On se rappelle peut être du "Blue Öster cult" dans les années soixantes
une éternité déjà,
un groupe d'allumés à tendance ésotérique,
mais là, c'est Cults tout simplement.
A l'origine Madeline Follin et Brian Oblivion
rejoints par de gentils comparses
qui se sont laissés pousser les tifs,
comme mis Follin
qui pratique le dandinage,
comme d'autres le jardinage,
avec compulsion.
L'écrasante actualité de cette femme dans ma vie. Je vais donc la chercher, je la prends, là où je crois devoir le faire, au moment où elle me paraît commencer à bouger pour venir à ma rencontre.
p 14
On devait ne jamais guérir tout à fait de la passion.
p 76
J'étais le seul à savoir, à cause de ce regard immense, famélique qu'elle avait eu pour moi en embrassant Tatiana, qu'il y avait une raison précise à sa présence ici.
p 78
Elle était étrangement incomplète, elle avait vécu sa jeunesse comme dans une sollicitation de ce qu'elle serait mais qu'elle n'arrivait pas à devenir.
p 80
Tatiana comme chaque jour a laissé s'installer la demi-pénombre du crépuscule et je peux regarder Lol V. Stein longtemps avant qu'elle ne s'en aille, pour ne plus jamais l'oublier.
p 85
Elle a un corps long et beau, très droit, raidi par l'observation d'un effacement constant, d'un alignement sur un certain mode appris dans l'enfance, un corps de pensionnaire grandie.
p 114
Il devait y avoir une heure que nous étions tous les trois, qu'elle nous avait vus tour à tour apparaître dans l'encadrement de la fenêtre, ce miroir qui ne reflétait rien et devant lequel elle devait délicieusement ressentir l'éviction souhaitée de sa personne.
p 124
Elle essaie d'écouter un vacarme intérieur, elle n'y parvient pas, elle est débordée par l'aboutissement, même inaccompli, de son désir. Ses paupières battent sous l'effet d'une lumière trop forte. Je cesse de la regarder le temps que dure la fin très longue de cet instant.
p 131
Ses yeux crèvent mes yeux.
p 164
J'ai abandonné la partie, je n'ai plus essayé de la mettre vivante dans la mort des choses.
p 172
Encore lui !
Ouais, mais là, y'a Ida
et entre les deux
il y a leur regard
et ce qui la fait belle
est autant ce qu'elle est
que le regard qu'il lui porte,
le regard fatigué
d'un homme fini
qui sait que la mort l'attend.
Il ne la domine pas du regard
il l'élève à lui,
il ne l'attire pas
il la tire de l'ombre
et l'offre à la lumière.
Dans le cadre,
il n'y a plus deux acteurs
mais deux anges
qu'un regard uni
dans une grande évasion.
Ida, déjà : Ida Lupino
Humphrey : Audrey Hepburn
Ida Lupino et Humphrey Bogart
s'étaient déjà retrouvés dans "They drive by night"
(Une femme dangereuse)
PALMYRE
PALMYRE
PALMYRE
PALMYRE
PALMYRE
Les américains sont un peuple merveilleux
maniant l'hyperpole
avec autant de grâce
que les concepteurs du projet Manhattan
qui expédièrent "Little boy" et "Fat man"
sur les villes du Japon
purent, en leur temps
nous ébaubir avec leurs doux euphémismes.
Du communisme, ils connaissent, sans doute,
fort peu de choses,
mais le mot sonne comme un tocsin
et réveille toutes les peurs viscérales
que ce peuple charmant aime à exorciser
dans ses meilleurs films.
Charli XCX, un nom qui sonne comme celui d'une actrice de film X,
mais attention, Charlie XCX c'est beaucoup mieux.
La ch'tite anglaise de 16 ans (dixit ARTE) link
a l'air d'avoir du talent et promet,
si les loups ne la mangent pas,
de nous faire grimper au plafond
avec une electro pop inventive.
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