Par Roderick
Jean-Pierre Vernant, citant Theognis, indique :
« Ceux qui aujourd’hui ont le plus convoitent le double.
La richesse, ta chrémata, devient chez l’homme folie, aphrosunè »
Et Vernant, décrivant l’état des mœurs de cette
Grèce du VIème siècle en crise d’ajouter pour sa part :
« Qui possède veut plus encore. La richesse finit par n’avoir plus d’autre objet qu’elle-même (…), elle devient sa propre fin, elle se pose comme besoin universel, insatiable, illimité, que rien ne pourra jamais assouvir. A la racine de la richesse, on découvre donc une nature viciée, une volonté déviée et mauvaise, une pleonexia :
désir d’avoir plus que les autres, plus que sa part, toute la part. Koros,
hubris, pleonexia sont les formes de déraison que revêt, à l’âge de Fer,
la morgue aristocratique, cet esprit d’Eris qui, au lieu d’une noble émulation,
ne peut plus enfanter qu’injustice, oppression, dusnomia ».
Tiré de Frédéric Lordon : link
Quand on vous disait
qu'à penser toujours au pognon
on finissait par d'venir C...
Les Grecs, pourtant pas tous sortis d'la cuisse de Jupiter,
l'avaient bien compris avant nous...
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