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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 15:13
L'Afrique n'a pas toujours été celle que l'on connaît aujourd'hui.
En un temps pas si lointain, résonnait d'autres noms
comme une échappée mystérieuse vers un inconnu attirant,
une chaude odeur de savanne,
un puissant appel au voyage.



Haute-Volta, Dahomey, Oubangui Chari, plus étranges les uns que les autres
ces noms véhiculaient à la fois l'histoire d'une terre martyr et le rêve d'un horizon sauvage.
En un temps maintenant hors de saison l'Afrique s'émancipait
son avenir semblait s'ouvrir enfin,
et on regardait émerveillé ce continent venir au monde.



L'Afrique d'alors avait des images, celle d'un docteur et de sa fille,
celle d'un lion qui louche et d'une guenon fantasque,
l'Afrique alors défilait dans ses trois syllabes aux sonorités de tam-tam :

DAKTARI






Alors y'avait pas encore le sida, on connaissait pas vraiment les Hutus et les Tutsi
et personne ne savait situer le Darfour sur la carte.
Alors c'tait l'bon temps des colonies et par un anachronisme dont l'histoire a le secret, on pouvait penser, comme un président d'aujourd'hui dans son discours de Dakar, que « Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. "          ( discours de Nicolas Sarkozy à Dakar le 26 juillet 2007).
L'histoire bégaie, sous les tentatives de ceux qui voudraient revenir en arrière, oublier la négritude et ceux "qui sont de la race qu'on opprime"; (Aimé Césaire) Mais l'on préfère le poète au président.
En 1967, on parlait juste du Biafra on commençait à comprendre le sens de mots nouveaux qui n'allaient plus nous quitter "catastrophe humanitaire, famine" mais on n'en mesurait pas tout à fait la portée et surtout on pensait que ce serait sans lendemain, que l'Afrique allait rester ce qu'elle avait toujours été un désir brûlant.




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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 20:33





C'était le temps des gitans,
un temps de rêve où le présent pouvait se peindre des couleurs des songes,
un temps à faire frémir, à faire pleurer.

Un temps oublié,
un temps d'avant, avant que tout bascule,
avant que le temps lui même ne soit dévoré par ses enfants.

C'était le temps des gitans, le temps d'un pays disparu,
un étrange assemblage d
e bric et de broc,
une histoire impossible, un
mélange au coeur pur
une armure d'éraim faite de paille et de suie,
un feu qui brûle et des flammes descendant le cours des fleuves.

ça s'appelait la Yougoslavie et ç'avait d'la gueule,
c'était ni chien ni chat, ni blanc ni noir ,
c'était mélange à tout' heure,
c'était un pays qui n'en n'était pas un mais dix








Ederlezi est le nom tsigane de la fête serbe de la Saint George. Elle est célébrée le 6 mai. La Saintt Georges ne se fête pas de la meme manière ni le même jour pour tout les Tsiganes. Le nom Ederlezi vient du turc Hidirellez, nom des vacances annonçant le début du printemps, se produisant environ 40 jours après l'équinoxe de printemps. Les slaves des Balkans y ont ajouté la dimension chrétienne du jour de la Saint George.

Hidrellez est un jour très important en Anatolie : le mot lui-même est très significatif ; il est la combinaison des noms de deux prophètes : Hizir et Ilyas. Hidrellez signifie la renaissance de la nature et est aussi considéré comme le début de l'été.

Selon les croyances anatoliennes, Hizir et Ilyas seraient deux prophètes - et amis - qui auraient bu l'eau de l'immortalité. Ils se seraient fait la promesse de se revoir à nouveau chaque nuit du 5 mai, pour chaque année redonner vie à la nature.

Hizir est le protecteur des plantes et des gens pauvres ; il apporte l'abondance partout où il va

Ilyas est le protecteur des eaux et des animaux ; il redonne la santé partout où il va.

Les gens croient que les voeux formulés cette nuit là seront honorés ; que les malades seront soignés, et que ce sera la fin des malchances... Il y a également de nombreux rituels : certains mettent une pièce dans un tissus rouge et l'accrochent à une rose. Au matin, cet argent est remis dans le porte-monnaie, et est sensé apporter l'abondance.

Aujourd'hui, ce jour est surtout connu comme l'occasion de faire des grands picnics dans la nature...


Sur le temps des gitans :

http://www.dhennin.com:80/kusturica/v2/_gitans_fr.htmllink

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 14:26



S'il est une image, il est celle du voyage, d'un vagabon sans limbe qui a changé son nom pour que toute sa vie puisse tenir dedans, comme un trait tiré jusqu'aux étoiles qu'il aimait contempler lorsqu'il passait la ligne, à une époque où le temps n'était pas encore compté et le voyage toujours une aventure.

« Je voulais indiquer aux jeunes gens d’aujourd’hui qu’on les trompe, que la vie n’est pas un dilemme et qu’entre les deux idéologies contraires entre lesquels on les somme d’opter, il y a la vie, la vie, avec ses contradictions bouleversantes et miraculeuses, la vie et ses possibilités illimitées, ses absurdités beaucoup plus réjouissantes que les idioties et les platitudes de la « politique », et que c’est pour la vie qu’ils doivent opter, malgré l’attirance du suicide, individuel ou collectif, et de sa foudroyante logique scientifique. Il n’y a pas d’autres choix possibles. Vivre ! »

Frédéric-Louis Sauser qui deviendra Blaise Cendrars ("tout ce que j'aime et que j'étreins se transmue aussitôt en cendres." - Inédits secrets. " Et Blaise vient de Braise" - Une nuit dans la forêt) est né le 1er septembre 1887 à La Chaux-De-Fonds.
En 1915 en Champagne il perd son bras droit.
Le 21 janvier 1961, il meurt à Paris.

"La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré, et pour être désespéré, il faut avoir beaucoup aimé et aimer encore le monde".

"Et alors j'ai pris feu dans ma solitude, car écrire c'est se consumer... car écrire, c'est brûler vif, mais c'est aussi renaître de ses cendres." - L'Homme foudroyé

Un blog pour voyager
http://debarcaderes.over-blog.com/article-3486524.htmllink

ou un autre
http://www.es-conseil.fr/pramona/p1mm.htmlink

Tarsila do Amaral 
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 14:14



Il y a des mots qui vous emmènent, laissant des traces si profondes, que l'oubli semé par le passage du temps, n'efface jamais totalement. Alors il suffit d'un petit souffle de vent, une brise légère et aérienne pour tourner la page d'un livre laissé ouvert sur une table et recommencer le voyage...


Sertao

région semi-aride du Nordeste brésilien recouvrant une superficie d’un million de kilomètres carrés, souvent dévastée par des périodes de sécheresse qui peuvent durer plusieurs années.



caboclo

Caboclo est le nom donné au Brésil pour désigner les métis de Blancs et d'Amérindien. C'est l'ancien nom donné aux indigènes brésiliens. Selon certains, le «l» fut introduit dans le mot par l'usage et n'aurait pas de base linguistique. Les caboclos forment le groupe de population le plus nombreux de la région de l'Amazone.



Lampião et les Cangaceiros
Poursuivis sans relâche pendant près de vingt ans par les forces de l’ordre, le célèbre cangaceiro Lampião et sa horde de bandits ont sillonné, dévasté, pillé l’une des régions les plus pauvres et les plus arides du Brésil : le Sertão. Ce territoire qui s’étend sur huit états du Nordeste brésilien et couvre une superficie d’un million de kilomètres carrés a été le siège durant des décennies d’un banditisme d’honneur : le cangaço.
Dans une société où la justice était dictée par des potentats locaux, l’entrée dans le cangaço correspondait généralement à la nécessité de réparer une injustice par la
violence et de reconquérir son honneur.
Né en 1898, Lampião rentre dans le cangaço avec deux de ses frères afin de venger l’assassinat de leur père. Il prend rapidement la tête de ce mouvement qu’il révolutionnera sur bien des aspects : manipulateur, stratège, doté d’un sens inné et surprenant, pour l’époque, de la communication, Lampião met très vite en scène un banditisme ostensible où la parure, l’ornement, le faste donnent un relief particulier aux crimes et aux exactions en tout genre que les bandits commettent. En incluant, de surcroît, les femmes dans sa bande, il devient le « Roi du cangaço », un personnage légendaire qui fait encore parler de lui aujourd’hui. Guerriers vaillants pour les uns, brutes sanguinaires pour les autres, Lampião et ses cangaceiros sévirent de 1926 à 1938, date à laquelle les forces de l’ordre mirent fin à leur règne de terreur. Pris dans une embuscade, Lampião, sa femme, Maria Bonita, et neuf de ses compagnons trouvèrent la mort le 28 juillet 1938. Leurs cadavres furent décapités et les têtes furent transportées de ville en ville, exposées et photographiées sur les places publiques puis conservées dans un musée jusqu’en 1969.








Antonio Das Mortes

(O Dragão da Maldade contra o Santo Guerreiro) est un film brésilien réalisé par Glauber Rocha sorti en 1969.




Fazendeiro

Grand propriétaire terrien


Capoeira

La capoeira est un art martial afro-brésilien qui puise ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil. On situe l'origine de ces techniques en Angola, une ancienne colonie portugaise. Une forme très analogue, aussi bien dans les gestes que dans les rythmes, est d'ailleurs connue et pratiquée dans tout l'océan Indien sous le nom de moringue depuis plusieurs siècles.


Pernambouc

bois de Pernambouc, bois-brésil est une esoèce d'arbre de la famille des Caesalpiniaceae selon la classification classique, ou des Fabaceae (sous-famille des Caesalpinioideae) selon la classification phylogénétique. Il est originaire du nord-est du Brésil. De son bois, on tirait une teinture brun rouge.


Terra Do Sem Fim ( terre violente - roman de Jorge Amado)

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:59


Tarsila do Amaral est une artiste-peintre brésilienne de l'école moderniste (1886-1973).
Blaise Cendrars qui l'a rencontré au Brésil la nommait "la plus belle pauliste du monde".
Elle illustrera son recueil de poèmes "feuilles de route"





Terra do Sem Fim 
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 21:13




Parce qu'à force d'être fort on oublierait qu'on à beau être beau
mais que de toute façon Sebnen est la plus belle.

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 20:49

 

 

 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parce que toutes les nymphes,
surtout lorsqu'elles ne sont pas filles du Pénée,
ne peuvent finir en laurier-rose.

 


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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 18:14





Parce qu'il faut bien un corps à chaque voix, mais comment s'incarner quand la divinité se fait voix ?
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 17:12


Les échos ont parfois des résonnances qui ne s'atténuent que longtemps après, lorsque le silence semble enfin revenu, lorsque tout s'est tu, laissant la place au long travail invisible des réminiscences, un travail qui s'effectue en dehors de la conscience et pourtant au plus profond de nous même. Ainsi nous sommes peuplés de livres et d'images qui s'interpénètrent en échangeant leurs significations et si elles peuvent paraître recouvertes par l'oubli, elles allimentent en permanence, comme une résurgence dont on ignorerait la source, notre imaginaire.
Mais " Sait-on quel livre nous accompagne, quel livre nous lègue une image qui reviendra.." Tom est mort p 133


" Il existe un tableau de Caspar David Friedrich nommé la Grande réserve qui représente une partie de la réserve d'Ostra, au nord-ouest de Dresde sur la rive sud de l'Elbe..."
p 189
Cherokee - Jean Echenoz







"Quelques temps après on a volé le Cri de Munch dans la Galerie nationale d'Oslo, c'étaient des ondes concentriques autour du cri de mon père qui avaient englouti le tableau..."
p 120
Tom est mort - Marie Darrieussecq


" Phil Resch s'arrêta devant une huile. Le tableau représentait une créature oppressée, chauve, la tête en forme de poire inversée, les mains crispées sur les  oreilles  et  la  bouche  grande  ouverte  d'où s'échappait un cri immense. L'écho de son tourment se répandait en vagues tortueuses qui inondaient l'air autour d'elle, l'homme - ou la femme - était comme écrasé par son propre hurlement. La créature se bouchait les oreilles pour ne pas entendre sa propre voix. Elle était debout sur un pont, et il n'y avait personne  d'autre; elle criait sa solitude. Mais par son cri - ou malgré son cri -, elle se coupait du monde."
p 136
Blade runner - Philip K. Dick






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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 11:56




Parce que lorsqu'on est ami ami à demi on n'est pas forcément ennemi, alors que nos meilleurs amis sont parfois nos pires ennemis.
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