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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 18:02
Violence et pulsions - Sigmund Freud

 

Sigmund Freud :

" La conscience est la conséquence

du renoncement aux pulsions "

 

Pour Freud, c’est d’abord une expérience très sensible qui lui arrive en 1914 dans une église à Rome. Freud est confronté au Moïse de Michel Ange, et c’est un choc. C’est un choc dont il ne va pas se remettre.

Il va revenir tous les jours pour voir cette statue. Il va écrire un article la dessus, d’abord un article anonyme, c’est vous dire combien il y a eu un ébranlement… et en 1924 il va revendiquer cet enfant illégitime comme il le dira lui-même de la psychanalyse. Qu’est-ce qui s’est passé ?

En face de cette statue, Freud a eu une "illumination" dans le sens où il a saisi que la posture que Michel Ange avait donné à sa statue, n’est pas la posture d’un Moïse qui va casser les Tables de la Loi, mais au contraire un Moïse qui contient sa fureur, sa violence (…) le passage d’un Moïse pulsionnel à un Moïse spirituel.

Et c’est ça la question pour un psychanalyste : comment faire avec la violence ? Comment pouvoir remanier la pulsion ? Il ne s’agit pas de réprimer la pulsion, quand on réprime une pulsion on la retourne contre soi, on se fait mal et on finit par faire mal aux autres.

Quand on remanie une pulsion, on est capable d’accompagner le mouvement en pulsionnel, non pas vers l’objet pour le posséder, voir le détruire, mais au contraire pour aller dans une autre direction, autrement dit la force est mise au service d’autre chose et on passe à une dimension spirituelle, alors qu’on était enfermé dans une dimension psychique et réelle.

Jean-Michel Hirt

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