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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:07

 

 

 

Foals - Late Night

 

Scott-Fitzgerald02.jpg

 

"je suis le produit d'un esprit qui ne sait pas ce qu'il veut

dans une génération inquiète."

 

Gertrude Stein utilisera l'expression génération perdue

pour qualifier ce groupe d'écrivains.

 

C'est ainsi que nous filons vers la mort

à travers le fraîchissant crépuscule.

p 173

 

 

Il était venu de bien loin sur cette pelouse bleue,

et son rêve devait lui paraître si proche, qu'il ne

pouvait manquer de le saisir avec sa main.

Il ignorait qu'il était déjà derrière lui, quelque part

dans cette vaste obscurité au-delà de la ville, où

les champs obscurs de la république se déroulaient

sous la nuit.

Gatsby croyait en la lumière verte, l'extatique avenir

qui d'année en année recule devant nous. Il nous a

échappé ? Qu'importe ! Demain nous courrons plus

vite, nos bras s'étendront plus loin... Et un beau matin...

C'est ainsi que nous avançons, barques luttant

contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé.

p 223

 

 

 

scott-Fitzgerald03.jpg

 

 

Le film de Jack Clayton en 1974

avec Robert Redford et Mia Farrow

 

gatsby-le-magnifique-1974-01-g.jpg

 

 

Le film de Baz Luhrmann de 2013

Leonardo Dicaprio, Carey Mulligan

 

 

 


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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:15

 

 

 

 

 

 

 

 

Amparo-Sanchez.jpg

 

Pour faire connaissance avec la chanteuse espagnole : link

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 14:40

 

 

Ils ne nous ont pas dompté,

ils ne nous ont pas fait plier,

ils ne nous domestiqueront jamais

 


 

Marcelino_Camacho_002.jpg

 

 

Marcelino camacho (1918-2010) fonda la confédération

syndicale des Commissions Ouvrières.


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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 16:19

 

 

 

Asaf Avidan - Stetting scalpels free

 

 

 

Asaf Avidan - Cyclamen

 

 

 

"Scanno m'a donné l'impression d'un village féérique,

plein de soleil avec des petites silhouettes noires.

J'ai essayé de brûler les détails pour faire disparaître,

justement, ce qui aurait pu évoquer un documentaire.

Je pensai ainsi y trouver plus de poésie (...)

Je n'ai jamais envisagé de faire du réalisme (...)

Ce qui m'intéresse, c'est uniquement ce que je ressens."

 

Borgo_di_scanno.jpg

 

 

"La pauvreté a une richesse qui n'est qu'à elle

et que nul argent ne peut acheter.

Elle est riche, la pauvreté."

 

Mario Giacomelli Senigallia 1925 - 2000

 

Mario-Giacomelli01.jpg

 

Mario-Giacomelli02.jpg

 

Mario-Giacomelli03.jpg

 

Mario-Giacomelli04.jpg

 

Mario-Giacomelli05.jpg

 

Mario-Giacomelli06.jpg


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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 21:10

 

 

Bogan Via - Kanye (Geographer Remix) by Common Wall Media

 

 

 

Arrivait l'année mille neuf cent soixante-
neuf, plus dure et plus longue que l'année
d'avant-goût soixante-huit. Des jeunes com-
mençaient à penser à eux-mêmes d'après les
biographies de révolutionnaires du début du
vingtième siècle. Nous étions nombreux à
apprendre le pleur artificiel des lacrymogènes,
les bagarres des charges, les coups et le drôle
de transport dans des cages à poules, les four-
gons cellulaires. Qui étais-je, que pouvais-je
dire de moi: rien. Je n'étais de rien et d'aucun
lieu. J'étais un parmi tant, qui parfois n'étaient
pas bien nombreux à compter dans une cour
de commissariat, au milieu des représailles
endurcies d'hommes en uniforme. J'étais un,
même moins qu'un. Pourtant j'aimais. J'aimais
la fille aux cheveux plats, prise de profil sur
une photographie de printemps aux forums
romains, une de nos promenades. J'aimais la
fille qui m'avait accueilli dans ses larges épaules,
comme le fait une tempête avec un bateau.

p 65

 

Dans la fureur des deuils, j'oubliai la jeune
fille qui m'avait tenu debout dans son man-
teau et qui s'était détachée de moi pour
devenir une femme. Rome était pleine de
guerre. Ceux qui disent qu'elle était inventée
l'ont au contraire désertée. Il n'était pas obli-
gatoire de se battre, mais il y avait de quoi.
Cette génération des si nombreux ne cher-
chait pas à recruter, elle se suffisait. Elle
n'aspirait pas à des majorités, elle déplaçait sa
charge par à-coups de minorités. Elle ne me
manque pas, car elle n'est jamais sortie de mes
pensées. Pas plus que ne me manque cette
heure de résurrection sous le corps de la fille
aimée. Moi, je l'ai eue cette heure illimitée.
Moi,je l'ai eue.

70

 

. Le quartier s'est mis à la fenêtre, a bombardé la
charge, l'a réexpédiée en bas. Les gens descen-
dent de chez eux, ceux des nôtres qui avaient
pris position plus en arrière reviennent vers la
barricade, de grandes couvertures à brûler sur-
gissent, un vieil homme en pousse une enflam-
mée dans la descente par où se sont enfuies les
troupes de l'ordre public. Et moi il me semble
que l'ordre public est celui de l'insurrection
inattendue de gens qui ne nous connaissent
pas, qui ne savent pas pourquoi nous leur
apportons la guerre chez eux, mais qui décident
au vol et à la majorité que nous avons raison et
que les troupes ont tort. Ces gens-Ià font leur
ordre public en se mettant avec la fleur de la
jeunesse eten faisant son bonheur. Car le bon-
heur pour nous a été un quartier insurgé à
l'improviste à nos côtés et tout autour.
Nous appelions ces choses-là du communisme,

mais nous cherchions à deviner, c'était
surtout un bonheur, âpre et enfumé.

p 85

 

Il avait des arguments et une droiture de
manières, on pouvait parler, explorer longue-
ment.Je ne connaissais pas encore d'hommes
comme ça. C'est justement ce qui me découra-
geait : lui était pour moi une nouveauté, pri-
meur de personnes consacrées comme sou-
tien, moi j'étais pour lui un parmi une dou-
zaine d'entêtés, un cas dans son répertoire. Il
savait cacher la disproportion et se montrer
mon égal. Égal en âge sûrement, nous étions
du même âge, mais lui où était-il pendant que
l'Italie était un quartier en flammes, que les
prisons débordaient d'insurgés, que les rues
crépitaient de paroles chauffées à blanc? Où
était-il s'il n'était pas dans ces carrefours en
train de jouer en quatre secondes à pile ou face
le futur tout entier? Que pouvait me demander
un homme qui n'avait pas été là ? Avec le
reste de latin conservé à contrecœur, je répon-
dais : domine non sum dignus, je ne suis
même pas digne de t'appeler domine, avec la
désinence du vocatif. Lui insistait: «Libère-
moi des sangs », même David le demande à Dieu.

p 92

 

Je descendais des avenues du Nord emmi-
tonnées de brouillard pour rester un dimanche
face au môle, aux voiles, aux proues des
bateaux qui conduisent aux îles. Je regardais
le bien connu que j'avais oublié. Luca, mon
jeune cousin, m'invite ce soir-là dans une piz-
zeria de Fuorigrotta et ainsi je la vois, elle, la
fille à se frotter les yeux. Et je m'assieds, je
parle et bois avec elle comme une chose éta-
blie depuis bien longtemps et ces minutes-là
remplacent des années. Je l'accompagne chez
elle et l'écheveau de ses cheveux ne se retire
plus de mes mains, elle ne se détache pas et
pourtant je dois partir, remonter. Alors com-
mencent les lettres et les trains aller-retour de
Turin, de Naples, de nuit, une vitre de fenêtre
pour oreiller, toute ma paie aux billetteries, il
en restait pour un soir, un cinéma, un prétexte.
p 134

 

Maintenant que c'est de la vie passée, je
récite l'acte de contrition: je me repens et je
regrette,je regrette et je me repens de lui avoir
présenté la note. L'arrogance d'être dans mon
droit gonflait la veine de mon front. j'avançais
ma réclamation éraillée et plus elle était sacro-
sainte, plus elle était ridicule: je lui deman-
dais des comptes, on ne doit jamais le faire
entre ceux qui sont en amour. Il n'existe ni
trahi ni traître, ni juste ni impie, l'amour
existe tant qu'il dure et la ville tant qu'elle ne
s'écroule pas. Puis il existe les bagages et on
redevien t réfugiés, sans l'excuse de la malédic-
tion d'une guerre, sans un malheur à partager
avec d'autres. De cette addition, tout a été
déjà payé et le solde était qu'il fallait se lever
de la chaise, de la chambre et de la ville.

p 140

 

Nous nous aidions: celui qui était de repos
faisait les courses pour les autres, cuisinait, net-
toyait le logement. En rentrant du travail on fai-
sait doucement pour ne pas déranger le som-
meil de ceux qui se reposaient. Ils souffraient
de dure nostalgie ces Napolitains transférés
dans un faubourg de Catane, ouvriers sur la
rampe de chargement des avions. C'était une
rage de dents de leur âme, il rendait doulou-
reux leurs visages, leurs sourires. j'avais de la
chance, sans femme ni enfants nulle part, je
n'avais aucun lieu vers lequel me tourner, je
vivais sans leur torticolis. Les nostalgies sont des
malarias qui ont besoin de l'humide des yeux.
Les miens étaient secs comme un appât de
calmar. Ceux qui ont quelqu'un d'autre
ailleurs ont inventé les ponts. C'est une cons-
truction qui ne me serait pas venue à l'esprit.

p 158

 

Le-contraire-de-un.png


une page sur ce livre : link

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 20:32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Dark flowers - All the time running feat Shelly Poole
The dark flowers - radioland feat Jim Kerr
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 16:20

 

 

 

Marx01

 

 

 

 

Mais de quoi les riches ont-ils peur ?

 


 

cevipof_2_0.jpg

 

 

En 2006, le Cevipof avait lancé, en partenariat avec l’Institut Pierre Mendès France et

le Conseil économique, social et environnemental (Cese), son baromètre

de la confiance politique.

La quatrième vague, réalisée entre le 5 et le 20 décembre 2012, montre

une droitisation de la société, sept mois après le changement de majorité :

sur RUE89 : link

 

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 17:38

 

 

 

Inna Modja

 

 

Un vers de Joseph Brodsky, poète russe du vingtième siècle,

décoré du fameux prix Nobel, un vers parmi les quatre ou cinq

des siens que je garde en mémoire, déclare ; "Ma chère, la vie

sans nous est une chose pensable." Non pas dit dans le sens

de démissionner à l'avance, mais dans le sens de donner du

poids aux jours. La vie se passera sereinement de nous, nous

ne sommes pas indispensables, individus ou espèce tout

entière, à cette merveilleuse machine du monde. Nous sommes

un fruit gratuit, don, ajout, richesse et gaspillage, luxe et misère

de la création. Toute vie l'est. Nous sommes sur l'écorce du sol

comme un crachat dans une main et, dans la durée moyenne

qui nous est assignée à chacun, nous avons le temps

d'assister au renouveau d'une bonne partie des linéaments

du monde, fracassés, épuisés et refaits.

p 111

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 09:03

 

 

 

 

 

 

Nous qui voulons toujours aller plus vite

trop vite...

Il nous faut écouter Elina Duni

suspendre à sa voix le temps,

arrêter la vitesse, ouvrir un interstice,

retrouver l'immobilité et cultiver

quelques pensées pour soi-même...

 

sur myspace : link

 

 

 

Elina-Duni-quartet-Credit-Photo-Anja-Tanner.jpg

 

Elina-Duni02.jpg

 

 


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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 20:16

 

 

Moby

 

 

 

Bonneval03

 

Bonneval04.jpg

 

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23072012-007-.jpg

 

23072012-001-.jpg

 

23072012-002-.jpg

 

Bonneval09.jpg

 

 

 

 

Après Bonneval sur Arc la route ne monte plus

elle s'élève vers le ciel.


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