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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 19:50

 
L'homme qui, dès le commencement, a été longtemps baigné
dans la molle atmosphère de la femme, dans l'odeur de ses mains,
de son sein, de ses genoux, de sa chevelure, de ses vêtements
souples et flottants,

             Dulce balneum suaoibus
             Unguentatum odoribus,

y a contracté une délicatesse d'épiderme et une distinction d'accent,
une espèce d'androgynéité, sans lesquelles le génie le plus âpre
et le plus viril reste, relativement à la perfection dans l'art, un être
incomplet. Enfin, je veux dire que le goût précoce du monde féminin,
mundi muliebris, de tout cet appareil ondoyant, scintillant et parfumé,
fait les génies supérieurs; et je suis convaincu que ma très intelligente
lectrice absout la forme presque sensuelle de mes expressions,
comme elle approuve et comprend la pureté de ma pensée.
        p 205
 
 
 
 

Erasmus Quillin
 
Achille est envoyé, jeune homme, à la cour du roi Lycomède, 
déguisé en fille par sa mère Thétis, qui voulait ainsi l'empêcher 
d'aller à Troie où son destin était d'être tué. 
Là, il est élevé avec les filles du roi et Déidamie est la première
à découvrir la supercherie. 
Elle conçoit de lui un fils, Néoptolème.
 
 

 
 
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 13:38

















"Ce qui reste vivant, c'est le désir ;

ils ne peuvent pas tuer le désir."

Daniel Bensaïd - Entretien avec Carmen Castillo, Rouge n°2230, 2007

in Enzo Traverso - Mélancolie de gauche p 138

 
































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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 17:43
Lacoste
Lacoste
Lacoste
Lacoste
Lacoste
Lacoste
Lacoste
Lacoste
Lacoste
Lacoste
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 21:32

 

Tinariwen
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 18:12
Charles Bellamy

 

 

« Maudit sois-tu, tu n’es qu’un lâche, comme le sont tous ceux qui acceptent d’être gouvernés par les lois que des hommes riches ont rédigées afin d’assurer leur propre sécurité. Ils nous font passer pour des bandits, ces scélérats, alors qu’il n’y a qu’une différence entre eux et nous, ils volent les pauvres sous couvert de la loi tandis que nous pillons les riches sous la protection de notre seul courage. »

 

 

Qui étaient les pirates ? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique « Jolly Roger » ? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle ?
Dans cet ouvrage passionnant et novateur, traduit pour la première fois en français, Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de « scélérats » qui refusèrent de se soumettre à l’ordre mercantile et à l’exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.

 

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 17:47

 

"Ce qui fait de l’espérance un plaisir si intense, c’est que l’avenir, dont nous disposons à notre gré, nous apparaît en même temps sous une multitude de formes, également souriantes, également possibles. Même si la plus désirée d’entre elles se réalise, il faudra faire le sacrifice des autres, et nous aurons beaucoup perdu. L’idée de l’avenir, grosse d’une infinité de possibles, est donc plus féconde que l’avenir lui-même, et c’est pourquoi l’on trouve plus de charme à l’espérance qu’à la possession, au rêve qu’à la réalité."

Henri BERGSON

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 22:15
Les yeux fertiles - Paul Eluard
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 21:00
Cucuron
Cucuron
Cucuron
Cucuron
Cucuron
Cucuron
Cucuron
Cucuron
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 18:44
Sous l'angle d'or - Paul Eluard

Et les étoiles de l'enfance
Aux quatre coins du ciel immense
Par grand besoin chantent menu
 
Lorsque nous nous regardons
La peur disparaît le poison
Se perd dans l'herbe fine fraîche
 
Les ronces dans les temples morts
Tirent de l'ombre enracinée
Leurs fruits ardents rouges et noirs
Le vin de la terre écumante
Noie les abeilles en plein vol
Et les paysans se souviennent
Des années les mieux enfournées
 
Lorsque nous nous regardons
La distance s'ouvre les veines
Le flot touche à toutes les plages
 
Les lions les biches les colombes 
Tremblants d'air pur regardent naître
Leur semblable comme un printemps
Et l'abondante femme mère
Accorde vie à la luxure
Le monde change de couleur
Naissance contrarie absence
 
Lorsque nous nous regardons
Les murs brûlent de vie ancienne
Les murs brûlent de vie nouvelle
 
Dehors le lit de la nature
Est en innocence dressé
Crépusculaire le ciel baigne
Ta sanglotante et souriante
Figure de musicienne
Toujours plus nue esclave et reine
D'un feuillage perpétuel
 
Lorsque nous nous regardons
Toi la limpide moi l'obscur
Voir et partout souffle et désir
 
Créent le premier le dernier songe.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 17:11

 

 

LA MAISON SERAIT PLEINE DE ROSES…

 

 

La maison serait pleine de roses et de guêpes.
On y entendrait, l’après-midi, sonner les vêpres ;
et les raisins couleurs de pierre transparente
sembleraient dormir au soleil sous l’ombre lente.
Comme je t’y aimerais. Je te donne tout mon cœur
qui a vingt-quatre ans, et mon esprit moqueur,
mon orgueil et ma poésie de roses blanches ;
et pourtant je ne te connais pas, tu n’existes pas.
Je sais seulement que, si tu étais vivante,
et si tu étais comme moi au fond de la prairie,
nous nous baiserions en riant sous les abeilles blondes,
près du ruisseau frais, sous les feuilles profondes.
On n’entendrait que la chaleur du soleil.
Tu aurais l’ombre des noisetiers sur ton oreille,
puis nous mêlerions nos bouches, cessant de rire,
pour dire notre amour que l’on ne peut pas dire ;
et je trouverais, sur le rouge de tes lèvres,
le goût des raisins blonds, des roses rouges et des guêpes.

 

Extrait de "De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir"

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