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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 17:48


Le roi c'est Henry VIII

les soeurs Mary et Anne Boleyn

Ou plutôt Scarlett et Nathalie

Bon tout ça commence dans la campagne anglaise toute d'or de jaune et d'orange, baignée par la lumière et bien sûr, cela y finit of course.

 

Deux-soeurs03.jpg

 

Deux-soeurs04.jpg


Alors, il y a la timide, celle qu'on ne voit pas tout de suite, la pure qui rêve d'amour et d'eau fraîche dominée par ses sentiments, tellement naive et si humaine...

Mais pour elle plus dure sera la chute.

Et il y a l'autre, de bleu ou de vert vétue, au sourire dévorant, l'ambitieuse qui soumet ses sentiments à la conscience d'un destin hors du commun, devenir reine, et pour y parvenir elle est prête à écraser père et soeur, à se donner au diable, à son frère...

Mais pour elle, seule la mort est au bout avec la folie pour chemin.

 

Deux-soeurs01.jpg

 

Deux soeurs02


Sans doute la débauche de filtres dont Chadwick use est-elle destinée à nous faire comprendre que la couleur tel un leitmotiv wagnerien

participe du découpage du monde et accompagne les personnages

et les significations dont ils sont l'incarnation.


Anne Boleyn à certains égards incarne la liberté et ce désir d'émancipation par rapports aux hommes qui accaparent le monde et soumettent les femmes à leur volonté et à leurs passions. Mais c'est une liberté sans morale, toute entière dirigée vers la satisfaction égoiste de son désir, donc sans réelle portée sociale.

La seule femme finalement résolument moderne reste la mère de Mary et Anne jouée par Kristin Scott Thomas. Chez elle, la prise de conscience à laquelle il manque la part de feu et de révolte de sa fille, demeure toute entière tournée vers l'intérieur comme une philosophie qui l'aide à supporter un monde qu'elle n'a pas la force de bouleverser, mettant en pratique ce précepte de A. Bandura : "se focaliser sur les aspects contrôlables de la vie permet de mieux supporter ceux qui sont incontrôlables".





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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 17:17

 

 

 

 

Ghost-world.jpg

 

 

 

 

Môche a souhait, mais pourtant belle, terrifiante d'égoïsme et pourtant sensible,
telle semble être Enid
cherchant toujours comment être dans ce monde qui a perdu définitivement son innocence, 

un monde suranné peut être déjà oublié

mais dont Seymour, semble malgré tout,

s'escrimer à vouloir en conserver la trace.
Enid fait du sur place comme ce personnage attendant  un bus qui ne peut venir

car la ligne a été fermée, mais qu'il s'obstine à croire toujours en service

comme s'il suffisait d'y croire.
Pourtant le bus finira par arriver. Ainsi, on ne peut refuser le monde en étant au monde,

mais on peut chercher un ailleurs à l'intérieur de soi même, dans une fuite en dedans qui semble être la seule issue à l'ennui,

la médiocrité et l'insignifiance.

De plus en plus seule, s'éloignant de Rebecca,

laissant Seymour à la vie et à son malheur
après lui avoir redonner en-vie,

Enid va attendre  dans un passé qui s'est gravé dans le vinil.

Réalisation :    Terry Zwigoff

thora Birch :                    Enid
Scarlette Johansson :   Rebecca
Steve Buscemi :            Seymour

 


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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 17:22

L'élue d'un peuple nouveau
Un film de Niki Caro
avec Keisha Castle-hugues;

 

 

 

Pai02.jpg

 

  

Un film attachant sur la transmission, sur ce qui passe d'une génération à l'autre,
héritage symbolique plus que matériel, mais qu'il faut transmettre sous peine
de perte irrémédiable d'identité.
Un film où s'opposent le monde des hommes et l'univers des femmes,
un monde masculin
qui ne peut plus faute d'héritier sauvegarder l'ordre
d'un monde menacé
 de la perte du sens de la vie,

à l'image du père de Hemi et de ses amis,
qui ont abandonné
  leur culture pour adopter celle des occidentaux.
Mais, alors que son grand-père semble avoir définitivement échoué
dans ses tentatives pour se trouver un successeur
capable d'assumer

les significations de cet univers mythique qui permet d'être au monde,

d'abord auprès de son fils, puis auprès des enfants du village,

c'est Paï qui s'impose en triomphant des épreuves, par sa volonté
et son amour pour lui.

Car cette transmission ne peut s'effectuer qu'à travers l'amour, seule force capable
d'amener les êtres à reprendre  possession d'eux même et de leur histoire,
comme si le présent ne pouvait naître à nouveau que d'un passé assumé.


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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 15:57

 

 

Fidèle à son credo écologique (Et au milieu coule une rivière), Robert Redford réalise un film sans surprise avec des oppositions taillées à la serpe entre d'un côté le Montana, la nature, la vrai vie avec ses valeurs authentiques et de l'autre la ville, le stress et la perte des repères nécessaires à une vie heureuse.

Bref, assez insipide comme des spaghet à la carbonara qui manqueraient de sauce.

Bien sûr, les paysages du Montana jouent bien et la musique aussi.

Les acteurs sont nickels surtout Kristin Scott-Thomas.

Sam Neill est solide comme à son habitude et Scarlett J. est bien jeune encore.

 

La première scène du film est superbe,

admirablement filmée avec un montage rythmé

qui lui donne de l'intensité.

Elle est, tout simplement, immanquable.


 

homme-qui-murmurait.jpg

 

homme-qui-murmurait02.jpg

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 17:26

 


L'esprit fonctionne en associant parfois ce qui ne peut l'être

il crée des liens et vous oblige à sortir d'un sentier balisé

brisant la tranquilité d'une promenade que l'on croyait

sans surprise tant l'itinéraire semblait sûr

 

 

Les-desaxes.jpg

 

 

Voilà c'est marilyn ou plutôt Roslyn et c'est Arthur Miller et John Huston

et il y a Montgomery Clift et Clark Gable

et peut être vont-ils bientôt mourir

et il restera des images, un film

et autre chose qu'on a peine à nommer

mais qui s'appelle parfois l'émotion.

Alors une émotion en appelant souvent une autre

des liens se nouent

se meuvent

et se meurent

avant l'oubli.


 

Les-desaxes02.jpg

 

lesdesaxes-the-misfits.jpg

 

Un blog qui parle du film : link


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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 21:03












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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 12:02


Avec ce film, Eastwood revient sur un thème qu'il avait déjà traité dans "José Wales, hors-la-loi" et qui est récurent dans son oeuvre. La violence, et le cycle ininterrompu de la vengeance qu'elle engendre, détruisent l'humanité qu'il y a en l'homme. Il s'interroge à nouveau sur la possibilité même de la société et sur ce qui permet d'unir les hommes aux travers de leurs différences. A la fois ciment de la société, par le meurtre inaugural qui la constitue et sa tentative d'expiation impossible dans l'oubli (l'homme des hautes plaines 1973), et véritable poison destructeur qui peut saisir ses membres lorsqu'ils se laissent contaminer par la haine, l'homme trouve toujours la violence profondément inscrite dans son devenir. Mais pour que l'humanité soit possible il faut que la vengeance s'achève, que le cycle soit rompu y compris au prix du sacrifice.
Comme toujours avec Eastwood on se demande comment un type avec des opinions politiques assez réac peut faire des films qui font aimer la vie dans ce qu'elle a de plus merveilleux, cette croyance naïve et enfantine qu'au fond de lui même l'homme est bon intrinsèquement bon et capable de comprendre l'autre en réduisant sa différence phénomélogique pour trouver ce qu'il possède d'essentiel et de profondément humain.




Avec
Clint Eastwood, Bee Vang (Thao), Ahney Her (Sue) Christopher Carley (Le père Janovith) et John Caroll Lynch l(e coiffeur)



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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 20:32



Jane Campion ne filme pas l'amour,
mais le désir qui y conduit et la violence qui le suit.






Avec Holly Hunter, Anna Paquin qui jouera Malicia dans la série X-men, Sam Neil l'Allan Grant de Jurassic Park et Harvey Keitel à la filmo impressionnante.

Mais ne vous privez pas de la musique de Michael Nyman elle est à l'image du film .



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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 20:29

 

Zac Snider, le réalisateur de 300 adapté du roman graphique de Frank Miller a réussi un film riche dont les thématiques se chevauchent et dont parfois on peut lire les images en les plaquant sur un évènement récent qui imprègne durablement notre monde. On ne peut en effet s'empêcher de raprocher l'image des destructions occasionnées par l'explosion de la bombe à celle de Ground zero.
De même, les thèses du complot qui ont fleuri après de 11 septembre et qui interprètent l'attentat comme une mise en scène destinée à impressionner l'opinion publique afin de mieux lui faire avaler ce qui allait suivre, trouvent un écho dans l'entreprise d'Adrian Veidt, Ozymandias chez les gardiens, qui est aussi le nom d'un pharaon, d'où la pyramide en Antarctique, Adrian Veidt donc, qui à l'égal d'Alexandre le grand, qu'il admire, rêve d'unifier le monde.
Jonathan Osterman, le dr Manhattan des gardiens, serait donc devenu, à son corps défendant, l'incarnation des forces du mal qui menacent la planète,.
Son nom d'ailleurs évoque le projet Manhattan lancé en 1942 par les Etats Unis pour se doter de la première bombe A.















Carla Gugino joue dans Sin City de Robert Rodriguez.
Quant à la question de sauver le monde, le dr Manhattan est confronté à un choix cornélien, c'est quand même Malin Akerman qui le lui demande, alors on a beau cultiver une certaine misanthropie, être un grand bonhomme tout bleu sur Mars et pas un petit homme vert, comment peut-on rester de glace devant la belle scandinave ?



link


 A suivre : The Spirit


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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 21:05



Que fait Scarlett dans ce film de Frank Miller, un néo-cons (link) que n'aurait pas déshérité Ayn Rand, mais cependant non dépourvu de talent lorsqu'il officie avec un crayon et qui revisite à sa manière la BD de Will Eisner en proposant une adaptation non dénuée de tout charme ?
Miss Johansson ne fait quasiment rien, à peine apporte-t-elle un peu de couleur dans un film dominé par les ombres et le noir et largement éclairé par les autres actrices beaucoup mieux servies par leur rôle.
Alors consolons-nous avec Eva Mendes, Sarah Paulson, Paz Vega ou Stana Katic qui tourna dans Quantum of solace.









But where are the men ?
Jamais bien loin des femmes of course et si Samuel L. Jackson n'a pas un jeu aussi décalé que Johnny Depp, il s'en tire pas mal réussissant même à donner à son personnage un petit air de folamour.


Sur Will Eisner link


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