Par Roderick
J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.
Tout menace de ruine un jeune homme: l'amour, les idées, la perte de sa famille, l'entrée parmi les grandes personnes. TI est dur à apprendre sa partie dans le monde.
A quoi ressemblait notre monde? TI avait l'air du chaos que les Grecs mettaient à l'origine de l'univers dans les nuées de la fabrication. Seulement on croyait y voir le commencement de la fin, de la vraie fin, et non de celle qui est le commencement d'un commencement.
Devant des transformations épuisantes dont un nombre infime de témoins s'efforçait de découvrir la clef, on pouvait simplement apercevoir que la confusion conduisait à la belle mort de ce qui existait. Tout ressemblait au désordre qui conclut les maladies: avant la mort qui se charge de rendre tous les corps invisibles, l'unité de la chair se dissipe, chaque partie dans cette multiplication tire dans son sens. Cela finit par la pourriture qui ne comporte pas de résurrection.
Très peu d'hommes se sentaient alors assez clairvoyants pour débrouiller les forces déjà à l'œuvre derrière les grands débris pourrissants.
P 55
Que contenait encore le nom du voyage ?
Qu’y avait-il dans cette boîte de Pandore ?
P 71
J’attends parmi eux (les voyageurs), nous sommes des émigrants.
P 75
… car il paraît que les voyages sont un inventaire, …
P 80
Les vrais voyageurs et les vrais évadés sont les témoins dérisoires d’une impuissance humaine.
P 85
Le voyage est une suite de disparitions irréparables.
P 133
… il n’y a qu’une espèce valide de voyage qui est le retour vers les hommes.
P 134
Tout le prix du voyage est dans le dernier jour.
P 134
Il ne reste plus des voyages que de grands désordres d’images.
P 157
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