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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 18:07
John Trudell

John Trudell

 

Les mots sont aussi des symboles d'un grand pouvoir, surtout les noms de personnes. 

 

 Chaque nom indien repose sur une histoire, une vision, une quête de rêves. Un nom doit etre à la source de grands bienfaits; mettre l'homme au contact de la nature et de la vie animale. On doit exister sous l'empire de son nom.

p 127


Outre le nom sous lequel nous sommes connus, nous les Sioux portion aussi un autre nom, un nom secret, jamais prononcé à voix haute. C'était notre nom dit de des in propice et de longue vie.

A l'homme blanc, les symboles sont tout juste quelque chose d'agréable, qui permet de se laisser aller à des spéculations, à un jeu de l'esprit. Pour nous, ils sont plus que cela, beaucoup plus. Il s'agit pour nous de vivre les symboles. Vous me voyez répandre un peu de terre rouge sur le plancher.

p 128

 

Vous les Blancs, votre présence nous rend difficile la véritable approche de la nature qui consiste à devenir partie d'elle.

p 130


C'est là que vous êtes les dindons de la farce. Vous n'avez pas seulement défiguré et châtré nos cousins qui ont des ailes et nos cousins à quatre pattes; vous vous en faites tout autant. Vous avez transformé les hommes en pédégés, en employés de bureau, en pauvres diables qui pointent à heure fixe. Vous avez transformé les femmes en ménagères, autrement dit en mégères vraiment abominables.
J'ai été invité une fois chez l'une d'elles. « Fais attention à ta cendre. Arrête-toi de fumer. Tu taches les rideaux. Gare au bocal du poisson rouge. N'appuie pas ta tête sur le papier peint, tu as les cheveux gras. Ne renverse pas d'alcool sur cette table, elle a coûté cher. Tu aurais dû t'essuyer les pieds sur le paillasson, je viens juste de cirer le parquet. Ne souffle pas sur la perruche. Gare ... Fais attention ... » C'est de la folie douce. Nous ne sommes pas faits pour endurer ça. Vous vivez dans des prisons que vous avez construites vous-mêmes, que vous appelez le chezsoi, le bureau, l'usine. A la réserve, nous avons une nouvelle plaisanterie : « Qu'est-ce que la frustration culturelle ? C'est "d'être un grand dadais blanc de la bonne bourgeoisie vivant dans une maison de banlieue résidentielle avec la télé en couleur. »

p 132

 

Je crois que les Blancs ont tellement peur du monde qu'ils ont créé qu'ils ne veulent pas le voir, pas l'éprouver dans leurs sens, pas en connaître l'odeur, ni en entendre parler.

p 133

 

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