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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 08:07



Le monde va mal mais soyez rassurés les banques commencent à pas mal se porter. Martin Wolf dans une chronique pour le journal Le Monde s'inquiète qu'une fois la crise passée et les banques sauvées du naufrages par l'argent publique, tout redevienne comme avant dans le meilleur des mondes, pour le plus grand bonheur des riches car ils savent que lorsqu'ils prennent des risques ils n'en subissent pas les coûts. (la formule est de Michel Aglietta)

"Quand l'argent des banques centrales est quasiment gratuit, que les prix des actifs risqués se redressent et que les concurrents ont disparu ou sont affaiblis, il est relativement facile pour les survivants de gagner de l'argent. Et quand les revenus augmentent, les bonus peuvent-ils rester à la traîne ?
Hélas, non. D'après une note récente du Centre d'études économiques et commerciales de Londres, les bonus de la City vont augmenter cette année de 50 %, même s'ils resteront de 40 % inférieurs à ce qu'ils étaient en 2007.

Les responsables politiques ont bien sûr du mal à se targuer du fait que, grâce à leurs efforts, les banquiers survivants vont pouvoir s'offrir des palais pendant que les gens ordinaires s'inquiètent pour leur emploi et leur logement, et s'apprêtent à subir plusieurs décennies d'austérité budgétaire. Voir les financiers - bénéficiaires du renflouement public le plus généreux de l'histoire - renouer avec leurs vieilles habitudes ne suscite pas tant l'envie qu'un amer ressentiment. Pourquoi, se demandent beaucoup de gens, les rigueurs du marché devraient-elles s'appliquer avec le plus de brutalité à ceux qui ne sont pas responsables de la catastrophe ?"


Martin Wolf est éditorialiste économique. Article paru dans Le Monde du 27 10 2009

"Les contribuables américains ont sorti presque 11 000 milliards de dollars pour sauver les banques. Aujourd'hui leurs affaires repartent. En revanche, pour les salariés, le chômage continue de grimper. Pour eux, la crise n'est pas terminée. Cela ira même de plus en plus mal, alors que pour les banques ça ira mieux."

William Taab professeur au département d'économie de l'université du Queens, New York in l'humanité du 24 10 2009



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