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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 21:43

"longtemps, je me suis couché de bonne heure."
M. Proust "Du côté de chez Swann"

 

 

L'enfance nous ramène toujours à cette frontière du souvenir, du côté de l'oubli, vers cette lande qui s'agrandit de jour en jour, où même la mémoire ne s'aventure plus.
Pourtant, chaque fois qu'un objet, une odeur ou une image nous projettent à nouveau dans cet espace reculé
aux sensations si fortes, le temps perd de son épaisseur et peu à peu la vie d'alors revient dans toute la puissance de cette capacité à faire revivre le passé,
un passé qui n'est plus qu'un long et douloureux passage au monde.
 


 

Juste une image, mais pas seulement une image.
Un monde en morceaux qui se recompose à la mesure des souvenirs,
qui dans l'ordre que leur confèrent les émotions qui les font naître,
surgissent et remplissent le présent d'une inépuisable nostalgie.
Les 3 A, le dimanche sans doute à la campagne en tout cas la même atmosphère d'un temps qui ne passe pas,
qui se fige dans sa matérialité, un temps qu'on peut toucher,
qu'on peut palper, que l'on peut enfin prendre sans avoir peur de le perdre
car c'est celui du souvenir.
 
 
 

 

Elle personnifiait le charme et l'humour mutin, une sensualité qui s'exprimait à travers un dandysme estompant la moindre trace d'érotisme, mais en cherchant bien...
Diana Rigg incarnée dans une Emma Peel qui ne peut pas vieillir (qui ne le doit pas) parce que les séries télévisées d'une enfance du temps de l'ORTF et de ses mires,
c'est comme l'huile de foie de morue, ça ne s'oublie pas.






 



 

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