J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. Tout menace de ruine un jeune homme: l'amour, les idées, la perte de sa famille, l'entrée parmi les grandes personnes. TI est dur à apprendre sa partie dans le monde....
Lire la suiteLes européens [...] Leurs crimes à eux se font au nom de la civilisation, alors que ceux que commet l'Orient sont des actes de barbarie. p 219 En Occident, disait Etienne de Brissac, la plupart des gens cultivés étaient persuadés qu'il n'existait pas...
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J'avais le désir de lui affirmer que j'étais comme tout le monde, absolument comme tout le monde. p 103 C'était là sa conviction et, s'il devait jamais en douter, sa vie n'aurait plus de sens. p 108 Mais j'étais sûr de moi, sûr de tout, plus sûr que lui....
Lire la suiteEn 1940, le maillot de bain Roussel en Airolastic à tricot poreux assurait une fraîcheur constante autour des hanches de ma mère. Elle avait quarante et quelques années de moins. J'en étais amoureux. Papa vivait encore pour six mois. Jusqu'à ce bombardement...
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... comment graver ses gestes dans le souvenir, comment être sûre de ne jamais rien oublier de tout cela, de pouvoir s'en servir et le réactiver quand elle serait seule et vieille, puiser dans son trésor de souvenir et d'images. p 65 Elle savait ce qui...
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La Favorite Léon François Comerre Il n'y a pas de Dieu, il n'y a pas de morale, rien n'existe de tout ce qu'on nous a enseigné à respecter ; il y a une vie qui passe, à laquelle il est logique de demander le plus de jouissance possible, en attendant l'épouvantable...
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Ma mère a été belle. On me dit qu'elle avait autrefois cette prestance très particulière que conférait aux femmes espagnoles le port du cantaro sur la tête et qu'on ne voit aujourd'hui qu'aux danseuses de ballet. On me dit qu'elle avançait comme un bateau,...
Lire la suitetout ce que je fis durant mon séjour ne fut en effet que l’occupation délicieuse et nécessaire d’un homme qui s’est dévoué à l’oisiveté. Quand le soir approchoit je descendais des cimes de l’île et j’allois volontiers m’asseoir au bord du lac sur la grève...
Lire la suite... De la résistance à la mort, de la longue résistance désespérée et quotidienne à la mort fragmentaire et successive telle qu'elle s'insère dans toute la durée de notre vie, détachant de nous à chaque moment des lambeaux de nous-mêmes... p 298
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Il y a des gens qui posent des questions pour ne rien savoir. p 46 car c'est dans nos imaginations, dans nos rêves que nous sommes profondément nous Or, l'imagination étant ce par quoi nous sommes le plus profondément nous, il s'ensuit que l'intelligence...
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