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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 12:29

 

La culture est en nous et hors de nous-même ce qui nous permet de faire résonner les œuvres entre elles, d’établir des chaînes de significations disjointes par le temps ou l’espace et qui finissent par entrer en nous si profondément, qu’à notre corps défendant elles nous changent selon ce que Bachelard entendait lorsqu’il écrivait « Je ne peux comprendre une âme qu’en transformant la mienne. 1 »
Dans « Une chambre à soi » Virginia Woolf tentait de définir tous les obstacles que rencontrait une femme lorsqu’elle voulait écrire.
« Et je pensais à tous les romans écrits par des femmes que, telles des pommes grêlées dans un verger, on trouve disséminés par-ci par-là chez les bouquinistes londoniens. C'est cette faille en leur coeur qui les avait gâtés. Elle avait altéré ses propres valeurs du fait de sa déférence envers l'opinion des autres.
Mais on comprend à quel point il devait leur être impossible de ne pas dévier à droite ou à gauche. Quel génie, quelle intégrité cela devait exiger, face à toutes ces critiques, au sein de cette société strictement patriarcale, de s'en tenir à ce qu'elles voulaient, elles, sans faire la moindre concession. Seules Jane Austen et Emily Brontë ont eu ce courage. Elles ont aussi un autre motif de fierté, et c'est peut-être le plus beau. Elles écrivaient comme des femmes et non comme des hommes. Parmi les milliers de femmes qui écrivaient alors des romans, elles ont été les seules à ne pas tenir compte des perpétuels conseils de l'éternel pédagogue : écris ceci, pense cela. Elles seules sont restées sourdes à cette voix persistante, tour à tour grommelante, condescendante, dominatrice, blessée, choquée, en colère, ou paternelle, cette voix qui ne peut jamais laisser les femmes tranquilles, qui est toujours derrière elles, à la façon d'une gouvernante trop consciencieuse qui, tel sir Egerton Brydges, les exhorte à se montrer élégantes; allant jusqu'à confondre critique de la poésie et critique du sexe" ; les avertissant que, si elles voulaient être raisonnables pour espérer obtenir quelque prix en vue, il était préférable pour elles de se garder de franchir certaines limites pour ne pas déplaire au monsieur en question: « ... Ce n'est qu'en reconnaissant courageusement les limites de leur sexe que les romancières devraient viser à l'excellence. 2 »
 

 

Malgré tous les faits sociaux qui empêchent une femme d’écrire, « d’heureuses élues » ont pu faire de l’écriture le cœur de leur vie et parmi toutes celles-ci, V. Woolf distinguent celles qui ont su s’écarter des normes littéraires en vigueur, pour véritablement inventer une écriture féminine différentes de celle produite par les hommes. Elle développe l’idée qu’il y a un style masculin « C'est là un style typiquement masculin; il sent bon son Johnson, son Gibbon et les autres. C'est un style qui ne convient pas à une femme.3  » s’incarnant dans les formes canoniques de la littératures « Et ces formes ont, elles aussi, été conçues par des hommes pour répondre à leurs besoins et à leur usage. 4 » Elle relève qu’une femme voulant écrire doit trouver son style propre. Il y a, selon elle l’idée que les femmes peuvent écrire à partir du corps « Le livre doit, en quelque sorte, être adapté au corps, et l'on pourrait se hasarder à dire que les livres écrits par des femmes devraient être plus courts, plus denses que ceux des hommes, structurés de façon à ne pas exiger de longues heures de travail continu et ininterrompu. » Une expérience de l’écriture que l’on peut suivre chez Chantal Chawaf « Né de mes lectures et de l'écriture, ce livre est l'expression d'un sentiment. Ce sentiment est celui que m'inspire le lien de la lecture, de l'écriture et de la vie. C'est le sentiment d'une fusion. Comme bien des femmes et des hommes de mon époque, j'ai entendu parler de féminisme et aussi d'écriture féminine. Mais le problème réel qui, à mon avis, contient et génère tous les autres est celui de la séparation du corps et de l'esprit. Dans cette lacune que représente notre langage verbal, les hommes et les femmes sont autant victimes les uns des autres, et ils sont les uns autant que les autres victimes de leur privation de langue vivante. Plus on approche de la source charnelle du langage, moins la langue verbale est capable de se substituer à la langue régressive encore non verbale, à un phénomène qui est encore plus un affect qu'une langue...6 » Ainsi en excluant les femmes du champ littéraire et en célébrant celles qui écrivent comme les hommes, selon V. Woolf,  « la littérature est « aujourd'hui appauvrie, au-delà de toute mesure, par les portes qui ont été fermées aux femmes.7  » Car il y a quelque chose que les hommes, malgré le mythe de la virilité adossée à celui de la puissance, sont incapables de trouver hors de leur relation avec les femmes et pas seulement selon la première idée qui nous vient à l’esprit, dans la sexualité « Et je me suis mise à songer à tous ces grands hommes qui, pour une raison ou pour une autre, ont admiré des femmes, recherché la compagnie des femmes, vécu avec des femmes, se sont confiés à des femmes, ont fait l'amour avec des femmes, écrit sur des femmes, eu confiance en des femmes et fait montre de ce que l'on ne peut décrire que comme une forme de besoin, de dépendance vis-à-vis. de certaines personnes du sexe opposé.8  » 

 

 

Se dessine ainsi l’idée qu’il existe une manière liée au genre d’appréhender les oeuvres d’art et de les produire, l’idée que le genre traverse l’œuvre et que celle-ci nous donne accès à un intime. En suivant cette pensée, on finira par conclure  qu’un art réservé aux seuls hommes ne parlerait finalement qu’à eux seuls « Ce n'est pas simplement qu'ils (les livres écrits par des hommes) vantent les vertus masculines, adhèrent aux valeurs masculines et décrivent le monde des hommes; c'est aussi que l'émotion dont ces livres sont empreints est incompréhensible pour une femme.9 » Encore une fois, cette idée est typiquement moderne, on la retrouve chez Ch. Chedaleux qui note que le film « 50 nuances de grey » réalisé par S. Taylor-Wood et le roman éponyme de E.L. James, vendu à 40 millions d’exemplaires, ont pu séduire des femmes10  qui retrouvaient, sans parler de la qualité artistique du livre et du film, des éléments dont elles pouvaient se saisir pour parler d’elles  « elles (les femmes) s’appuient sur la trajectoire d’affirmation du personnage féminin pour relire leur propre trajectoire et pour renégocier leur perception d’elles-mêmes. Beaucoup élaborent par exemple un récit d’affirmation personnelle qui passe par la mise en œuvre de diverses techniques et actes de transformation de soi (changements physiques, désinhibition sexuelle, prise de temps et d’espace pour soi, etc.). » V. Woolf pointait ce besoin de se voir représenter dans l’art pour que cet art puisse nous parler. On peut transposer sans peine les propos de l’autrice à notre société et les relier à l’intervention d’Aïssa Maïgra à la cérémonie des Césars en 2020, lorsqu’elle avait pointé ce que l’on appelle « le manque de diversité » dans le cinéma français « On est une famille, on se dit tout, non ? Vous tous qui n’êtes pas impactés par les questions liées à l’invisibilité, aux stéréotypes ou à la question de la couleur de la peau... la bonne nouvelle, c’est que ça ne va pas se faire sans vous. Pensez inclusion. Ce qui se joue dans le cinéma français ne concerne pas que notre milieu hyper privilégié, cela concerne toute la société, »  Cette invisibilisation des minorités que dénonce Aïssa Maïgra, V.Woolf en a suivi la trace dans l’histoire littéraire de l’Angleterre et a méthodiquement donné des exemples d’une société patriarcale qui a constamment imposé aux femmes de rester dans l’ombre de laquelle elle n’aurait jamais dû sortir : « Elles ont ainsi rendu hommage à une convention qui, si elle n'a pas été implantée par l'autre sexe, a été généreusement encouragée par les hommes (la principale gloire d'une femme est de ne pas faire parler d'elle, disait Périclès, lui-même un homme dont on parlait beaucoup), à savoir qu'il est détestable pour une femme d'apparaître dans la lumière. Elles ont l'anonymat dans le sang. Elles n'ont pas renoncé à rester dans l'ombre.11  »

 


« L’art est une extension de l’imaginaire masculin ». Les hommes, il faut « les éliminer de nos esprits, de nos images, de nos représentations. Je ne lis plus les livres des hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leurs musiques. J’essaie, du moins. (...) Les productions des hommes sont le prolongement d’un système. L’art est une extension de l’imaginaire masculin. Ils ont déjà infesté mon esprit. Je me préserve en les évitant. Commençons ainsi. Plus tard, ils pourront revenir.» Ces propos ne sont pas de V. Woolf, mais d’Alice Coffin conseillère de Paris sur la liste d'union Paris en commun, Écologie pour Paris dans le 12e arrondissement et activiste au sein du collectif « La Barbe 12». Ils lui ont valu de nombreuses attaques et menaces13  ce qui démontre que les questions que renvoient son livre sont toujours clivantes, y compris dans le camp féministe puisque M. Schiappa dénonce « une forme d’apartheid 14 »  et C. Fourest  affirme être  « atterrée par cette approche essentialiste, binaire et revancharde qui abîme des années de révolution subtile et flatte les clichés antiféministes.15  ». Les médias ont abondamment relayé ces critiques16  qui visaient le contenu du livre mais parfois aussi, l’action d’une activiste LGBT qui venait de s’illustrer dans la dénonciation de Christophe Girard17  en raison de ses liens avec Gabriel Matzneff. Derrière ce qui semble être un plaidoyer pour la misandrie, il y a pourtant une réflexion profonde sur ce qui structure notre imaginaire de façon inconsciente et qui peut apparaître comme un corset à l’élaboration d’une pensée intime et authentiquement féminine  « Pour être capable de raisonner, de monter des stratégies et de résister, il faut échapper à cette chape du regard masculin18 . » une sorte de « male gaze » mis en lumière au cinéma par Iris Brey19  et étendu à toute la culture en général, un geste provocateur qui ouvre des horizons en retournant la violence du patriarcat contre lui : « “Si on devenait toutes misandres, on pourrait former une grande et belle sarabande. On se rendrait compte (et ce serait peut-être un peu douloureux au début) qu’on n’a vraiment pas besoin des hommes. On pourrait, je crois, libérer un pouvoir insoupçonné : celui, en planant très loin au-dessus du regard des hommes et des exigences masculines, de nous révéler à nous-mêmes 20”. Dénoncer une domination, quelle qu’elle soit, mettre au jour ses modes de fonctionnement et la débusquer jusque dans les phénomènes culturels où elle se loge de façon naturelle et presque incognito, dans un domaine qui semblait échapper à des contingences sociales et ne relever que de la pureté des créations asexuées d’un monde angélique débarrassé du genre, c’est un peu comme une femme à barbe s’invitant dans un lieu où tout est fait pour célébrer une invisibilisation qu’on se plaît à dissimuler, tel qu’on le vit à la cérémonie des Césars en février 2020 : « Le 28 février la Barbe et de nombreux autres collectifs féministes célèbrent : -  L’excellente composition virile du CA de l’Académie des Césars : 17 hommes sur 22 membres -  La mirifique sélection de films d’hommes : 87,5% d’hommes nommés dans la catégorie Meilleure Réalisation (7 sur 8), et 85,7% d’hommes dans la catégorie Meilleur Film (6 sur 7) -  La blancheur éternelle : 1976-2020, 93% de Grands Hommes Blancs pour la Meilleure Réalisation -  La perfection mathématique : 12 accusations de viols et 12 nominations pour J’accuse ! pour Polanski.21  » Apartheid selon M. Schiappa, séparatisme, exclusion des hommes ou vision androcentrée d’un monde où les hommes peuvent se nicher en toute innocence car il est fait par eux et pour eux. Mêmes interrogations formulées par Rokaya Diallo, lorsqu’elle rend compte du livre de P Harmange qui a échappé à la censure que Ralph Zurmély, chargé de mission au ministère délégué à l’égalité femmes-hommes voulait lui imposer : « Pauline Harmange, quant à elle, propose de réfléchir à la manière dont le sexisme quotidien et protéiforme enferre les femmes dans une forme de méfiance susceptible de se muer en haine. Une haine qui viserait non pas à commettre des violences en direction des hommes, mais à s’émanciper des dynamiques sexistes. Est-il si impensable que de la colère puisse être exprimée par des femmes prises au piège d’un système qui en tue tous les deux jours et demi 22?  ». Loin de rallumer une prétendue guerre des sexes, ces autrices nous aident à penser et imaginer le monde en dehors des dominations qui nous le voilent, elles nous libèrent de nos propres oppressions comme être humain responsables et créateurs d’un monde qu’il nous incombe de partager avec d’autres nous-même et pourtant si différents…

 

 

1 - Cité par A.C. benchelah « Entre Bachelard et Lautréamont une rencontre » Europe n°700-701, Août-septembre 1987
2 - « Une chambre à soi » V. Woolf p 140-141
3 - « Une chambre à soi » V. Woolf p 144
4 - « Une chambre à soi » V. Woolf p 145
5 - D’où encore le fait que nos identifications soient partielles, que notre intimité reste interdite, inconnue, baignant dans un climat de honte et d’inceste. Car « la vie fait peur dés-lors que l’on ne s’autorise plus à la connaître ». Et de proposer un rapprochement de la langue de la vie avec son origine vécue, « dans un langage où le verbe et la chair s’unissent au réel de notre corps et non plus seulement de notre croyance ».(…) Dans l’Evangile de Saint Jean, on ne trouve plus la Femme (le corps qui précède le corps), mais seulement le Verbe qui précède le corps, « puisque le corps existe avant de savoir qu’il existe … que la parole est divinisée au prix de la perte de son origine biologique humaine ». C’est là, pour notre auteur, que va naître, encouragé par l’Eglise médiévale, « un langage désincarné qui exilera du verbe le corps, et donc la femme, la mère organique », privant le verbe de son altérité. Il n’existera plus dés lors qu’un genre le masculin, et si le féminin subsiste, ce sera sous la forme d’une androgynie cachée. (…)Pour le christianisme, le corps est fille de l’enfer et l’esprit fils de Dieu. Elle ne peut inviter à l’union du corps et de l’esprit cette religion qui dresse une partie de l’homme contre l’autre partie de lui-même, alors qu’il « est vital de restituer à la vie physiquement et même dangereusement humaine sa spiritualité charnelle ».
https://sites.google.com/site/imaginouest/mes-travaux/de-chantal-chawaf-le-corps-et-le-verbe 
6 - http://www.chantal-chawaf.com/extraits/le-corps-et-le-verbe.htm 
7 - « Une chambre à soi » V. Woolf p 157
8 - « Une chambre à soi » V. Woolf p 161

9 - « Une chambre à soi » V. Woolf p 188
10 - Cette histoire attire un public très majoritairement féminin, même si Magali Bigey – qui mène avec Stéphane Laurent une très intéressante enquête sur le lectorat de 50 Nuances de Grey – a montré que 10 à 15% du lectorat était composé d’hommes (2014 : 88).  Le public des films est lui aussi clairement féminin et chacune des sorties cinéma – toujours à l’occasion de la Saint Valentin – donne lieu un peu partout à des « soirées filles » généralement interdites aux hommes, au cours desquelles diverses animations (strip-tease masculin, vente de sex toys etc.) précèdent la projection. Par ailleurs, les forums dédiés à la trilogie sur les réseaux sociaux, dont certains comptent plusieurs milliers de membres, sont essentiellement fréquentés par les femmes https://societoile.hypotheses.org/241 
11 - « Une chambre à soi » V. Woolf p 99
12 - La Barbe est un groupe d'action féministe fondé en 2008 en France. Ses militantes dénoncent l'absence ou la sous-représentation des femmes dans des instances de pouvoir économiques, politiques, culturelles et médiatiques. À la fois héritières du mouvement féministe des années 1960-1970 et créatrices d’une voie nouvelle, elles pratiquent un militantisme fondé sur le coup d'éclat et l'ironie. Lors de leurs actions inopinées, affublées de barbes postiches, elles félicitent des assemblées à majorité masculine pour leur résistance à la féminisation. Le choix de leurs cibles rappelle que les femmes doivent pouvoir créer, diriger, représenter : atteindre en somme tous les postes et statuts, dans la complète étendue des échelons et secteurs d’activité.
13 - Deux associations de journalistes, l'AJL et Prenons la Une, ainsi que le Collectif féministe contre le cyberharcèlement, dénoncent la vague de haine sexiste et lesbophobe qui s'abat contre Alice Coffin, autrice d'un essai Le génie lesbien, et dont certains propos, tronqués, ont été massivement diffusés dans certains médias. https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/151020/les-medias-complices-du-cyberharcelement-dalice-coffin 
14 - https://www.radioclassique.fr/magazine/articles/alice-coffin-veut-eliminer-les-hommes-une-forme-dapartheid-denonce-marlene-schiappa/ 
15 - https://www.parismatch.com/Culture/Livres/Alice-Coffin-branchee-sur-sectaire-1705144 
16 - Virginie Despentes, Alice Coffin et les autres : qui sont les nouvelles harpies du féminisme 
Elles sont jeunes, ne sont pas censées être bêtes et incarnent la fine fleur du néoféminisme français. Leur point commun ? Agressivité et outrances https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/en-couverture-virginie-despentes-alice-coffin-et-les-autres-qui-sont-les-nouvelles-harpies-du-feminisme-116910 
17 - Plusieurs élues écologistes demandaient le départ de l'adjoint en raison de ses "liens" avec l'écrivain Gabriel Matzneff, soupçonné de pédocriminalité. Anne Hidalgo se dit pour sa part "écœurée" de le voir partir. https://www.bfmtv.com/paris/paris-la-demission-de-christophe-girard-declenche-une-crise-au-sein-de-la-majorite-municipale_AD-202007240199.html Une enquête préliminaire pour les chefs de "viol par personne ayant autorité" a été ouverte après qu'un homme a affirmé au New York Times avoir été abusé sexuellement par l'ex-adjoint à la mairie de Paris. https://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-christophe-girard-une-enquete-pour-viol-ouverte-par-le-parquet-de-paris_AN-202008180099.html 
18 - Très belle interview d’Alice Coffin sur « Regards »
19 - https://www.lesinrocks.com/2020/02/06/cinema/actualite-cinema/iris-brey-on-est-tous-le-produit-du-male-gaze/ 
20 - https://www.seuil.com/ouvrage/moi-les-hommes-je-les-deteste-pauline-harmange/9782021476835#:~:text=%C2%AB%20Je%20vois%20dans%20la%20misandrie%20une%20porte%20de%20sortie.&text=Si%20on%20devenait%20toutes%20misandres,vraiment%20pas%20besoin%20des%20hommes. 
21 - https://labarbelabarbe.org/La-ceremonie-des-Cesar-28-02-2020 
22 - http://www.regards.fr/idees-culture/article/la-misandrie-une-hostilite-edentee 

 


 

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commentaires

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Merci, au plaisir de vous voir