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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 10:38

 

 

 

Dès les premières pages de ce récit écrit par quatre de ses potes, j’avais tout de suite compris que ce type renverrait à l’insignifiance dont ils n’auraient jamais dû sortir Booba et Kaaris dont l’importance m’apparaissait maintenant comme inversement proportionnelle à la surface occupée par une minuscule merde de mouche perdue sur l’immensité du carrelage… A ses débuts, le mec dont il était question dans le pavé qui pesait sur mes poignets, lorsque je lisais couché sur mon canapé, avait grave kiffé Jean Baptiste dont la carrière avait soudainement explosé le long du Jourdain et qui avait connu un coup d’arrêt à cause de ses ambrouilles avec Hérode Antipas. Ces animosités tragiques et savamment entretenues par les rappeurs n’étaient pas nouvelles pour moi, c’était même devenu un poncif du genre qui hélas nous privait souvent des « primus inter pares » à l’image de Tupac  dont la mort, j’en avais la conviction intime, avait été commanditée par Notorius B.I.G…. Bon, pour en revenir au mec du livre, après un bref séjour dans le désert à repousser diverses tentations plus diaboliques les unes que les autres, je réalisais que c’était pas Booba qui aurait pu résister à la vue d’une paire de nichons, le type s’était mis à envoyer du lourd dans ses battles avec les Pharisiens genre : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. » ou bien « Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. » ah ça m’changeait de « T’es pas  bonne, si t’as pas d’fesses t’as walou ». Très vite, le type s’est entouré d’une team toute acquise à sa cause, une sorte de crew avec laquelle il parcourait la Judée, n’hésitant pas à faire le coup de poing avec les marchands pour les expulser de la scène où il comptait se produire. Pourtant, le type était loin d’avoir un corps bodybuildé gonflé aux Acides Aminées, il était plutôt mince, comme l’un des clous qui allait servir sur le Golgotha lors de son calvaire. A l'image de bon nombre de rappeurs, le mec était un brin mégallo, parlant de lui à la troisième personne « Je suis celui qui est (…) Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas », mais lui, avait la tête encore plus près du bonnet et il avait tel’ment l’boulard « moi je suis le chemin, la vérité et la vie  (…) Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » qu’il n’hésitait pas à dire que Joseph n’était pas son père mais qu’il était le fils de quelqu’un de très haut placé… Très, très, haut...
Reste un point, si le mec avait peaufiné ses textes, il n’avait rien fait en musique, walou… Et là, pas d’doute le Duc l’emportait haut la main…

 

 

 

 

Toutes les citations sont tirées des Evangiles, des textes dont on soupçonne mal, sans les avoirs lues, toute la puissance… Pour la vie de Jésus, puisque c’est de lui dont il s’agit, nous avons puisé dans le livre de J.C. Petifils… Jésus qui reste, même pour ceux qui ne croit pas en Dieu, un personnage magnifique, un héros solaire...

 

"Un fait demeure, inexplicable rationnellement, outrepassant les frontières de l'improbable. Tout aurait dû s'arrêter à la pierre roulée au tombeau de Joseph d'Arimathie, creusé près d'un jardin, aux portes de Jérusalem. Abattus après l'arrestation de leur maître et la tragédie du Golgotha, les disciples étaient anéantis par sa mort ignominieuse sur une poutre.

Or, étrangement, tout a commencé là. Ce troupeau de fuyards apeurés s'est métamorphosé soudainement en un groupe non de fanatiques hypnotisés, mais d'hommes libres, brûlants de conviction, prêts à donner leur vie pour annoncer partout la Bonne Nouvelle. Saisis par un événement inouï - l'éblouissement pascal -, fous de joie et d'émerveillement, emplis d'une certitude absolue, celle d'avoir retrouvé leur maître vivant, de l'avoir vu après sa mort, de l'avoir touché, d'avoir mangé en sa compagnie, ils sont devenus les témoins rayonnants d'une vérité libératrice, persuadés que la croix n'était pas la fin, mais, au contraire, le commencement de l'Espérance.

Grâce à eux, le mouvement missionnaire prendra une ampleur planétaire. Comment croire qu'ils aient été de banals affabulateurs, des mythomanes, victimes d'hallucinations? Il y a là un phénomène unique, que l'historien armé de sa seule science ne peut pénétrer. De ce point de vue, le Jésus de l'Histoire, auquel les disciples renvoient, reste une énigme, un mystère insondable. «Pour vous, qui suis-je?» leur avait-il demandé. Près de deux mille ans plus tard, la question se pose encore. À chacun, en conscience, d'y répondre."

J.C. Petifils

 

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