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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 12:02


Avec ce film, Eastwood revient sur un thème qu'il avait déjà traité dans "José Wales, hors-la-loi" et qui est récurent dans son oeuvre. La violence, et le cycle ininterrompu de la vengeance qu'elle engendre, détruisent l'humanité qu'il y a en l'homme. Il s'interroge à nouveau sur la possibilité même de la société et sur ce qui permet d'unir les hommes aux travers de leurs différences. A la fois ciment de la société, par le meurtre inaugural qui la constitue et sa tentative d'expiation impossible dans l'oubli (l'homme des hautes plaines 1973), et véritable poison destructeur qui peut saisir ses membres lorsqu'ils se laissent contaminer par la haine, l'homme trouve toujours la violence profondément inscrite dans son devenir. Mais pour que l'humanité soit possible il faut que la vengeance s'achève, que le cycle soit rompu y compris au prix du sacrifice.
Comme toujours avec Eastwood on se demande comment un type avec des opinions politiques assez réac peut faire des films qui font aimer la vie dans ce qu'elle a de plus merveilleux, cette croyance naïve et enfantine qu'au fond de lui même l'homme est bon intrinsèquement bon et capable de comprendre l'autre en réduisant sa différence phénomélogique pour trouver ce qu'il possède d'essentiel et de profondément humain.




Avec
Clint Eastwood, Bee Vang (Thao), Ahney Her (Sue) Christopher Carley (Le père Janovith) et John Caroll Lynch l(e coiffeur)



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