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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:28

 

Je relevai la tête, observai les nuages sombres qui flottaient dans le ciel au-dessus de la mer du Nord, et songeai à toutes ces choses que j'avais perdues jusqu'alors au cours de ma vie. Les heures envolées, les personnes mortes ou disparues, les pensées qui ne reviendraient plus.

p 8

 

Car je suis le type même de l'homme incapable de comprendre les choses tant qu'il n'a pas essayé de les mettre en mots.

p 11

 

Je voudrais que tu te souviennes de moi. Je voudrais que tu n'oublies jamais que j'ai existé et que je me suis trouvée ainsi à tes côtés.

p 17

 

j'ai déjà oublié pas mal de choses. Alors que j'écris ces lignes en essayant de me remémorer les faits, il m'arrive parfois d'être pris de panique. C'est parce que je réalise soudain que c'est peut-être le plus important que j'ai oublié. Je me demande s'il n'y a pas à l'intérieur de mon corps un endroit sombre, une contrée lointaine où mes souvenirs les plus importants s'entassent pour donner de la vase.

p 17

 

Quand lit la même chose que tout le monde, on ne peut que penser comme tout le monde.

p 52

 

en même temps, Je ne pouvais pas m'empêcher de regretter ce qu'elle avait perdu. Plus jamais ne reviendrait cette splendeur frondeuse, si particulière aux adolescente lorsqu'elle sont à la veille de voler de leurs propres ailes.

p 174

 

C'était  quelque chose comme l'aspiration de la jeunesse, qui n'était et ne serait sans doute jamais comblée. Il y avait bien longtemps que j'avais laissé de côté cette aspiration pure et innocente, et j'avais même oublié qu'elle avait autrefois existé en moi. Hatsumi avait réveillé cette «partie de moi-même» qui avait sommeillé au fond de moi tout ce temps. En découvrant cela, je fus pris d'une tristesse telle que je faillis pleurer. Elle afait été une fille vraiment spéciale. Quelqu'un aurait dû la secourir.

p 326

 

Ce que je veux dire, c'est ceci :je vais vingt ans, et ce que nous avions en commun quand il en avait seize et moi dix-sept a déjà disparu. Et l'on peut toujours crier, cela ne reviendra pas.

p 336

 

La mort de Naoko m'apprenait autre chose. Quelle que soit notre vérité, la tristesse d'avoir perdu Qelqu'un qu'on aime est inconsolable. La vérité, la sincérité, la force de la douceur, rien ne peut calmer la douleur, et, en allant au bout de cette souffrance, on apprend quelque chose qui ne nous est d'aucune utilité pour la prochaine vague de tristesse qui nous surprendra.

p 417

 

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