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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 09:39
Les nourritures terrestres - André Gide

Tout choix est effrayant, quand on y songe:
effrayante une liberté qui ne guide plus un devoir.·
p 20


Que l'importance soit dans ton regard, non dans la
chose regardée. chaque désir m'a plus enrichi
que la possession toujours fausse de l'objet même de
mon désir.
Chaque esprit ne m'intéressait que par
ce qui le faisait différer des autres.
p 21


Une existence pathétique, Nathanaël, plutôt que la
tranquillité. Je ne souhaite pas d'autre repos que celui
du sommeil de la mort. J'ai peur que tout désir, toute
énergle que je n'aurais pas satisfaits durant ma vie
pour leur survie ne me tourmentent. j'espère, après
avoir exprimé sur cette terre tout ce qui attendait en
moi, satisfait, mourir complètement désespéré
p 21-22


Car qu'est-ce qu'un désir qui n'est pas efficace ?
p 29


Attendre le sommeil qui ne va pas venir.
p 54


Je vivais dans la perpétuelle attente , délicieuse,
de n'importe quel avenir.
p 67


famille je vous hais ! foyers clos;
portes refermées; possessions jalouses du bonheur.
p 69


l'appel éperdu de la nuit.
p 76


 

par une attention subite, simultanée de tous les sens, arriver à faire
(c'est difficile à dire) du sentiment même de sa vie, la sensation
concentrée de tout l'attouchement du dehors ... (ou réciproquement).
p 127


Je ne suis qu'un rendez-vous de sensations.
p 127


Apre terre sans bonté, sans douceur; terre de
passion, de ferveur; terre aimée des prophètes - ah !
douloureux désert, désert de gloire, je t'ai passionnément aimé.
p 145


Toi qui viendras lorsque ;e n'entendrai plus les bruits
de la terre el que mes lèvres ne boiront plus sa rosée -
toi qui, plus tard, peut-ét1'e me lÏ1'as- c'est pour toi que
j'écris ces pages; car tu ne rétonnes peut-être pas assez
de vivre; tu n'admire pas comme il faudrait ce miracle
étourdissant qu'est ta vie.
p 169


Je pressens un temps où l'on ne comprendra plus
qu'à peine ce qui nous paraît vital aujourd'hui.
p 174

 

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