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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 22:11

 

 

"Ni les humains ni les chiens ne reviennent nous hanter : ce qui nous poursuit c'est le temps qu'on ne leur a pas donné, les occasions perdues, le souvenir des attentes auxquelles on n'a pas su répondre."

 

p 84

 

 

Tous vos romans évoquent le paranormal. Que croyez-vous et jusqu'où ?

D.v.C. Je déteste ce mot, paranormal. Ça ne veut rien dire ! Je déteste la normalité. Auriez-vous posé cette question à Victor Hugo, qui faisait tourner les tables, ou à Balzac qui est l'auteur d'Ursule Mirouët, le livre le plus péremptoire et offensif sur la réalité de la médiumnité ? Ce que vous appelez aujourd'hui "paranormal" était, à leur époque, tout à fait naturel. C'était de la recherche. La France est devenue ce pays de matérialisme obtus, qui a fabriqué l'adjectif "cartésien" alors même que Descartes a écrit sur le chamanisme, l'interprétation des rêves et les forces invisibles... Voici ma conception de ce que l'on appelle le "paranormal" : c'est la perturbation. Mon devoir d'écrivain libre est de faire circuler ces éléments de réflexion. Je ne fais aucun prosélytisme. En tant que romancier, deux sujets me passionnent : la perturbation et la manipulation. Quand j'écris Hors de moi, je développe une idée de romancier : comment une identité fausse peut devenir, grâce à un coma, plus vraie que son identité de départ ? Et je reçois des lettres de neurochirurgiens qui me disent que ces cas ont vraiment été observés. 

 

tiré d'une interview de l'Express : link

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