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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 10:32



"En moi aussi bien des choses ont été détruites que je croyais devoir durer toujours et de nouvelles se sont édifiées donnant naissance à des  peines  et  à  des joies  nouvelles  que je  n'aurais pu prévoir alors, de même que les anciennes me sont devenues difficiles à comprendre. Il y a bien longtemps aussi que mon père a cessé de pouvoir dire à maman  :  « Va  avec  le petit.» La possibilité  de telles heures ne renaîtra jamais pour moi. Mais depuis peu de temps, je recommence à très bien percevoir, si je prête l'oreille, les sanglots que j'eus la force de contenir devant mon père et qui n'éclatèrent que quand je me retrouvai seul avec maman. En réalité ils n'ont jamais cessé ; et c'est seulement parce que la vie se tait maintenant davantage autour de moi que je les entends de nouveau, comme ces cloches de couvents que couvrent si bien les bruits de la ville pendant le jour qu'on les croirait arrêtées mais qui se remettent à sonner dans le silence du soir."


p 48 - 49 Du côté de chez Swann - Marcel Proust




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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:45



Une présence féminine dicrète parcourt les albums de Corto Maltese et parfois celle-ci est loin de laisser notre marin de marbre.

Dans la Conga des bananes on trouve Esméralda la fille cadette de la Parda Flora de Buenos Aires, Venexiana Stevenson qui essayera de tuer Corto et Bouche Dorée.






Dans Vaudou pour Monsieur le président la douce Soledad Lokaarth aurait pu jouer un tour à son prénom et accompagner Corto, mais...





A suivre...

 Blaise Cendrars
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:36




Ce n'était pas un jour
ce n'était pas une nuit
c'était le 21 juillet 1969
à 2 h 56 UTC
(3 h 56 heure française et 20 juillet pour les américains)
et ce sera pour toujours...


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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 07:14






Parce que les idoles ont la vie dure
et qu'elles filent dans le ciel plus vite que les étoiles
pour ne jamais mourir.

Un bonus

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 06:29

























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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 08:37



Tout à commencé, peut-être, car on n'est jamais sûr de rien en matière de commencement, dans ce quartier de San Francisco dans les années soixantes.



Le groupe des mamas and papas était composé de John Phillips, Cass Elliot, Denny Doherty et Michelle Phillips.





Le premier jour Dieu sembla vouloir laisser faire un happening géant appelé Human Be-in link
au Golden  Gate Park  (le plus grand parc de San Francisco 5 km sur 0,8 km) le 14 janvier 1967 véritable coup d'envoi du Summer of love. S'y trouvait la fine fleur de ce qui deviendra un nouveau mouvement de  contre culture, Allen Ginsberg, Gary Sniders ou Timothy Leary farouche partisan des bienfait du LSD la petite trouvaille d'Albert Hoffmann.
Plusieurs milliers de jeunes allaient ainsi converger vers ce quartier devenu un nouvel eldorado d'une jeunesse avide d'en découdre avec les carcants d'un monde qui paraissait étriqué et tout à coup déjà très vieux, trop vieux pour que ce besoin d'amour et de paix puisse y trouver sa place.



C'est dans ce quartier que Janis Joplin a vécu au 635 Ashbury Street.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 06:30







Woodstock, c'est le début de la fin : la récupération et la marchandisation de l'idéologie hippie. Les organisateurs du festival [Michael Lang et Artie Kornfeld] veulent profiter de la popularité de la contre-culture hippie pour faire un "bon coup", sur la côte Est des Etats-Unis. On est loin de San Francisco, berceau de la culture hippie, mais surtout loin des idéaux des premiers festivals hippies. Le festival est d'abord un fiasco financier. L'idée de ne pas payer fait partie de cette contre-culture. Face à près de 500 000 personnes, les organisateurs n'ont pas d'autre choix que de le rendre gratuit. Cependant, ils ont réussi a créer l'évènement et à s'assurer une importante médiatisation. Michael Wadleigh (le réalisateur du documentaire Woodstock, 1970) a eu la bonne idée de tout filmer. Il fait découvrir au monde ce "sommet de la contre-culture hippie". Woodstock devient un symbole, mais surtout une marque qui rapporte beaucoup d'argent par la suite.
Pierre Delannoy : "Woodstock marque le début de la récupération de l'idéologie hippie" LEMONDE.FR | 14.08.09


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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 16:59

"Le but de la société est le bonheur commun."


1796, Robespierre est mort guillotiné en 1794, le Directoire tourne le dos aux idéaux de la Révolution, "La République est morte, les brigands triomphent". C'est alors que, bien avant Martin Luther King, une poignée d'hommes fait un rêve modeste et fou. Gracchus Babeuf et ses compagnons réunis dans la Conjuration des égaux s'imaginent que "le but de la société est le bonheur commun" comme le stipulait l'article premier de la constitution de 1793 dite de l'an I qui ne fut jamais appliquée. Ils veulent une égalité réelle et l'abolition de la propriété individuelle pour en finir avec les distinctions de riches et de pauvres et dans des accents prophétiques qui résonnent aujourd'hui avec une étrange modernité, ils s'attaquent au coeur de l'exploitation capitaliste bien avant la mise au jour de ses mécanismes par Marx et Engels.

Voir tout le texte de la constitution de 1793 en suivant le lien : link
un texte sur Gracchus Babeuf : link

Les conjurés
:


Philippe Buonarroti

Augustin Darthé
Sylvain Maréchal
Félix Lepeletier
Pierre-Antoine Antonnelle
Georges Grisel qui dénonça la conjuration





Le texte du manifeste a été écrit par Sylvain Maréchal

Le Manifeste des Égaux (1795) 

 

« Peuple de France, pendant quinze siècles, tu as vécu esclave et par conséquent malheureux ; depuis six années, tu respires à peine dans l’attente de l’indépendance, du bonheur et de l’égalité !… De temps immémorial, on nous répète avec hypocrisie : « Les hommes sont égaux » et de temps immémorial, la plus avilissante, la plus monstrueuse inégalité pèse insolemment sur le genre humain. L’égalité ne fut jamais qu’une belle et stérile fiction de la loi. Aujourd’hui qu’elle est réclamée d’une voix plus forte, on nous répond : « Taisez-vous, misérables, l’égalité de fait n’est qu’une chimère ; contentez-vous de l’égalité légale ; canaille, que vous faut-il de plus ? ». Ce qu’il nous faut de plus ? Législateurs, gouvernants, riches, propriétaires, écoutez-nous : 

Nous prétendons désormais vivre et mourir égaux, comme nous sommes nés ; nous voulons l’égalité réelle ou la mort. 

La Révolution française n’est que l’avant-courrière d’une autre révolution bien plus grande, bien plus solennelle, et qui sera la dernière. 

Le peuple a marché sur le corps aux rois et aux prêtres. Il en fera de même aux nouveaux tyrans, aux nouveaux tartufes assis à la place des anciens. 

C’est que nous ne voulons pas seulement l’égalité écrite dans les droits de l’homme ; nous la voulons au milieu de nous, sous le toit de nos maisons. Nous consentions à tout pour l’obtenir ; pour elle, nous ferons table rase. Périssent, s’il le faut, tous les arts pourvu qu’il nous reste l’égalité réelle. 

Législateurs et gouvernants, propriétaires riches et sans entrailles, vous essayez en vain de neutraliser notre sainte entreprise ; vous dites : « Ils veulent la loi agraire, si souvent demandée avant eux ». 

Taisez-vous, calomniateurs ! La loi agraire, ou le partage des campagnes fut le vœu instantané de quelques soldats sans principes, de quelques peuplades inspirées par l’instinct et non par la raison. Nous demandons quelque chose de plus sublime et de plus équitable, le bien commun ou la communauté des biens. Plus de propriété individuelle, la terre n’est à personne ; les fruits sont à tout le monde.

Nous ne pouvons plus souffrir que la majorité des hommes travaille et sue au service et pour le bon plaisir d’une petite minorité.

Qu’il cesse enfin ce grand scandale que nos neveux ne voudront pas croire.

Disparaissez, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernants et de gouvernés. 

Qu’il ne soit plus d’autre différence parmi les hommes que l’âge et le sexe ; tous ont les mêmes besoins et les mêmes facultés ; qu’il n’y ait donc plus pour eux qu’une même éducation et une même nourriture. Il n’y a qu’un seul soleil, un seul air pour tous. 

Le moment des grandes mesures est arrivé ; le mal est à son comble ; le chaos, sous le nom de politique, règne sur la terre depuis trop de siècles […] Qu’à la voix de l’égalité, les éléments de la justice et du bonheur s’organisent, l’instant est venu de fonder la république des égaux, ce grand hospice offert à tous les hommes. Les jours de la restitution générale sont arrivés. Familles gémissantes, venez vous asseoir à la table commune dressée par la nature pour tous ses enfants […] 

Peuple de France, ouvre les yeux et le cœur à la plénitude du bonheur ; reconnais et proclame avec nous la république des égaux. »



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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 07:39
















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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 20:20




Parce qu'avec les destiny's child
et pas les Aphrodite's child on a quand même
du beau monde au m².


Sous un autre angle...


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