père. On notera la présence d'une voix off qui intervient plutôt comme un commentaire que comme un véritable narrateur.

Le graphisme est propre et la page est parfois utilisée dans sa totalité.



                   



































 
Le site d'Eric Stalner : link

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 20:29

 

Zac Snider, le réalisateur de 300 adapté du roman graphique de Frank Miller a réussi un film riche dont les thématiques se chevauchent et dont parfois on peut lire les images en les plaquant sur un évènement récent qui imprègne durablement notre monde. On ne peut en effet s'empêcher de raprocher l'image des destructions occasionnées par l'explosion de la bombe à celle de Ground zero.
De même, les thèses du complot qui ont fleuri après de 11 septembre et qui interprètent l'attentat comme une mise en scène destinée à impressionner l'opinion publique afin de mieux lui faire avaler ce qui allait suivre, trouvent un écho dans l'entreprise d'Adrian Veidt, Ozymandias chez les gardiens, qui est aussi le nom d'un pharaon, d'où la pyramide en Antarctique, Adrian Veidt donc, qui à l'égal d'Alexandre le grand, qu'il admire, rêve d'unifier le monde.
Jonathan Osterman, le dr Manhattan des gardiens, serait donc devenu, à son corps défendant, l'incarnation des forces du mal qui menacent la planète,.
Son nom d'ailleurs évoque le projet Manhattan lancé en 1942 par les Etats Unis pour se doter de la première bombe A.















Carla Gugino joue dans Sin City de Robert Rodriguez.
Quant à la question de sauver le monde, le dr Manhattan est confronté à un choix cornélien, c'est quand même Malin Akerman qui le lui demande, alors on a beau cultiver une certaine misanthropie, être un grand bonhomme tout bleu sur Mars et pas un petit homme vert, comment peut-on rester de glace devant la belle scandinave ?



link


 A suivre : The Spirit


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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 19:01


Un nom fabriqué de toutes pièces par Mayer Louis B., emprunté à Barbara La Marr qui a tourné dans Les trois mousquetaires en 1921 avec Douglas Faifbanks et surtout dans Le prisonnier de Zenda de Rex Ingram en 1922 avec Ramon Novarro, . Question référence, ça vous pose une réputation tout ça.


Edwig Eva Maria, elle, s'est fait connaître par un film dont le titre à lui tout seul est un appel au dérèglement de tous les sens, Extase de Gustav Machati (1933) dont l'un de ses six maris, le marchand d'armes et ami de Mussolini, Friedrich Mandl voulu racheter toutes les copies pour les brûler.
Pour le reste, Hollywood ne fut pas très tendre à l'image de toutes ces actrices qui passèrent dans les mains des nababs d'alors, et si elles perdirent sans doute un peu de leur ame  elles nous ont laissé d'étranges images d'une époque révolue, où la beauté fragile de leur être réussit malgré le temps et la mort, à passer jusqu'à nous dans une étonnante fascination spéculaire qui ne cesse de nous hanter.














Peut être son film le plus connu, Samson et Dalila de Cecil B. DeMille en 1949.


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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 21:52



Parce qu'il faudra bien tous les ballons du monde
pour une intervention divine qui le sauvera.



La version remixée pour Arte




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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 17:16


"Frazetta, tout le monde le connaît. C'est lui, le plus grand peintre fantastique de la seconde moitié du siècle. C'est l'inventeur de l'heroic-fantasy graphique. C'est l'illustrateur des femmes les plus appétissantes, des barbares les plus vigoureux, des dragons les plus baveux
Tarzan, John Carter, Bran Mak Morn, David Innes, Carson de Venus, Thongor, Brak, et...Conan le barbare !
Voilà les héros que Frazetta a menés à la postérité..."
     In Aventure mystère et romance - Frank Frazetta - Thunda Amour indomptable - Les Humanoïdes Associés

Frank Frazetta né en 1928 à Brooklyn a su créer une iconographie devenue emblématique d'un style outrancier, dans la mise en valeur des courbes du corps fétichisé de la femme.
Une série d'images conçue comme des répétitions / variations sur un thème qui dépasse la Bande Dessinée et qui laisse sa trace dans l'imaginaire d'une société pour qui le corps de la femme est devenu un véritable objet de représentation, de mise en scène car ce qui est figuré est un corps fantasmé.






Mais d'autres images, comme les reflets d'un miroir qui ne renverrait qu'une image désirée, ont façonné l'image d'un désir qui ne peut assouvir sa soif de voir qu'en cherchant toujours une image qui se déréalise de plus en plus à mesure qu'elle entre dans une production de masse.




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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 07:06










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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 21:05



Que fait Scarlett dans ce film de Frank Miller, un néo-cons (link) que n'aurait pas déshérité Ayn Rand, mais cependant non dépourvu de talent lorsqu'il officie avec un crayon et qui revisite à sa manière la BD de Will Eisner en proposant une adaptation non dénuée de tout charme ?
Miss Johansson ne fait quasiment rien, à peine apporte-t-elle un peu de couleur dans un film dominé par les ombres et le noir et largement éclairé par les autres actrices beaucoup mieux servies par leur rôle.
Alors consolons-nous avec Eva Mendes, Sarah Paulson, Paz Vega ou Stana Katic qui tourna dans Quantum of solace.









But where are the men ?
Jamais bien loin des femmes of course et si Samuel L. Jackson n'a pas un jeu aussi décalé que Johnny Depp, il s'en tire pas mal réussissant même à donner à son personnage un petit air de folamour.


Sur Will Eisner link


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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 19:49
Entretien avec AMA - Action poétique n°74 - 1978

"Je crois que le côté physique de mes textes est extrêmement important. En fait, je vis le texte comme un corps, comme la projection d'un corps, mais d'un corps et de son image...

La page joue un rôle concret

Le blanc, je le calcule d'après la puissance du texte mais aussi celle du souffle que j'ai dans mon corps pour prononcer tel ou tel mot.

Le corps est pour moi un terme d'écriture.

Je suis aussi poursuivie par une obsession : celle du corps qui tombe ... Etat est le livre d'une chutte.

Le poème serait lui-même sa propre fiction. Ce qu'il raconte c'est un discours du Désir.

On écrit d'après des lectures et aussi des pulsions.

Je ne crois pas qu'il y ait une spécificité de l'écriture par rapport au sexe."



Etat 1971
Mezza Voce 1984
Figuration de l'image 2004


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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 20:25
L'ORTF c'tait ça




LA MIRE.
On passait des plombes à la r'garder comme les bateaux de Jonaz mais ça bougeait moins et ça foutait pas l'mal de mer.
Et puis y'avait les histoires sans paroles et ça c'était vraiment balaize, le burlesque à l'état brute, la tarte à la crème façon tatin victime de la production de masse et des stakhanovistes du gag.

 

 

 

 



                                                                                            
Histoires sans paroles est une émission de télévision programmée le dimanche soir vers 17 heures sur la première chaîne de l'ORTF, puis sur TF1 dans les années 1970, et qui présentait une sélection de films burlesques en noir et blanc de l'époque héroïque du cinéma muet. Ce programme court a parfois servi d'Interlude.La musique du générique de cette émission a marqué les téléspectateurs. Créée par Jean Wiener en1964, sur la base d'une musique originale de Joseph M. Daly, intitulée Chicken Reel (1920, paroles de Sam Marley), elle est régulièrement réutilisée depuis.

 

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