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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 19:56

 


Marx01

 

 

 

 

Le gouvernement, le Medef, les grands médias toujours aussi prompts à dénoncer les « prises d’otages » lors de chaque grève à la SNCF n’ont pas un seul mot pour condamner la gigantesque prise d’otages des salariés grecs par les spéculateurs, habillés du nom plus aimable d’ « investisseurs » ou de « marchés financiers ».

La suite sur : link


«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.»

 «L'économie allemande est plus vertueuse.»

 «L'Euro nous protège de la crise.»

Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L'économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

La suite sur : link

 

 

Un autre article : link 


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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 16:55

 

 

 

  Marx01

 

 

Faire entendre les exigences citoyennes

sur les retraites


Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.


Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.


Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.


La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.


Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.


La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.


Pour signer l’appel link



Augmentons les cotisations patronales :


Pierre Khalfa rappelle que :

le besoin de financement supplémentaire des retraites, par rapport à la loi Fillon de 2003, a été estimé par le rapport du COR de 2007 à [seulement] un [tout petit] point de PIB en 2020 et à 1,7 point en 2050. [C’est-à-dire qu’il suffirait, lors d’une seule année, sur une croissance du PIB de 3%, de consacrer un tiers de cette croissance aux retraites, et le problème pour 2020 serait réglé]

Personne ne peut croire que l’évolution de l’économie ne permettra pas de le couvrir. Un point de PIB correspondait en 2007 à 10 % des dividendes versés aux actionnaires des sociétés non financières [rien que cette année là].

link



Un article de Jean Paul Piriou qui montre que l'on peut augmenter les cotisations sans dégrader la compétitivité des entreprises.


Patronat et gouvernement proclament qu’il serait inimaginable et intolérable de consacrer aux retraites en 2040 les 6 points de PIB supplémentaires qui correspondent à cette évolution des cotisations sociales. N’en doutons pas, la même approche purement idéologique les aurait évidemment conduits à déclarer en 1960 : « D’ici à 2000, des irresponsables veulent augmenter de plus de 7 points le poids des retraites dans le PIB. Cette hausse de plus de 130 % coulerait nos entreprises. »

Et pourtant les retraites sont bien passées de 5,4% du PIB à 12,6% du PIB en 40 ans. Ces 7 points supplémentaires ont permis de faire reculer massivement la pauvreté chez les retraités, d’abaisser l’âge de la retraite de 5 années, alors que l’espérance de vie à 60 ans augmentait de 5,3 ans. Tout cela n’a pas empêché la part des profits dans la valeur ajoutée de devenir supérieure à partir des années 1990 à ce qu’elle était pendant les « trente glorieuses ».

 

link


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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 17:06

 

Sur basta un article link (à lire !) qui détaille le mécanisme des "retraites chapeaux" réservé à une centaine de grands patrons d'entreprises cotées en bourse. L'article s'appuie sur l'exemple de 24 de ces grands patrons. Chaque année, ils reçoivent ensemble près de 30 millions d’euros en pension retraite ! Lindsay Owen-Jones, l’ancien PDG de L’Oréal, reçoit ainsi une pension annuelle de 3,4 millions d’euros. Soit 400 fois le minimum vieillesse ! Une paille, mais comme nous le rappelle si bien la dure loi du marché c'est sans doute parce qu'ils le valent bien.

Pour financer les retraites chapeaux de ces hauts dirigeants, les grandes entreprises provisionnent des sommes considérables qui représentent un pourcentage non négligeable de la trésorerie : près de 5% du bénéfice net 2009 de la Société Générale], 2,2% du résultat net 2009 de Veolia. Pas gênant pour la compétitivité, pas comme les salaires des employés. Et cerise sur le gâteau, ces retraites chapeaux sont très peu imposées.

 


 

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 19:50

 

 

Nous sommes convaincus qu’il est temps de transformer cette crise des banques en une opportunité pour le monde. Nous sommes convaincus qu’il est temps d’agir dans l’intérêt des populations et de la planète. Signez cette lettre et informez votre famille et vos amis de la campagne. 

Mesdames et messieurs les membres du G20,


Le secteur financier est responsable de la crise économique actuelle. La croissance exponentielle de ce secteur, concentré sur ses profits spéculatifs à court terme, a créé une économie de casino. Avec l’explosion de la dernière bulle, des millions d’hommes et de femmes ont perdu leur emploi. Partout dans le monde, des gens se sont enfoncés dans la pauvreté et cent millions de personnes supplémentaires souffrent de la faim.


Vous avez mobilisé des centaines de milliards de dollars pour sauver les banques et le système financier. Mais vous ne répondez pas aux crises sociales et écologiques avec la volonté politique et les ressources financières indispensables.


Les multinationales du secteur financier ont bénéficié pendant des décennies de l’absence de régulation significative, et sont largement responsables de la crise. Je pense qu’il est temps qu’elles paient leur juste part des coûts de la relance. Une taxe sur les transactions financières serait l’instrument le plus efficace pour le garantir.


Elle permettrait :


- De dégager les fonds nécessaires pour payer les coûts sociaux de la crise, pour financer les biens publics mondiaux telle que la santé ou la lutte contre la pauvreté et le changement climatique.


- De contribuer à une plus grande stabilité du système financier, en réduisant la spéculation et une liquidité excessive.


Poursuivre les pratiques habituelles n’est pas une option envisageable. Je vous demande de décider, lors de votre prochaine réunion à Toronto les 26 et 27 juin 2010, l’introduction d’une taxe sur les transactions financières.


Transformez vos discours en actes.

 

 

 

 

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 10:10


Une chronique d'E Kessler sur France info vient malheureusement confirmer
ce que l'on entrevoyait.
La vue du président de la République baisse et cela menace de tourner à la myopie.
En effet, lorsqu'il s'adonne à la divination prédictive en lisant au fond de sa tasse
le Président  de la République confond les auspices et nous livre
avec force conviction un oracle qui montre sa cessité.

link

Peut-être devrait-il essayer la fumée,
à défaut d'être plus clair
l'oracle aurait au moins l'apparence de ce qu'il est
un enfumage.





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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 16:52



Il fallait y penser
Taxer les veuves, les veufs et les parents isolés
alors que Bercy a donné 20 milliards d'euros au CAC 40
(voir Marianne : link ) voilà bien une mesure relevant du bon sens
et de la justice sociale.
En effet, il est évident que les veuves, les veufs et les parents isolés
ne créent pas d'emplois
.
Quant aux autres, la question est posée
et la réponse de Bercy est pour le moins évasive...






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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:16

Dans un numéro de Sciences humaines intitulés "inégalités : le retour des riches" un article confirme que les riches n'ont décidément rien à craindre des crises économiques, des krachs boursiers et autres cataclysmes qui frappent malheureusement le bon peuple. Pire, les politiques développées par le gouvernement actuel, avec la mise en place du bouclier fiscal non content de protéger encore plus cette caste déjà favorisée, met l'Etat au service de leurs intérêts et tout cela au nom de la justice sociale.

Un extrait de l'article consultable sur link

France : la fin d’une exception ?

La France était jusqu’à peu restée à l’écart de ce renouveau des inégalités par le haut. Mais une récente étude de l’économiste Camille Landais sur l’ensemble des revenus déclarés aux impôts (3) a donné la mesure de l’écart entre l’évolution des revenus de l’immense majorité de la population et ceux des plus riches. Sur la période 1998-2005, le revenu moyen déclaré par les Français stagne quasiment, passant de 23 205 à 24 574 euros. 5,9 % de mieux en huit ans, soit… 0,82 % par an en moyenne. Cette moyenne très faible cache cependant de grandes disparités. Pour les 90 % des Français les moins riches, l’évolution des revenus est en deçà de cette moyenne : 4,6 % de mieux seulement sur la même période. Les 10 % les plus riches sont eux nettement mieux lotis : + 8,7 %. Phénomène étrange, plus on ressert la focale sur des fractions de plus en plus réduites et de plus en plus élevées des hauts revenus, plus les revenus augmentent de façon spectaculaire (graphique 2). Ainsi, le dix millième des Français les plus riches (3 500 foyers) a-t-il vu sa fortune augmenter de 5,2 %… chaque année, soit au final 42,6 % de mieux.
Bref, plus on était riche en 1998, plus on est riche en 2005. Et comme ailleurs, les salaires sont pour beaucoup dans cette hausse. Les 250 000 salariés français les mieux payés (1 % de l’ensemble des salariés) ont vu leurs rémunérations augmenter de 14 %. L’élite des 25 000 meilleurs salaires français a, elle, eu droit à une petite augmentation de 29 %. Pour ceux enfin qui font partie du club très fermé des 2 500 plus grosses feuilles de paie, alors là, c’est carrément 51 % de mieux en 8 ans ! De ce point de vue, souligne C. Landais, « la France rompt avec 25 ans de grande stabilité de la hiérarchie des salaires, et semble converger vers les modèles de rémunération des hauts salaires anglo-saxons ». Même si elle reste encore un pays nettement plus égalitariste que l’Angleterre ou les États-Unis.


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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 15:19

"Les violences sont inouïes et ne s'expriment pas seulement à l'égard des cadres dirigeants de l'entreprise, mais aussi de leurs femmes ou bien même de leurs enfants."
Laurence Parisot le 21 avril 2009

Il est vrai que les 733 licenciements programmés dans les deux usines iséroises de Caterpillar ou les suicides des salariés de France télécom ne relèvent pas d'une violence faite aux salariés par un mode de production et une organisation du travail qui ne voient dans l'homme qu'une variable d'ajustement pour maximiser le taux de profit.

Sur Agorax vox Paul Moreira parle de son livre "Travailler à en mourir" : link

Un livre de photos rend visible les invisibles.

"Les caterpillés", de Bernard Ciancia. 5 €.

Le photographe cède ses droits d'auteur à l'association "La mémoire des Caters".

La Ville d'Échirolles et le conseil général ont participé à la publication de ce livre.

Contact : 06 87 78 05 15.

Les caters en lutte : link




En échos aux propos de la patronne des patrons on préfère la parole des licenciés :
« Prends-nous en photo, on nous assassine... »,
avait lancé un gréviste au photographe.
Il l'a fait. Merveilleusement bien.


Un article de l'huma link


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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 08:07



Le monde va mal mais soyez rassurés les banques commencent à pas mal se porter. Martin Wolf dans une chronique pour le journal Le Monde s'inquiète qu'une fois la crise passée et les banques sauvées du naufrages par l'argent publique, tout redevienne comme avant dans le meilleur des mondes, pour le plus grand bonheur des riches car ils savent que lorsqu'ils prennent des risques ils n'en subissent pas les coûts. (la formule est de Michel Aglietta)

"Quand l'argent des banques centrales est quasiment gratuit, que les prix des actifs risqués se redressent et que les concurrents ont disparu ou sont affaiblis, il est relativement facile pour les survivants de gagner de l'argent. Et quand les revenus augmentent, les bonus peuvent-ils rester à la traîne ?
Hélas, non. D'après une note récente du Centre d'études économiques et commerciales de Londres, les bonus de la City vont augmenter cette année de 50 %, même s'ils resteront de 40 % inférieurs à ce qu'ils étaient en 2007.

Les responsables politiques ont bien sûr du mal à se targuer du fait que, grâce à leurs efforts, les banquiers survivants vont pouvoir s'offrir des palais pendant que les gens ordinaires s'inquiètent pour leur emploi et leur logement, et s'apprêtent à subir plusieurs décennies d'austérité budgétaire. Voir les financiers - bénéficiaires du renflouement public le plus généreux de l'histoire - renouer avec leurs vieilles habitudes ne suscite pas tant l'envie qu'un amer ressentiment. Pourquoi, se demandent beaucoup de gens, les rigueurs du marché devraient-elles s'appliquer avec le plus de brutalité à ceux qui ne sont pas responsables de la catastrophe ?"


Martin Wolf est éditorialiste économique. Article paru dans Le Monde du 27 10 2009

"Les contribuables américains ont sorti presque 11 000 milliards de dollars pour sauver les banques. Aujourd'hui leurs affaires repartent. En revanche, pour les salariés, le chômage continue de grimper. Pour eux, la crise n'est pas terminée. Cela ira même de plus en plus mal, alors que pour les banques ça ira mieux."

William Taab professeur au département d'économie de l'université du Queens, New York in l'humanité du 24 10 2009



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